Une pause!
Je rêve d'une pause!
Cette semaine est passée très vite... et j'y ai survécu! Quelle satisfaction!
Une foule d'images se succèdent devant mes yeux amorphes et je manque de tomber de sommeil. Mais il y a le travail, les dissertations et la famille. Mon petit cercle perso se fortifie et j'aurais honte dans un tel environnement de laisser revenir la mélancolie...
Lundi
Les pupilles asséchées par trop de larmes versées inutilement, je trouve le courage de lire l'énoncé du premier devoir de l'année sur Hobbes... et je me dis intérieurement que ça m'emmerde. Mais la voix d'une cube, de toute évidence adepte des chansons populaires, me donne un coup de fouet et je remplis ma copie avec des banalités frustrantes et des considérations politiques de demeurés....Fichtre! C'est beau de faire semblant de savoir!
Mardi
Boire un thé chez Blandine et filer à la soirée d'intégration, voilà un programme des plus alléchants! Munis de nos branches de lierre volé (oui c'est mal!) sur les divins murs du GEC, nous nous dirigeons à grands pas vers la place Dombasle où tous les petits bizus adorés attendaient leur sentence, vêtus de toges blanches (ou de simples draps d'hôpital pour certains, après tout la noblesse du tissu de base n'influence en rien la qualité artistique de la mise en pli!).
Les consignes sont clamées, les textes quelques peu grivois, voire peut-être totalement imprégnés du libertinage khâgneux (mais peut-on être libertin?) sont distribués, et la cohue se disperse dans les rues nancéennes!
Le but est simple: lire un texte contre un peu d'argent
Les tactiques sont efficaces: poursuite des passants par Matthieu (bizu du grand Yannick), séduction pour les trois vestales, parade pour quelques autres....
Et le résultat est impressionnant: plus de 400 euros de recette en seulement un peu moins d'une heure! Et oui, le talent ça surprend toujours!
Bref, vous l'avez compris, il y a de quoi payer le bar! (horreur et damnation! Le khagneux est donc un alcoolique comme les autres?....eh bah OUI!)
Tout se passe bien, malgré une pause par la case ambulance et un trajet en voiture de police peu conventionnel.
Les bizus sont gentils, très gentils, ... mes bizus sont les meilleurs, forcément!
Je salue donc mes sous-bizus officiels: Margot et Lionel..... pas de bol pour vous!
Mercredi
Réveil difficile, comme toujours après une soirée qui se prolonge au milieu du brouillard de la fumée de cigarette et la faune des girafes.
Les hypo se frottent les yeux, renversent leur café et leur chocolat chaud, baîllent... ce qui ne fait qu'ajouter à notre satisfaction de deuxième année!!!
Le professeur de latin et de lettres me donne la migraine et m'achève littéralement avec ses structures insupportablement évidentes pour les confirmés et invariablement floues pour nous autres, pauvres débutants!
Jeudi
La journée la plus longue de la semaine, comme le supposait l'emploi du temps. L'enchaînement éreintant de la philosophie (et ses interminables problématiques) à l'option (et Proust... no comment), et aux lettres (encore et toujours) nous force à rejoindre les artistes avec nos nouveaux partenaires de chouille.
Une version, deux dissertations et une multitude de fiches en retard m'attendent mais peu importe. Lionel et Anael se joignent au petit groupe déjà affaissé sur les canapés bénis pour que tous les sujets puissent êtres abordés: du K. à l'érotisme en passant pas Plus Belle la vie....notre culture semble si étendue que seule l'horaire affolante qui annonce la fermeture des portes du monastère (bah oui, je suis prude) nous préviens contre un étalage abusif.
Béni soit la bouilloire!
Vendredi
Dernier jour de la semaine, premier cours d'Italien, visite de ma poutrelle et un train en retard. A l'heure où je vous parle, la vie n'a jamais été aussi belle!
Alors bonne nuit à tous, je ne sais pas si je me réveillerai demain.
L'an dernier me manque.
Le sommeil me manque.
J'en ai marre
Commentaires