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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php
Je n'écris pas un article mais un communiqué: J'aime les vacances, le calme, la famille, la fête des mères, les promenades en ville qui durent trois plombes avec ma soeur tarée, les films nunuches en téléchargement, Indiana Jones à 65 piges (toujours aussi tombeur), les coups de fils surprenants, les aventures de mon petit frère, la vie sociale qui reprend, le beau temps, les barbecues, la glace au nougat, les visites chez grand-mère, les discussions sur msn, les retrouvailles sur facebook, le vélo, le dodo... et je sens que je vais bien.
Voilà, tout le monde s'en fout probablement, mais si pour écrire quelque chose il faut être névrosée éh bah en ce moment c'est pas mon truc.

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Un jour, ma mère m’a dit que l’amitié fille-garçon ne marchait pas, qu’il y avait toujours un hic, que c’était pas fait pour coller. Un autre jour, j’ai regardé Quand Harry Rencontre Sally et quand Billy Cristal fait la même réflexion je me dis que c’est bizarre quand même que et ma mère et Billy Cristal aient tort, ça fait beaucoup. Et je pouvais pas y croire. Moi qui avais des amis garçons je ne voyais pas en quoi il y avait incohérence et en quoi il y avait menace. Alors j’ai regardé la suite du film, un peu perplexe et j’ai compris beaucoup de choses. Ils avaient raison, Billy Cristal et ma mère étaient dans le vrai, ça cloche toujours. Soit la complicité se change en affection qui se change en amour et dans ce cas il n’y a plus d’amitié. Soit il y a un désir a priori qu’on cherche à camoufler et qu’on feint d’ignorer mais qui remonte toujours à la surface. Soit, et ça c’est le pire des cas, et c’est mon cas, une des deux personnes tombe amoureuse sans que l’autre n’y voit rien et la non-réciprocité mène au désastre. Qu’en conclure alors ? Est-ce qu’il n’y aurait pas une échappatoire ? Hommes et Femmes sont-ils condamnés à choisir entre la distance et la trop grande proximité ? Ca semble un peu facile d’aggraver les choses comme ça, et pourtant on serait tenté de croire que ça ne peut pas être autrement.



Et là, survient la réplique qui nous sauve tous. Quand Harry et Sally sont en couple en même temps, Harry déclare que dans ce cas là ça peut marcher et remet sa théorie en cause par cette simple exception. Après tout c’est logique, si la place est déjà prise alors quel est le risque ? Et lorsqu’ils décident finalement de devenir amis, après encore quelques années d’intervalle qu’on remarque à leur changement de look, ils sont seuls tous les deux mais ils ont encore dans la tête leurs ex-amours ce qui les poussent à croire que ça peut fonctionner, parce que le souvenir permanent montre qu’il y a chaise-gardée. Harry aime toujours Hélène, Sally aime toujours Joe et Harry et Sally sont amis. Génial, et après, qu’est-ce qui se passe ?


                            

Eh bah je vais vous le dire, on le devine depuis le début, et même seulement grâce au titre mais on se fait piéger quand même. Je vous le donne en mille : Sally déprime, Harry la console. Le schéma naturel de l’amitié réconfortante va trop loin et là c’est la boulette parce que l’un et l’autre se rendent compte que depuis le début c’est du grand n’importe quoi ! Ca fout les boules tout ça, quand même ! Alors les belles théories elles passent à la trappe. Il faut bien le dire, Sally appelle Harry parce qu’elle a une idée derrière la tête et Harry ne se fait pas prier. Que ce soit impersonnel et proprement charnel semble totalement aberrant. Et d’ailleurs ils le sentent tout de suite. Après avoir avoué que c’était une grosse erreur et ce réciproquement, ils n’en restent pas là. Ils peuvent pas tout oublier parce que c’est pas comme ça que ça marche, faut pas croire tout ce qu’on dit : faute avouée pas du tout pardonnée ! Bref, ils arrêtent de se parler jusqu’à ce qu’enfin ils se retrouvent au jour de l’an, lors des douze coups de minuit. La déclaration est sublimissime, comme toujours dans les films romantiques. On peut se dire que tout baigne alors puisque tout le monde a trouvé l’amour mais non ! Vous êtes pas nets ! C’est un film ! Je vous le dis depuis le début et vous suivez pas ! Dans la vraie vie, y’a des regrets et une amitié gâchée. Au mieux ils s’en remettent au bout d’un an ou deux, au pire il couche avec toutes les gourdes qu’il trouve et elle finit vieille fille… pas de quoi rêvasser !


Solitude1_2

Que dire de tout ça, alors ? Qu’il faut oublier l’amitié avec le sexe opposé ? Certainement pas ! Mais il faut s’attendre à ne pas respecter des schémas… et à garder certaines limites, si on y arrive,  et peut-être qu’un jour on trouvera dans la vraie vie ce genre de relation non-ambiguë qu’on ne peut espérer pour le moment qu’avec un meilleur ami gay quand on est une fille et une meilleure amie lesbienne quand on est un homme. Faut y croire un peu, et s’entraîner. Si on se plante tampis, on souffre un bon coup et on remonte en selle, sans mauvais jeu de mots, bien sûr. Et puis même, l’échec ça fait du bien des fois. Ca nous remet à notre place et ça fait relativiser. Et des amis y’en aura toujours. Et des amis, ça part un jour… pour que d’autres arrivent. C’est triste et joyeux à la fois. Waouh ! Je viens de comprendre qu’en fait l’amitié c’est toujours ambigu et c’est fait pour l’être. On sait pas à quoi s’attendre, on peut être surpris, déçu, lésé… mais on s’en fout, c’est pas ce qui compte. Harry et Sally on sait comment ça finit mais ce qui est drôle c’est comment on en arrive là.

                          

 

Alors, je vous laisse et je vais méditer là-dessus en me mettant dans la tête que ça peut finir bien, pas comme la dernière fois, ou que ça peut ne pas se finir du tout ce qui serait encore mieux. Bienvenus, mes amis.

 

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 C'est Peyton qui le dit, "les gens partent toujours"... alors, si c'est une réplique culte des Frères Scott, c'est que ça doit être vrai, non?

                                        

A quoi ça rime tout ça, finalement? On construit quelque chose, quelque part, avec quelqu'un... et puis on fuit, on voyage, on prend des initiatives et on recommence tout depuis le début, en laissant les autres derrière nous et en oubliant, petit à petit, ce qui avait fait qu'on se sentait chez soi.

Voilà à quoi j'en suis: je pense que tout ça c'est un peu absurde. Pourquoi on s'accroche aux gens si on est sûr de devoir les abandonner, et surtout pourquoi on fait en sorte qu'eux nous aiment alors qu'on s'apprête à les faire souffrir. Franchement, c'est du sado-masochisme tout ça! On suit un plan de carrière, un plan anti-déprime ou un plan foireux et on s'éloigne parce que dans le fond on sait qu'un monde nouveau nous attend. Eh bah moi je dis non! et pourtant je le dis pas souvent!
 
Je dis que si on veut partir il faut des raisons valables parce que sinon c'est injuste et je dis qu'il n'y a aucune raison valable qui implique de faire souffrir des gens et de souffrir soi-même.

                                        

Moi, je pars pas. J'y arriverai jamais à partir. Il me faut un repère et quelque chose de consistant. Je suis lâche, moi. J'arrive pas à oublier. J'arrive même pas à me dire qu'il y a un après. Et je les envie des gens qui se le disent, ceux qui croient être capables de bouger un peu et de s'en remettre, même si sur le coup ils en crèvent tellement ça les bouffe. Je les envie ceux qui ont plus d'ambition que de besoin de sécurité, ceux qui quittent la ville, le pays ou le continent et qui après tout ne s'en portent pas trop mal.
Allez-y, lachez-moi tous. Je peux pas vous suivre et c'est ça qui me rend malade. Moi je voudrais qu'on crée un ailleurs ici... moi je voudrais faire autre chose que rêver ou écouter pendant que les autres vivent. Moi je voudrais partir comme vous, sans regret... mais je peux pas... je peux pas.
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on le serait à moins...
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Juste avant de m’avancer vers la salle 313, pour mon ultime khôle de l’année, je repense à tout ce qui a pu se passer depuis l’an dernier, tout ce qui fait qu’aujourd’hui je me sens assez bizarre...

L’an dernier en arrivant, je n’avais rien, personne à qui parler, aucune culture spécifique, aucun intérêt … une table rase. J’avais décidé de faire le vide après mon année de terminale assez chaotique pour commencer une nouvelle vie et là me voilà un an après, avec un amas de connaissances encyclopédiques aussi intéressantes que le nombre de bouchons de moteur produits en 1919 ou les relations quelques peu déplacées du Duce avec ses secrétaires, une montagne d’amis aussi invraisemblablement originaux que l’on douterait de moi si j’en parlais sans retenue, une infinité de souvenirs qui ont forgé mon caractère et avec eux une foule de rires, de pleurs, de cris en tous genres ou de silences gênés ou contemplatifs. Je suis pleine à craquer… à craquer. « J’ai vécu des choses, moi »… et pas seulement en fréquentant des gens saouls sur les ponts, bien que là encore ce soit une image mémorable. J’ai grandi, on a tous grandi, j’ai changé, on a tous changé… et on a poussé nos forces à bout.

Alors voilà, après deux ans de prépa, je fais le bilan. Tout n’est pas positif, ça a durement commencé, c’est devenu de mieux en mieux et puis il y a eu des dérapages à la fin… c’est notre histoire et on suit le schéma si bien enseigné par le professeur de philosophie. Un peuple apporte quelque chose au grand dessein de l’Esprit humain et il s’affaisse, il laisse sa place aux autres qui reprendront l’héritage et y apporteront à leur tour leur petite touche personnelle. Et nous, on en aura amené des trucs sympas, des traditions loufoques, des éléments épicés… on est des bons, nous ! Les Grecs de la civilisation khâgneuse, les Romains de l’orgie moderne, les Egyptiens de l’évolution du café à la bouilloire, les Révolutionnaires de la pratique latine…. Bref… des vrais warriors ! Va falloir assurer après nous, je vous le dis !

Et puis on était une bonne équipe, les profs nous aimaient bien et nous embêtaient pas trop, on avait la télé et on avait des idées, des idées tordues, certes, mais des idées nouvelles. On avait du travail, c’est sûr, mais ça passait bien quand on le faisait à plusieurs. Et on avait un art particulier, celui de la boucherie, celui que tous nous envieraient s’ils comprenaient l’intérêt de faire des blagues salaces en latin ou d’écouter Didier Super quand il dit qu’il faut brûler les enfants… un autre monde, je vous dis, tous des barbares, mais des gentils barbares, des barbares que j’aime bien, moi, mais qu’il faut laisser un jour pour que les autres en profitent.

Alors, en grande altruiste, je passe le flambeau aux bizuths, puissent-ils veiller sur la flamme classique mieux que les français sur la flamme olympique !

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et ce soir.... APERO!
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Le relâchement de cette période de "révisions-post-massacre" laisse planer un je ne sais quoi qui me dérange... et si c'était l'ennui d'une journée qui recommence sans cesse?



Bien sûr il y a des tonnes de cours à revoir ou même à voir, mais ça bloque, ça cloche et je n'arrive pas à me dépétrer de ce bazar. J'en suis à mon troisième film nunuche en deux jours, stagnant dans ma chambre d'internat entre deux promenades de 2h... et rien, pas même un sourire, je me lasse. Pourtant je découvre de nouveaux coins de Nancy, des parcs comme celui du Joli-Coeur ou celui de la Citadelle, je mets dans mes oreilles des musiques assez rythmées pour me donner l'envie de continuer à marcher à une allure tonique, mais de temps en temps une des données de mon MP3 ralentit et je me laisse aller, maussade et probablement encore incapable de bloquer les souvenirs qui viennent en boucle, à ce sentiment de vide qui me révulse. Je passe la chanson. Je reprends de la vitesse. Et je me sens coupable. Coupable de ne pas arriver à en profiter. Il fait beau, indécemment beau, aujourd'hui. Les gens se bousculent dans les rues pour jouir d'un nouveau soleil et des attractions de la fête forraine. Moi, je suis à l'écart, je cherche à partir dans une autre direction, je m'éloigne volontairement, comme si je ne voulais pas le quitter ce vide, comme si c'était la seule chose qui comptait encore, qui me comblait.... Au comble du paradoxe je regagne ma chambre d'internat, écoute Ben Harper à fond avant de comprendre que les paroles me rendent malade, zappe sur Yuri Buenaventura... voilà le sourire que j'attendais.... Alors je revois le professeur d'histoire parler des barbus qui complotent, je revois Thibaud qui joue avec Scrat en s'exclamant cette expression devenue célèbre: "C'est complètement hallucinatoire", je revois Yannick qui me raconte ses révisions chaotiques, je revois Nanie qui devient zinzin quand je fais rire "Petit Violet", je revois Baptiste qui de toute évidence serait perdu s'il faisait ses courses sans moi... et je me dis: "With so many people to love in my life, tell me why would I worry about one?". Aller, je reprends le boulot, je regarde un film niais après pour faire comme s'il parlait de moi et rester bouche-bée devant le happy end, et plus tard, comme d'habitude, j'irai me promener parce que "sometimes, sometimes, you just have to walk away".
La valeur de mes journées tient probablement plus de ces élans que des activités qui en découlent...  je suis libre tant que je le décide... c'est pas plus compliqué.
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