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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php
Une sortie ciné avec monsieur Jean Hémar de passage à Nancy et on découvre ce film incroyablement réaliste (le whisky ça ravage, les films romantiques ça rend débile, les jeux vidéos c'est un mode de vie, et les listes ça sert à rien...) c'est pour ça qu'on rigole! Bref, un très agréable moment, avec un très sympathique et très rare ami....
N'allez pas voir Alvin et les Chipmunks, allez voir ça:

MA VIE N'EST PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE

Ma vie n'est pas une comédie romantique

Voilà le petit résumé de Allociné:

Si sa vie ressemblait un peu plus à une comédie romantique, Thomas se ferait un peu moins larguer. Il sortirait avec une fille formidable, avec Meg Ryan par exemple. Ils s'aimeraient pour toujours et jamais il ne la retrouverait au lit avec un autre type. Du coup, il n'aurait pas besoin de retourner vivre chez ses parents à 35 ans.
Florence, elle, pensait que sa vie était une comédie romantique. D'ailleurs, c'est comme ça qu'elle s'est retrouvée mère célibataire à 17 ans. Mais depuis, Florence a repris son existence en main. Elle a épousé un agent immobilier et habite aujourd'hui dans une belle maison à proximité d'un centre commercial. Après tout que demander de plus à la vie ?
Le problème c'est qu'un jour Thomas rencontre Florence et que depuis ce jour maudit, leur vie se met affreusement à ressembler à une comédie romantique.

 

Alors Florian, tu attends quoi pour gagner le gros lot en achetant du papier toilette à Match (fais gaffe à la petite vieille!)...

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Découverte du 7° art, grâce au petit frustré au T-shirt noir.....

ROIS ET REINE

 

Résumé:

Nora (Emmanuelle Devos) a trente cinq ans et un fils, Elias. Elle s'apprête à épouser un homme riche, correct, « qui lui convient » comme elle l'affirme. Ismaël (Mathieu Amalric) est un musicien légèrement suicidaire, qui vient de se faire interner dans un hôpital psychiatrique à cause d'un mystérieux tiers. Avant, tous les deux se sont aimés, à la folie. Aujourd'hui, il souffre au grand jour alors qu'elle reconstruit à tout prix. Jusqu'au jour où son père qu'elle aime tant doit mourir, brusquement.

 

La structure:

Scindé en deux parties communicantes, Rois et Reine est bel et bien constitué de deux histoires : le portrait d'une femme, pas spécialement sympathique, toute en apparence de réussite, et celui de ces hommes, humains trop humains, qui gravitent autour d'elle. Une construction dont découlent des scènes très contrastées, ces fameuses scènes « desplechiennes », qui semblent puiser dans la réalité la plus commune. Mais chez lui, le commun se détache du trivial, du « bassement humain », comme ces comédies de mœurs moqueuses à souhait qui envahissent les écrans de cinéma. Ici, le regard du metteur en scène perçoit et dévoile la part de l'Humain dans le moindre geste, ce qui rattache chacun de ses personnages à une humanité bien plus grande que le film lui-même. D'où sans doute les nombreuses références aux mythes classiques (via ces affiches sur les murs, ou encore le dessin que Nora offre à son père). Hommes et femmes y sont bien des rois et des reines, pris dans cette tragi-comédie implacable, la vie. Même Nora, personnage fermé et froid, se complexifie au contact des hommes qui ont fait sa vie : ce premier amour, qui se suicide devant elle alors qu'elle est enceinte, puis Ismaël, qui ne peut combler son besoin de stabilité, et enfin son père (Maurice Garrel), dont elle fût la favorite et qui, au seuil de la mort, va lui écrire une lettre emplie de haine.

Ce qui impressionne dans ce film de Desplechin, c'est cet incroyable talent de directeur d'acteur. Certes, Devos, Amalric, Garrel, etc... sont tous formidables par eux-mêmes, pour leur simple présence à l'écran. Mais le cinéaste possède cet art du groupe, cette fameuse « famille » qu'on retrouve ici, agrandie d'un Hippolyte Girardot hallucinant en avocat juif totalement défoncé. La famille, c'est le sujet du film, son cœur palpitant. Nora demande à Ismaël d'adopter Elias, pour qu'il ait un père, ce père qu'elle est en train de perdre. Il y a ceux qui cherchent à tout prix à tisser du lien familial - Nora avec son fils ou les parents d'Ismaël, qui souhaitent adopter un proche qui vit avec eux depuis longtemps. Et il y a ceux qui refusent de jouer leur rôle attendu - le père de Nora n'est pas aimant, et Ismaël refuse d'être un père pour Elias.

Fuite des hommes ? Au contraire, le film leur laisse cette immense liberté de ne pas entrer dans le jeu qu'elle veut imposer aux autres, ce besoin compulsif de famille qui ne rime à rien. A la manière d'un héros de western qui donne une grande leçon de vie à la fin d'un film de Ford, Amalric expliquera son refus à Ismaël, il lui parlera de la vie. Une scène qui semble sortie d'un film d'une autre époque, car le cinéma a perdu l'art d'énoncer les choses. Le genre de scènes qu'on oublie pas. Entre drame et comédie, Desplechin réussit ainsi à trouver un équilibre étrange, incertain, qui tient par son sens du personnage et du genre. Toute la partie consacrée à Ismaël est ainsi un grand moment de burlesque à l'américaine. Ismaël chez son psy (une énorme Mama africaine), Ismaël et Girardot en train de dérober des médicaments à l'hôpital comme s'ils étaient au supermarché, Ismaël en pleine hystérie face à Deneuve, Ismaël dansant sur du hip-hop : chaque scène révèle une fantaisie qui vient contrebalancer la partie consacrée à Nora. Au sommet de son art, Amalric n'a jamais aussi bien interprêté la mélancolie borderline, le désespoir joyeux. Magnifiquement « dessiné », chaque personnage existe pleinement en quelques plans, et le comique des situations fait le reste.

Il y a beaucoup de fantômes, de souvenirs et de plaies béantes dans ce film dont la souffrance semble être le moteur principal. Il y a du chaos aussi, des formes qui se cherchent (Nora filmée façon reportage télé au début puis à la fin du film), en un mot : du risque. Sortant des terrains battus, Desplechin essaie, tente une fiction à partir de deux histoires, ose le personnage antipathique, croise le lyrisme et le naturalisme. On est parfois désarçonné devant cette hétérogénéité assumée par le film, comme dans cette scène de flash back où décors réalistes et décors théâtraux se mélangent de plan à plan. Mais il souffle dans Rois et Reine une énergie qui l'emporte. Parce que Desplechin est un grand cinéaste. Parce qu'il ne débute pas son film sur la musique de Moon River pour rien. Parce ce que le dialogue au musée entre Ismaël et Elias est sans doute l'une des plus belles choses que l'on ait pu vivre au cinéma depuis bien longtemps.

Rois et reine
Un film d'Arnaud Desplechin
France, 2004, 150 mn
Avec Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Hippolyte Girardot, Catherine Deneuve, Maurice Garrel

Voilà vous avez eu le point de vue de je ne sais qui sur ce film....je sais bien que j'ai moins de talent pour dire de quoi traite ce petit chef d'oeuvre alors je vais me contenter d'un point de vue bref et peu éloquent...juste au cas où tout ce qui vient d'être lu ne vous aurez pas convaincu (même si j'en doute):

Je ne sais pas si cela tient à la présence de mes compagnons de séances films, ou à la fatigue qui m'accable ces derniers temps mais j'apparenterai cette projection à un envoûtement.... Emmanuelle Devos et son visage sublimement atypique laisse une trace sur mes pupilles qui picotent, exténuées par la contemplation attentive d'un tel spectacle.

Comment vous le dire? Je l'ai détestée presque autant que son pauvre père qui aurait préféré vivre pour la voir périr dans la souffrance. Je l'ai enviée lorsque les conséquences de son inconstance ont condamné des hommes si amoureux transis que la folie s'est emparée d'eux avec l'élan irréel et impalpable de la passion. J'ai eu pitié d'elle lorsque les révélations de son père ont rendu bien pâle la fraicheur de son teint...Et j'ai aimé cette femme, fascinée par sa dramaturgie timide, par sa capacité à agir sur le monde qui l'entourent, sur ces hommes qui, au final, n'existent qu'à travers elle, et sur son propre destin, balançant langoureusement entre tragique et bonheur fugasse...

Pourtant, c'est Ismaël qui me bouleverse le plus....seul rescapé de ce tableau de chasse. Il est à la fois poéte, musicien, et suicidaire....mais n'est-ce pas la même chose, somme toute? Il ne parle pas "fort", il parle "normalement"...mais ses mots d'une imperfection fragile et touchante lui convie un pouvoir de guérison face à un amour conflictuel et dévorant. Je l'entends encore réciter ces vers choisis avec une intelligence que j'aimerais posséder....apollinaire, nerval....et tant d'autres... Il affronte son enfer personnel, sur lequel cette incroyable Reine exerçait un pouvoir destructeur....oulala...c'est trop lyrique! Que je suis nulle pour exprimer ces choses!

Le mieux reste encore que vous en fassiez vous même l'expérience...

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Grâce à un pauvre khagneux en manque de T-shirt propre et, parfois, de sommeil,  nous avons étrangement pu nous délecter d'un nombre phénoménal de films dans le confort relatif de ma chambre d'internat. Choisir parmi ces petites brides de culture cinématographique n'a pas été évident, mais cet article concerne celui qui aura coûté à Ghilem une promenade à la médiatèque nancéenne, à savoir:

UN HEROS TRES DISCRET

RESUME:

Depuis l'enfance Albert Dehousse a toujours rêvé de devenir un héros. En 1944, il décide, pour les derniers mois d'une guerre qu'il n'a pas faite, de quitter son Nord natal et de partir à Paris. Installé dans la capitale, il consacre tout son temps à collecter des informations sur la résistance. Il se fait ainsi passer pour un lieutenant résistant auprès de son logeur, ce qui lui évite entre autres le paiement du loyer. Peu à peu, la période étant propice aux rencontres, son culot et ses mensonges lui permettront d'infiltrer et de berner les plus hautes sphères de l'armée.

MA MODESTE CRITIQUE:

J'ai du mal à savoir si je dois admirer ce gars ou le détester pour ce qu'il a fait du souvenir de la résistance....à vrai dire, je préfère l'admirer!

Comment un mec insignifiant, sans aucun talent littéraire, a-t-il commencé par plaggier des oeuvres dans sa chambre d'enfant pour finalement pousser l'imposture en subtilisant l'identité d'un résistant de la deuxième guerre mondiale? Comment cet homme est-il passé de l'apprentissage d'un vocabulaire basique à la création d'une figure héroïque?... j'avoue que ça me fascine!

Faites-vous votre opinion...

 

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AH!!!! Désolée, désolée!!! Je me suis trahis en sombrant dans la torpeur du lyrisme maudit qui ne convient qu'à une part infirme de ma personnalité... la majeure partie étant bien entendue réservée au nunuche, au délirant, au romantisme primaire.... tout ça quoi!

Voilà donc un article cinématographique dans la plus pure tradition, bien qu'il y ait une touche d'intellectuel non superflue!

Et le film du jour est:

ROMEO + JULIETTE

Affiche de 'Roméo + Juliette'
Une petite présentation:

Ce film est l'adaptation cinématographique de la tragédie théatrale Roméo et Juliette, de William Shakespeare. Réalisé par le réalisateur australien Baz Luhrmann qui a aussi réalisé Moulin Rouge.

Avec des acteurs assez étrangement choisit mais qui collent assez bien au film:
  • Claire Danes : Juliette Capulet
  • Photos de 'Roméo + Juliette'

  • Leonardo DiCaprio : Romeo Montaigu
  • Photos de 'Roméo + Juliette'
  • Brian Dennehy : Ted Montaigu
  • John Leguizamo : Tybalt
  • Pete Postlethwaite :le père Laurence
  • Paul Sorvino : Fulgencio Capulet
  • Christina Pickles : Caroline Montaigu
  • Vondie Curtis-Hall : le capitaine Prince
  • Photos de 'Roméo + Juliette'
  • M. Emmet Walsh : le pharmacien
  • Miriam Margolyes : la nourrice
  • Diane Venora : Gloria Capulet
  • Harold Perrineau : Mercutio
  • Paul Rudd : Dave Paris
  • (Avec une mention spéciale pour Mercutio qui est assez incroyable en robe!)

     Vous ferais-je l'affront d'un résumé...?? serait-ce une insulte?.....et bien je ne suis pas à ça près:

    L'Histoire d'amour la plus célèbre de tout les temps, transportée dans un quartier chaud des USA...

    Photos de 'Roméo + Juliette'

    A Verona Beach, les différends entre les gangs Montaigu et Capulet ensanglantent régulièrement les rues. Entraîné par son ami Mercutio et ses cousins, le jeune et mélancolique Romeo, fils du parrain Montaigu, se rend a la réception donnée par les Capulet et tombe immédiatement sous le charme de leur fille unique, la douce Juliette. Au centre des rivalités de leurs parents, Roméo et Juliette se jurent un amour infini, amour qui finira par les tuer....

    Photos de 'Roméo + Juliette'
     Mais ... pourrais-je vous retranscrire l'athmosphère de ce film?

    Un déferlement de sensations, un assaut de couleurs vives et de bruits assourdissants, des attitudes cocaces dès la scène d'ouverture, un texte original qui trouve une nouvelle force dans le décalage temporel....

    Roméo+Juliette est un ensemble étrange, fantastique, prenant aux tripes du début à la fin, à la fois kitch et actuel, poétique et ridicule.....

    On est bien sûr touchés par cette histoire éternellement enviée qui nous mène aux tréfonds de l'amour passionnel, mais on est surpris aussi par la qualité des seconds rôles qui ajoutent une poigne et une touche d'eccléctisme à cet amas déjà si dense....

    Vous ne lirez plus jamais Shakespeare de la même façon.

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    Le crime de Monsieur Lange (1935)

    Grâce au conseil avisé de Lucas, digne représentant de la race khâgneuse qui se charge d'initier ses adeptes de la classe inférieure, Maéva et moi avons pu visionner ce chef-d'oeuvre du 7° art dans le confort relatif de ma petite chambre d'internat.

    Voilà donc ce qu'on peut dire de ce film.

    Je ne suis pas une critique de cinéma alors je me contente d'un résumé et de deux trois photos.... à vous de le regarder pour vous faire votre propre opinion.

    Résumé:

    Amédée Lange et son amie Valentine expliquent à des frontaliers les raisons de leur fuite:

    Lange, un doux rêveur a assassiné Batala, I'ancien patron d'une imprimerie devenue coopérative ouvrière.

    Ce n'était que justice. Il avait grugé ses ouvriers, "engrossé" une jeune blanchisseuse et escroqué bon nombre de commanditaires.

     Il s'était enfui avant d'être poursuivi et était passé pour mort dans un accident de chemin de fer.

    Les ouvriers, organisés en coopérative avaient "remonté" I'entreprise et Batala était réapparu pour "récupérer" son ''bien".

     Lange, le doux rêveur, I'avait abattu et avec la complicité de la coopérative, s'était enfui.

     Les frontaliers les laissent partir.

    et que du beau monde, voilà la fiche du film:

    Réalisation Jean RENOIR
    Scénario Jacques PREVERT, Jean RENOIR d'après une idée de Jean CASTANIER
    Production OBERON
    Producteur André HALLEY DES FONTAINES
    Distribution Minerva (France)
    Photographie Jean BACHELET
    Dir. Technique Maurice BLONDEAU
    Décor Jean CASTANIER, Robert GYS, ass. Roger BLIN
    Montage Marguerite HOULLE, Marthe HUGUET
    Musique Jean WIENER
    Chef d'orchestre Roger DESORMIERES
    Chansons Au jour le jour, à la nuit la nuit de Joseph KOSMA
    Son Guy MOREAU, Louis BOGE, Roger LOISEL, Robert TEISSERE
    Directrice de prod. Geneviève BLONDEAU
    Assistants Réal Georges DARNOUX, Jean CASTANIER
    Stagiaire Luchino VISCONTI
    Scripte Marguerite HOULLE
    Cadreurs CHAMPION assisté de BREVIGNON
    Dir. Technique Albert ASSSOUAD
    Administrateur LAGNEAU
    Maquillage MEJINSKI
    Tournage octobre-novembre 1935
    intérieurs Studios de Billancourt
    Extérieurs Paris, Le Tréport
    Procédé 35 mm, noir et blanc
    Enregistrement Marconi
    Longueur 2 304 m.
    Durée 84'
    Première 24 janvier 1936, Aubert Palace,Paris
    3 avril 1964, Normandie Theatre, New-York
    Septembre 1965, Londres
       
    Interprétation René LEFEVRE ( Amédée Lange )
      Jules BERRY ( Batala )
      Henri GUISOL ( Meunier )
      Maurice BAQUET ( Charles )
      Marcel LEVESQUE ( Le concierge )
      Jacques B.BRUNIUS ( Baigneur )
      Marcel DUHAMEL ( Le contremaitre )
      Jean DASTE ( le maquettiste )
      Paul GRIMAULT ( Louis, un typo )
      Guy DECOMBE
    Fabien LORIS
    Henri St ISLES ( Les ouvriers de la maison d'édition )
      Edmond BEAUCHAMP ( Le curé dans le train )
      Sylvain ITKINE ( L'inspecteur Juliani )
      René GENIN ( Un client à l'auberge )
      FLORELLE ( Valentine )
      Nadia SIBIRSKAIA ( Estelle )
      Sylvia BATAILLE ( Edith )
      Odette TALAZAC ( La concierge )
      Claire GERARD ( La prostituée )
      Janine LORIS ( Une ouvrière )

    bon, si ça suffit pas, voilà des citations de gens calés sur le sujet:

    " Voilà encore le cas, fréquent chez Renoir d'un film qui, à force de vérité même, devient vite purement féérique... M O N S I E U R LANGE est de tous les films de Renoir, le plus spontané, le plus dense "en miracles" de jeu et de caméra, le plus chargé de vérité et de beauté pure, un film que nous dirions touché par la grâce."
    François Truffaut, LES FILMS DE MA VIE, 1975


    "Il ne s'agit pas d'anticléricalisme scientiste et pesant, mais de la tradition rimbaldienne et surréaliste, un anticléricalisme d'iconoclaste, où le scandale prend comme une valeur spirituelle. A ceux que cela affligerait, une petite histoire pour en finir. Il est question, parait-il, que RENOIR tourne un film d'inspiration nettement communiste (style 36). Mais premiêre condition: pas d'attaque contre le clergé et l'armée. Je donne l'anecdote pour ce qu'elle vaut."
    Roger Leenhardt, ESPRIT (1er mars 1936).

    bon film....

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    Je viens de quitter le monde enchanté d'Amélie Poulain pour la 100° fois, et ce sourire béat est toujours sur mes lèvres...

    Enfin un film qui me fait sentir que je suis pas la seule à voir tous ces trucs. Le rêve s'associe souvent à la folie, et je crains cet amalgame....pourtant j'aimerais être folle à en mourir, à en mourir de bonheur...

    Les ricochets, les photos déchirées et recollées, les boîtes à jouets, les tableaux de Renoir.... tout respire la poésie, jusqu'à cet accent ridiculement vrai d'Isabelle Nanty, hypocondriaque notoire, jusqu'à ce Nain de jardin que Maeva n'a pas eu a libérer puisqu'il s'est émancipé tout seul comme en grand, ce qui nous vaut la réplique de ce pauvre Monsieur Poulain dans sa cuisine: "Je ne comprends pas"....

    Mais pourquoi comprendre? On pourrait se contenter de vivre, de croire, d'aimer.... sans chercher à se justifier.

    On pourrait attendre que le réparateur de photomaton déchire ses clichés et les balance à la poubelle pour les recoller sans trèves, appréciant les visages inconnus comme s'il s'agissait de portraits de famille....

    L'inconnu, ça fait envie. Le mystère, ça attire. Qui n'a jamais songé à une histoire entre fiction et réalité, sans prise de tête, sans réveil difficile, sans confrontation gênante....?

    La peur de l'engagement nous bouffe de l'intérieur....reculer....reculer....encore et toujours regarder en arrière....et ne pas oublier ce crispement de la poitrine lorsqu'il entre dans la pièce, ignorant ce qui touche et blesse.

    La conscience....c'est ce qu'il y a de pire.

    Pourtant un jour il faudra revenir à la réalité.....affronter ses démons....pour ETRE.

    Alors Amélie sèche ses larmes enfarinées et ouvre la porte avec espoir.....un espoir qui ronge....mais un espoir si beau, si chaud. Et là l'homme de ses rêves naît au monde, l'image devient physique pour que dans un tourbillon d'étreintes ils se trouvent enfin.

    Tous ces détours, ces détournements, ces mensonges, ces songes.....pour aboutir au bonheur, au bonheur d'exister en dehors d'un imaginaire réconfortant, à la fierté de grandir un peu et de connaitre ce que personne d'autres ne pourra connaitre, car l'amour c'est soi, c'est inaliénable et malgré tout c'est universel....O, confusion suprême....mon délice... ma faille.....

    Amélie.....sois mon miroir.

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    Je sais que ça fait longtemps que j'ai pas écrit d'article CINEMA, mais tout arrive avec un peu de patience.

    Voilà donc le chef d'oeuvre de la semaine que j'ai eu le plaisir de partager avec Maéva il y a quelque temps:

    MOLIERE

    le contexte

    En 1644, Jean-Baptise Poquelin, alias Molière (pour les incultes), âgé de 22 ans, est jeté en prison à la suite de la banqueroute de sa compagnie l'Illustre Théâtre. Relâché, il est enfermé de nouveau, puis libéré, avant de disparaître mystérieusement. Les historiens ne retrouvent sa trace que quelques mois plus tard, en province, au moment où il débute avec sa troupe une tournée qui durera treize ans et s'achèvera de manière triomphale à Paris.

    Bref, le principe du film:

    Laurent Tirard et son co-scénariste Grégoire Vigneron  se sont amusés à imaginer les mésaventures vécues par Molière durant cette étrange éclipse, en s'inspirant des oeuvres de l'écrivain.

    C'est ainsi que Romain Duris (Jean-Baptiste Poquelin) croise Monsieur Jourdain, un riche bourgeois désireux d'apprendre à jouer la comédie. Ce rôle est tenu par un grand amoureux de la langue française, Fabrice Luchini, et c'est l'Italienne Laura Morante qui incarne son épouse, Elmire.

    Photos de 'Molière'

     Molière tombera sous le charme de celle-ci, tandis que Jourdain s'éprendra d'une jeune précieuse nommée Célimène, qui a les traits de Ludivine Sagnier. Un autre beau parleur vient compléter le casting : Edouard Baer, qui campe Dorante, un noble désargenté qui arnaquera Jourdain.

    Photos de 'Molière'
    En clair: y'a du beau monde!

    POURQUOI ALLER VOIR CE FILM?

    -Pour Romain Duris, bien sûr

    -Parce que Luchini sera toujour Luchini et que même dans un film sur Johnny il est capable de faire des miracles!

    -Pour des répliques comme: "CESSEZ DE FAIRE VOTRE PUCELLE ECHAUDEE"

    Photos de 'Molière'

    -Pour voir Romain Duris imité un cheval avec talent, et Luchini faire de même avec une bonne dose de ridicule!

    -Parce que c'est marrant de chercher dans quelle pièce on trouve telle ou telle réplique.

    Voilou, vous avez mon avis....donnez le votre!

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    Après une longue reflexion je me suis laissée convaincre par Tatiana (alias ma marraine de coeur) et Baptiste (alias, celui qui compte sur son talent) pour aller au Cinéma voir ce film assez réussi...

    Si c'est un film de Julie Gavras on se doute que ça va être plutôt politique et quand on voit l'affiche on a plus de doute! Encore un film qui va faire enrager Yannick (private joke)

    Bref voilà le topo:

    Pour Anna, 9 ans, la vie se déroule paisiblement et confortablement entre son école religieuse et la maison de ses parents, Marie et Fernando.
    Seule ombre à ce tableau idéal, un oncle, là-bas en Espagne, qui combat Franco. Un communiste dont il ne faut pas parler. L'arrestation et la mort de cet oncle, un voyage au Chili, quelques rencontres... Autant d'événements dont Anna ne perçoit pas l'importance, mais qui vont profondément transformer ses parents.
    Engagement, altruisme, combat contre l'impérialisme, féminisme, manifestations sont désormais les maîtres mots et les événements qui jalonnent la vie de Marie et Fernando.
    Pour Anna, cet élan parental se traduit par d'autres mots et d'autres événements. Déménagement, désorganisation, changements de nounous, appartement plus petit, nouveaux visages. Alors elle résiste, et combat avec ses faibles armes...

    Bon je sais pas si ça vous donne une idée de ce que ça peut donner (je l'avoue honteusement j'ai pompé le résumé sur allociné.com) mais ce qu'il faut savoir c'est que les acteurs sont bons, très bons. Et qu'on comprend parfaitement que la petite Anna se sente aussi perdue....

    Pour conclure je dirais qu'il faut aller voir ce genre de films de temps en temps pour ne pas avoir la tête lobotomisée par les comédies romantiques (et je sais de quoi je parle). C'est donc un bilan positif de cette soirée avec mes deux nouveaux amis. Et à ce sujet, j'avoue que l'intrigue du film a quelques fois été reléguée au second plan et ce à cause d'un corset!! (là encore private joke)

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    Dernier film en date que j'ai eu le plaisir d'aller voir au cinéma avec mes très chères amies, j'ai nommé Adeline, Pauline et Malaure.....

    PRETE MOI TA MAIN

    voilà le topo:

    La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier, aimé, choyé, couvé par sa mère et ses cinq soeurs. Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà...
    Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier. Le plus vite possible ! Cerné par sa famille qui ne pense plus qu'à ça, il élabore un plan : trouver la femme parfaite qui va se faire passer pour sa fiancée et qui va lâchement l'abandonner le jour du mariage. Après ça, plus personne n'osera même prononcer le mot mariage devant lui. Mais comment trouver cette perle rare ? Luis ne voit qu'une solution : la louer !
    Et justement, Emma, la soeur de son meilleur ami et collègue, vient d'arriver à Paris et cherche du travail. Ça y est, le plan est en route. Au bout, la liberté pour Luis. Les plans, c'est bien sur le papier. Mais dans la vie, ça peut s'emballer...

     

    voilà les photos:

    un couple hyper glamour!!

    et la joyeuse famille à convaincre!!

     

    et voilà mon avis: si toutefois ça vous intéresse!!

    Qu'est-ce que c'est rafraichissant comme film!! Non mais franchement ça fait du bien. Je sais que j'ai l'habitude de divaguer quand il s'agit d'une comédie romantique et que, en l'occurence j'adore Alain Chabat en tant qu'acteur, mais là je pense que tout le monde peut être séduit par ce film. Non seulement Charlotte Gainsbourg est incroyablement drôle et naturelle, mais en plus l'histoire est très touchante.

    Il n'y a pas de surjeu, pas de fausse note, rien que de l'émotion et de la franche marade alors allez le voir...

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    Attention mesdames et messieurs!! Là c'est du lourd!! Très franchement je remercie Maeva, collocataire d'internat, qui m'a fait découvrir ce film un soir où j'allais très mal....

    THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW

    Etats-Unis, 1975
    De Jim Sharman
    Scénario : Richard O'Brien
    Avec Tim Curry, Susan Sarandon, R.O'Brien, Pat Quinn, Little Nell, Meatloaf
    Photo : Peter Suschitzky
    Musique : Richard O'Brien
    Durée : 1h40



    Il y a 25 ans, presque jour pour jour, sortait dans les salles à grand renfort de publicité ce qui est devenu depuis l'un des gros échecs de l'année 1975, mais aussi l'un des plus grand phénomènes cinématographiques de l'Histoire. Réalisé pour un million de dollars, Le film The Rocky Horror Picture Show rapporte en un an la somme ridicule - même pour l'époque - de 450 000 dollars. Aujourd'hui, le film a rapporté rien que dans les salles américaines près de 150 millions de dollars. Evidemment, il est toujours un peu lourd, voire même vulgaire, de commencer par les chiffres du box-office, même si ces chiffres sont significatifs dans ce cas-là. Alors commençons par le commencement.


    IT WAS GREAT WHEN IT ALL BEGINS

    En 1973, Richard O'Brien, acteur au chômage estimant qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, écrit en quelques jours une comédie musicale intitullée They Came from Denton High. Faisant le tour des producteurs, le jeune scénariste trouve rapidement preneur en la personne de l'Anglais Lou Adler. La pièce se monte, change plusieures fois de titre (The Rocky Hor-roar Show, puis le définitif Rocky Horror Show), et fait un carton dans les petites salles de théâtre anglaises. Bardée de prix en Angleterre (meilleure comédie musicale, meilleur scénario...), la pièce débarque triomphalement aux Etats-Unis, fait un tabac à Los Angeles... Et un four à Broadway - qu'on attribue généralement à une mauvaise publicité et au choix malheureux de la salle. La pièce raconte l'histoire de deux jeunes amoureux, Brad et Janet, qui partent de nuit retrouver leur ancien professeur pour lui annoncer leur futur mariage. Sur la route, sous un orage, un pneu crève. Les deux tourteraux n'ont d'autre solution que celle d'aller chercher de l'aide auprès des occupants du château voisin. A l'intérieur, ils découvrent un monde fait de débauche, dirigé par le Dr. Frank N'Furter, scientifique extraterrestre, travaillant à la construction de la créature parfaite: un beau blond musclé répondant au doux nom de Rocky. Brad et Janet ne pourront résister à l'attrait de la chair, et seront débauchés avant la fin de la nuit... Evidemment, Hollywood ne tarde pas à faire les yeux doux à la petite troupe. Richard O'Brien accepte d'adapter son bébé pour le grand écran, et s'y attelle avec Jim Sharman, australien metteur en scène de la pièce originale. Le texte est retravaillé, les chansons aussi. Les rôles sont redistribués - au casting de la pièce s'ajoutent Susan Sarandon, Meatloaf... Le tournage du Rocky Horror Picture Show débute en 1974 dans un château anglais, Oakley Court, dans lequel De Gaulle a résidé durant la Seconde Guerre mondiale.


    HOW STRANGE WAS IT? SO STRANGE THAT THEY MADE A MOVIE ABOUT IT!

    Septembre 1975. Le film, très attendu, est projeté à la presse. Le désastre est total. La moitié des spectateurs quittent la salle avant la fin du film. En résumé, on lui reproche de ne pas retrouver l'ambiance délirante de la pièce. On lui reproche également ses trop grandes approximations, ses mauvais effets spéciaux, sa mise en scène inexistante... Les producteurs prennent peur et balancent le film n'importe comment un mois plus tard au public américain. A l'échec critique succède l'échec public. Petit cours d'histoire: les années 1970 étaient une période fabuleuses durant laquelle une mode a éclos, celle des midnight movies. Le principe est simple: rentabiliser un petit film sur plusieurs mois ou années, en ne le projetant qu'une fois par semaine (le samedi à minuit) dans quelques salles du pays. C'est ainsi que quelques films difficiles d'accès ont pu devenir de très grands succès (El Topo, Eraserhead, Pink Flamingos...). Les producteurs du Rocky Horror Picture Show accordent donc à Lou Adler une dernière chance et sortent le film en avril 1976 dans une salle de Greenwich Village à New York. C'est à ce moment que le phénomène commence. Le directeur de la salle où est projeté le film fait état d'un truc bizarre: chaque semaine, il n'y a que vingt spectateurs dans la salle... Mais ces spectateurs sont toujours les mêmes! La Fox flairant le bon coup décide de ressortir le film dans un plus grand parc de salles, mais toujours selon le même principe des séances de minuit.


    LA RESURRECTION

    C'est ainsi que la deuxième vie du film démarre. Le bouche à oreille aidant, les exploitants affichent tous au fur et à mesure complet tous les samedi soir. Ceci pour la première étape. Le deuxième temps fort commence quelques mois après la resortie du film, quand un jeune étudiant, Louis Faresse lance une blague pendant la projection du film. Le culte tel qu'on le connait actuellement démarre. Quelques semaines plus tard, une jeune femme du nom de Dori Hartley (devenue chanteuse depuis) vient à la séance déguisée en Frank N'Furter. Dans la salle, les blagues fusent, le riz et l'eau volent pendant les scènes de mariage ou d'orage, les costumes sont de plus en plus nombreux... Le succès est total. Et s'étend au reste du pays et du monde. Des spectateurs se lèvent durant la séance pour jouer devant l'écran leur rôle préféré, s'organisent en cast, crééent des fan-clubs... Tout cela aboutissant à une gigantesque convention pour le dixième anniversaire du film, en 1985, à laquelle participent les acteurs du film et plusieurs centaines de fans en délire. Depuis, le culte va bon train, des conventions sont organisées chaque année, le fan-club compte plus de 40 000 membres, plusieurs milliers de sites sont consacrés au film, et les articles sur le Rhps se négocient contre des fortunes. Le films est projeté dans plus de 200 salles aux Etats Unis, trois salles en Angleterre, en Italie, une salle en France, une dizaine au Japon...


    A REBOURS

    Alors pourquoi un tel culte, 25 ans plus tard? Pourquoi ce film reste-t-il toujours à l'affiche, renouvellant ses spectateurs chaque année? Pourquoi certains l'ont vu au cinéma plusieurs centaines de fois (le record étant détennu par Sal Piro, entré dans le Guiness Book en 1987 au moment de sa 750ème séance - il a aujourd'hui dépassé les 1500 visions)? A cela plusieurs réponses. La première étant le sexe, la drogue, le rock n'roll... Le film constitue une sorte de révolte contre la bonne morale qui condamne ces trois éléments. Tout comme Tommy de Ken Russel, The Rocky Horror Picture Show montre que les homosexuels étaient à l'époque considérés comme des extraterrestres. Richard O'Brien s'insurge contre la morale de la société anglaise et tente de retrouver l'ambiance woodstockienne de la décennie précédente. Par le biais de chansons et d'images extrêmement osées pour l'époque, le scénariste choque et se pose en parfait successeur des délires de Russ Meyer (par exemple), l'emblème du film, les bas résilles y étant pour beaucoup. La musique a fait beaucoup pour le succès du film. La première chanson du film Science Fiction Double Feature est à elle seule un coup de génie - sur laquelle nous reviendrons. Les autres, bien que moins brillantes, sont tout de même excellentes. Et sont reprises en coeur par les dizaines de fans qui assistent chaque semaine à la projection du film. Et les pas du fameux Time Warp (un saut sur la gauche, quelques pas sur la droite...), la danse du film, encouragent les spectateurs à se lever durant la chanson.


    BAD TRIP

    Pour qu'un film soit défendu par une poignée d'admirateurs et surtout pas considéré comme un chef-d'oeuvre, il faut qu'il ait ses défauts. Le Rocky Horror n'est pas épargné de ce côté-là. Les puristes diront que "c'est fait exprès". Probablement. Mais ce sont ces défauts qui font que l'on a envie de défendre ce film contre vents et marées: des effets spéciaux calamiteux, de nombreuses fautes de raccord, un scénario quasi incompréhensible... Il est inutile de dire que le film est absolument parfait puisque ses qualités viennent justement de ses défauts. Vous imaginez le Rocky Horror avec des effets numériques à la Matrix? Il est évident que ces défauts ont un sens, une raison. Et cette raison est également celle du phénomène Rocky Horror. Les mauvais effets spéciaux sont là pour parodier les anciens films de science fiction des années 1930 à 1950. Rien que la superbe chanson du générique fait référence à plus de vingt films de série B de science fiction (Flash Gordon, Tarantula, Le Météor de la nuit, Planète interdite...). Le reste du film est du même tonneau. Le film reprend la trame des vieux Frankenstein (sauf que cette fois la créature est un objet de plaisir et non de terreur), et y ajoute des détails repris à Dracula (les occupants du château viennent de la planète Transexuel de la galaxie... Transylavanie), La Nuit du chasseur (les mots "hate" et "love" tatoués sur les mains de Meatloaf), King Kong (la mort de la créature)...


    THE SHOW MUST GO ON

    En faisant référence à des icônes de la culture cinématographique américaine, en les assimilant à ce point, les créateurs du film ne pouvaient que lancer un objet de culte. Bien que plus réussi, le sublime Phantom of the Paradise de Brian De Palma par exemple ne pouvait récolter le même succès car faisant référence à des oeuvres littéraires et non cinématographiques (il est d'ailleurs amusant de constater que le seul pays où le film de De Palma a eu du succès à l'époque reste la France). Aujourd'hui, The Rocky Horror Picture Show est au top de sa popularité. Les 13 et 14 octobre 2000 a eu lieu une convention en l'honneur des 25 ans du film. Des figurines à l'image des personnages sont également sorties cette année. Nombre de livres sont réédités chaque année, la pièce continue de tourner dans le monde entier (sauf en France où les comédies musicales n'étaient pas les bienvenues il y a peu), les disques tirés du film ou de la pièce se comptent par dizaines... Et le film continue d'être projeté toutes les semaines un peu partout dans le monde (à Paris c'est au Studio Galande dans le 5ème), pour le plus grand plaisir des spectateurs et de Richard O'Brien qui, à 50 ans, reste le plus charmant des hommes - il vient par ailleurs de sortir un album absolument splendide Absolute O'Brien.

    article issu de www.filmdeculte.com

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