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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php
Joyeuses paques et bonne fête à toutes les cloches

(et dieu sait qu'il y en a un paquet!)
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Après une de ces très courtes nuits qui me sont devenues familières, je m’apprête à me rendre en devoir d’histoire avec un peu de réticence comme toujours. La salle polyvalente squattée par la peuplade HEC nous laisse quelque répit mais le moment fatidique arrive. Nous entrons à reculons dans la salle qui abritera nos têtes pensantes pendant plus de six heures. Une douleur aiguë au coccyx me rappelle que travailler tard au perchoir, dans une de ces pièces sombres et glauques au dessus des escaliers craquants et dangereux qui mènent au troisième étage, n’est pas recommandé pour la santé…. Le sujet tombe et j’entends devant moi qu’on murmure : « Nationalités et minorités en Europe au XXème siècle ». Ni une, ni deux, je me jète sur mes brouillons et griffonne à toute allure, espérant ainsi combler une incompétence à problèmatiser par une relative capacité à déblatérer durant des copies entières le plus de cours possible… si je ne sais donner une contenance à mon devoir je lui offre au moins du contenu… reste à savoir si ces 22 pages seront suffisantes pour assommer le divin prof, trop peu enclin à la générosité pour tomber dans le panneau et accepter mes manœuvres de diversions.

Une fois sortie, accompagnée par un mal de crâne, des crampes aux mains, des tâches d’encre sur les doigts et toujours cette atroce douleur dans le bas du dos, je remonte dans ma chambre et retrouve les internes dépités et anesthésiés par ce sujet complexe et complet.

Je n’ai pas le temps de me joindre à leurs plaintes et préfère de loin retrouver l’air pur nancéen et ma chère Elsa qui est décidément très douée pour me faire oublier les cours et les devoirs en marche. En parfaite accro aux chaussures, elle m’emmène dans ces magasins « PAS CHERS » de la rue Saint Jean et se fait conseiller par une fille qui semblait ne pas concevoir que le noir et le chocolat puisse aller avec une jupe pourtant tout à fait raccord… étrange !

Je l’entraîne au cinéma, bien que rattrapées toutes deux par l’alerte qui fait trembler les automobilistes…. « AH ! J’ai oublié le parc-mètre ! »…. Heureusement les aubergines ne sont pas de sortie en cette journée pourtant très ensoleillée et Elsa est une star de la course en talons (c’est une épreuve d’entrée à l’armée, madame la major de promo ?) donc nous arrivons à temps pour la séance de 16h15. Je sais que j’ai choisi le film et qu’il n’est pas joyeux mais Luc Besson je l’aime bien et après avoir planché sur de l’histoire j’avais besoin d’un truc qui bouge et qui me permette de me défouler par procuration. N’empêche ça fait sacrément peur tout ça et je me dis que pour voyager seule il va me falloir au moins un mois ou deux pour m’en remettre et oublier ces images ! Néanmoins je sais torturer quelqu’un juste avec deux clous et une ligne de courant…c’est toujours utile !

Quoiqu’il en soit nous sommes en vie, pleine de Glups’ et de Coca-Cola… prêtes à affronter de nouvelles aventures. Et je ne crois pas si bien dire puisque la suite de notre excursion est assez… comment dire… traumatisante ?! Pour commencer, la Place Stanislas semble envahie de cette nouvelle race tektonikeuse qui, il faut le dire franchement, est assez spéciale. Mais c’est la Pépinière qui nous réserve la plus grosse surprise. Alors que nous évoluons au milieu des Schtroumfs joueurs de pétanque, des babouins et autre chèvres naines qui peuplent ce magnifique espace vert, nous rencontrons en chemin de charmants énergumènes de la race précédemment citée et nous constatons avec effroi que les bonnes manières manquent à certains. L’un de ces macaques-humains, pris d’une légère crise de folie, frappe ma pauvre Poutrelle à l’aide d’une feuille de papier et lorsque celle-ci s’emporte il se contente de baragouiner fébrilement un « c’est pas moi, j’ai rien fait » assez risible. Forte de cette victoire sur l’espèce condamnable, la grande gaillarde au bottes en cuir trace son chemin sous mon air ébahi. Nous pensions alors avoir constater suffisamment les défauts de l’espèce mâle mais il s’avère qu’un peu plus loin, alors que je rêvassais aux futurs aménagements de Mon parc en prévoyant tel ou tel rosier devant tel ou tel pan de tomates, un homme d’âge mur nous croise et poursuit sa route sans rien dire. Nous continuons toutes deux à développer notre puissance créative lorsque arrivées au kiosque, nous remarquons que ce même homme avait fait demi-tour pour venir à notre rencontre. Parce que décidément on est trop sympa et qu’on pensait que ce gentil petit gars voulait un renseignement, on le laisse nous accoster. Manque de bol, nous fûmes choquées d’être si aisément tombées dans l’embuscade. Le gougnafier déclame avec un accent exotique à peine dissimulé cette splendide sentence : « Je peux aller droit au but… ? ». La réponse nous vient en cœur : « Euh… NON ! ». Puis, traumatisées par ce déballage affectif nous imaginons une réponse toute autre et ma foi bien plus comique : « heu.. But je sais pas mais Darty c’est pas loin ! ». Belle preuve que garder le sens de l’humour et de la répartie quand un malade sexuel essaye de profiter de vous et de votre amie en même temps un samedi soir dans un parc public reste possible !

Si ce genre de rencontres devient presque familière ces derniers temps (je me souviens encore de ce jeune homme plutôt mignon qui m’a abordé devant chez Thibaud pour me déclarer son amour à travers la sublime question… que beaucoup m’envient, je vous jure… « c’est combien la passe ? ») je n’en reste pas moins surprise qu’il n’y ait pas plus de retenue de la part de certains psychopathes sortis de leur hibernation forcée pour retrouver le printemps et sa vertu… féconde !

Mais passons ces digressions. Après un sandwich peu diététique, je dois quitter ma chère Elsa pour retrouver ma chambre, Yannick et ses photos et la TNT de Baptiste (merveille de la technologie ce petit truc !). Je regarde indignée les Victoires de la Musique en écoutant Maeva contester la défaite de Daft Punk et regretter que le chevelu-barbu-au-nom-ringard de Justice ne dise pas un mot. Edouard Baer me fait hurler de rire avec sa reprise de Carlos et Julien Doré (ah…Julien Doré !! hum…) me ferait presque baver d’admiration (vous avez vu ce corps !).

Bref, j’ai mal au coccyx mais on s’en fout. J’ai du travail mais on s’en fout… je peux dormir… profitons-en !


Retenons la phrase du jour: "Ce mec est une b..., j'y vais quand j'en ai envie" (Merci Elsa c'est de la grande poésie!)
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Que dire ma chère Nanie…
voilà un petit article de
JOYEUX ANNIVERSAIRE
pour une pépette fan des pâtes au saumon comme on en fait plus !

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Ce matin en cours de philosophie, j'ai appris que le commencement n'est pas la création, que les masses modifient leur environnement, et que la lumière n'est pas instantanée... ce que je savais déja. Puis, j'ai commencé à prendre des notes et à en rire tant la gravité des choses était démesurée. De jeux de mots en jeux de rôle , j'ai construit une histoire... la voici.


Le monde est né un mardi. Il pleuvait en moi quand j'entendis ex nihilo un bruit qui résonne encore, un bruit sourd. Furent créés le temps, le son et l'orage alors que je les voyais déjà présents. L'illusion factice  de mon esprit divin était devenue  si réelle... peut-être trop réelle....
Une robe étoilée scintillait au firmament et , comme tiré violemment d'un sommeil infini, le monde s'étira et se contracta pour prendre une forme familière. De l'explosion chaotique était né un système, que j'avais tant imaginé que la peur d'être encore dans le rêve me saisit un instant. Comme malgré moi, j'avais donné naissance à une ébauche de la perfection...délicieux oxymore...
Mon esprit était comme possédé par l'écho de cet évènement impromptu, et j'en fus fasciné moi-même, comme le seront mes créatures. Certains de ces ignards chercheront à y voir un élément pour me nier, d'autres, plus lucides, constateront que le commencement  d'une réalité n'est en rien sa création et que par conséquent, loin de pourfendre les analyses bibliques, la trace de mon exploit libérait leur flux de conscience. Ce bruit de fond se maintient encore et perdure aussi longtemps que leur interrogation. Ils cherchent à s'en éloigner en adoptant ce masque de silence qui leur donne cet air si méditatif, mais ne parviennent qu'à des causes secondes et échappent totalement à la vérité de mon absolu. Ces heurts et ces erreurs me stimulent et je contemple effaré les conséquences de mes actes incontrôlés. Le maître cherche à expliquer mon oeuvre... grand bien lui fasse, je resterais hors de sa portée. Il se laisse parfois aller à un intégrisme primaire, développe des théories qui faussent mon image et les transmet à des générations de nigauds incapables de faire la part des choses et de sortir des sentiers battus. D'autres bien plus prudents trouvent que toutes les hypothèses sont valables... voilà bien un raisonnement illogique qui ne saurait satisfaire cette marionnette pensante qui est née de mon rêve. Un être fini ne peut espérer connaître, alors il gesticule, se débat, adopte des idoles au détriment des réalités.
Ma poupée me trahit. Elle est animée de ces spasmes qui rendent impossible l'anticipation. Je ne sais plus quel remède appliquer et de toute évidence je serais impuissant. Mon oeuvre est finie. Aucune retouche, aucune amélioration... juste un spectacle à contempler qui va droit vers un nouveau néant, vers une concentration ultime, vers un point... c'est tout.
Alors, le rendez-vous fixé par avance, je regarde ce film en connaissant sa fin. Comment m'en étonner? Comment faire de ces fragments de vie des éléments dignes d'intérêt quand je ne vois que leur futur destruction. Aucune alternative. Le désespoir du créateur involontaire m'envahit peu à peu et j'en viens à regretter d'avoir songer avec trop de force.
Pourtant quelques unes de ces créatures oniriques me donnent tort. Elles souffrent pour le plaisir et nient l'irréversible. Elles s'embarquent dans ces silences dubitatifs avec plus de brio que leurs convives et lève le voile de leur réalisme. Elles observent. Rejetant à la fois les élucubrations théologiques et les données positivistes, elles trouvent une troisième voie, une issue. Elles approchent de ce qu'elles sont et gagnent mon estime. Elles croient atteindre ce qu'est le monde et je vois leur progrès. Un jour peut-être elles trouveront le chemin jusqu'à moi... mais un jour... quand est-ce? La date fatidique teintée de regret et de frustration m'apparaît soudain trop proche et j'en viens à défendre mes petits protégés. Ils deviendront bientôt majoritaires mais leur caractère imprévisible m'empêche de savoir s'il sera trop tard ou s'il reste une chance. Je découvre l'espoir là ou je ne voyais que foutaises. Que me vaut ce revirement? Je ne me comprends pas moi-même... peut-être ne me suis-je jamais compris? Ma psychanalyse a lieu en ces êtres inférieurs et j'en ai besoin comme eux ont besoin de l'activité de leur cerveau. Je vois que leur fin est également ma fin, que je ne suis pas infini... Constater mon instantanéité m'a demandé du Temps mais la comprendre m'en demanderait davantage et je n'ai sur le cours des choses aucun poids. Je me croyais suprême mais je ne suis qu'unique et cette condition me conduit à ma perte...
... je suis mort un mardi.
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