Merci à Martin qui m'a prêté son CD de Ben Harper... voilà mon coup de coeur:
WALK AWAY
Oh no- here comes that sun again.
And (that) means another day without you my
friend.
And it hurts me to
look into the mirror at myself.
And it hurts even more to have to be with somebody else.
And it's so hard to do and so easy to say.
But sometimes - sometimes,
you just have to walk away - walk away.
With so many people to love in my life, why do I worry about one?
But you put the happy in my ness, you put the
good times into my fun.
And it's so hard to do and so easy to
say.
But sometimes -
sometimes,
you just have to
walk away - walk away and head for the door.
We've tried the goodbye so many days.
We walk in the same direction so
that we could never stray.
They say if you love somebody than you have got to set them free,
but I would rather be locked to you than live
in this pain and misery.
They say time will make all this go away,
but it's time that has taken my tomorrows and
turned them into yesterdays.
And once again that rising sun is droppin' on down
And once again, you my friend, are nowhere to
be found.
And it's so hard to do and so easy to say.
But sometimes, sometimes you just have to walk
away, walk away and head for the door.
You just walk away - walk away - walk away.
You just walk away, walk on, turn and head for
the door.
Je m'arrête là. Je ne sais pas si l'on peut prétendre renoncer à aimer une personne après un an et demi d'illusion quotidienne, mais
si je n'essaie pas je crains de perdre tout ce qu'il y a de bon, de passer à côté d'une vie qui va commencer, et même de bouleverser ma mémoire au point de perdre le goût de l'entretenir.
On m'a souvent dit ces mots: "oublie-le", "tu te fais du mal pour rien" ou le fameux "il ne te mérite pas" qui m'a toujours forcé à répondre: "alors vous pensez que je ne mérite pas ce que je
veux vraiment"... mais tout ça c'est fini aussi.
Que pourrais-je dire pour résumer cette épopée: je suis tombée amoureuse, tombée au sens propre parce que de toute évidence je ne m'y attendais pas et le choc n'a fait que renverser tout ce qui
pouvait exister autour. Je suis restée à terre pendant longtemps en attendant qu'on me relève, qu'il me relève. Là, je viens de comprendre que je dois faire l'effort toute seule pour remarcher un
jour. C'est aussi simple que ça.
Et pour la suite: Il restera les belles images et les réflexes, mes "arguments d'autorité" comme l'a affirmé Baptiste sans mesurer probablement la portée de cette expression, les doigts qui
glissent sur le téléphone pour envoyer je ne sais quoi d'inintéressant et s'assurer que l'autre pense à vous quand même, et il y aura une trace... celle qui me pousse à croire que le chemin est
encore long avant d'atteindre la paix, mais je ne ferai pas marche arrière, pas comme la dernière fois, comme les dernières fois.
Je ne peux prétendre qu'il n'y ait eu que du négatif dans cette "affection non partagée", ce serait mentir. La vérité rend les choses beaucoup plus dure: je n'arrive pas à tout regretter. Bien
sûr je regrette telle ou telle conversation, tel ou tel message qui n'était que le fruit d'une frustration, tel ou tel mot prononcé sans réfléchir, telle ou telle déclaration sans réponse... mais
dans le fond, c'est beau tout ça, c'était beau...
Je reste partagée: je me dis que si tu avais été immonde les choses auraient été plus faciles, mais d'un autre côté cela m'aurait fait croire que j'avais aimé un abruti...chose que je ne suis pas
prête à admettre. Je préfère me dire que j'ai eu bon goût, que je n'aurai pas pu trouver mieux... enfin pas encore. Il a fallu que je flanche pour mon contraire, je me serais ennuyée s'il n'y
avait pas eu de conflit dès le départ... il y en a eu trop. C'est une question de mesure. Je veux faire mieux la prochaine fois... je veux qu'il y ait une prochaine fois.
Voilà pourquoi je dis adieu, je ne le fais que par ce blog mais dans ma tête tout est plus clair une fois qu'il y a rédaction. Tu continueras à m'appeler, je continuerai à répondre, mais pas
comme avant, pas en attendant qu'il se produise un miracle. C'est fini... ça y est je l'ai écrit! Ca me rassure de voir ces mots qui m'ont fait si peur jusqu'alors. C'est sur papier tout ça,
c'est immortel. C'est comme dans un livre, on attend la suite, j'attends la suite. Au moins je n'aurai pas manqué d'intensité parce qu'autant l'avouer: c'est vrai ce qu'on dit, il vaut mieux
avoir souffert par amour que de n'avoir jamais aimé.
« Tout change, tout périt, tout passe, il n’y a que le monde qui reste, il n’y a que le temps qui dure »… et il y a les souvenirs, ces fragments de deux
années qui s’achèvent et qui laissent bien plus qu’un goût amer. J’ai envie de crier :« Famille je vous hais », cette famille qui s’est créée et qui m’abandonne, qui s’effrite, qui
se chamaille pour un rien et se prive de happy end ! J’ai le droit à une belle fin, bon sang ! Je veux une mort grandiose et pas une de ces histoires bâclées ! Je veux quelque
chose de consistant, qui rende hommage à tout ce qui a pu se passer et qui me laisse envisager un après avec la joie de l’accomplissement ! Je ne veux pas avoir à pleurer deux années durant
le reste de ma vie ! Je mérite mieux !
Et pour l’instant je fais quoi à votre avis à part être en deuil de ces journées encore agonisantes. Je me dis que des regrets il y
en aura forcément, quoi qu’on fasse… qu’il y en déjà beaucoup, et que je les déteste. Les regrets, c’est le signe de l’échec et c’est l’aveu de l’impuissance. Ça vous bouffe de l’intérieur et ça
ruine tous les vestiges de ces petites anecdotes, de ces pics au p’tit déj, de ces blagues de mauvais goût, de ces promenades dans la vieille ville, de ces verres aux Artistes, de ces courses du
lundi après-midi, de ces épisodes de Plus Belle La Vie, de ces petites caresses sur le bras quand ça va pas, de ces jeux de rôle avec les peluches, de ces réflexions cochonnes, de ces ballons en
surimi à la cantine, de ces dernières élections présidentielles, de ces pâtes au saumon, de ces fiches parfaites, de ces films trop longs. Je peux continuer la liste encore longtemps mais ça ne
me ferait aucun bien. On en a vécu des trucs. Tout ça gâché parce que ça s’arrête forcément à un moment et parce que les gens sur les photos sont partis…ou qu’ils n’ont jamais été vraiment là….
AH ! mes oasis ! C’est dégueulasse de m’avoir fait vivre ça alors que vous le saviez depuis le début, vous, que ça marcherait pas toujours ! Les souvenirs je m’en fous et j’en
crève ! Moi, j’ai plus que des regrets parce que j’ai aimé tout, les bidules, les truc-muches, les boxons. …. Vous aviez pas le droit ! Pas le droit de changer mon monde à moi !
C’est nul parce que quand je cherche quelqu’un à l’internat y’a une porte qui s’ouvre et que dans mon appartement y’aura que moi. Parce que quand je fais du café c’est pas que pour ma tronche…
pas comme l’an prochain alors que j’aime même pas ça le café ! Parce que si mon mur est vide aujourd’hui, c’est que vos photos j’en peux plus… parce qu’il se pourrait qu’un jour il n’y ait
plus que des photos ! Parce que c’est déjà le cas, que les adieux ont commencé l’an dernier et que j’y pense tout le temps, même en dormant… quand j’arrive à dormir ! Parce que c’est
pas juste ! J’ai trop donné, j’ai plus rien… rien. Et je regrette tellement de choses… tellement de choses…. Et la prépa devrait être un regret de plus ! Non mais vous êtes pas
bien ! C’est pas fini tout ça ! Y’a encore une page à écrire et une belle s’il vous plait ! De la grande littérature ! On est en khâgne oui ou non !?
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