(et dieu sait qu'il y en a un paquet!)
.......CHEZ MES AMIS A MOI.......
Après une de ces très courtes nuits qui me sont devenues familières, je m’apprête à me rendre en devoir d’histoire avec un peu de réticence comme toujours. La salle polyvalente squattée par la peuplade HEC nous laisse quelque répit mais le moment fatidique arrive. Nous entrons à reculons dans la salle qui abritera nos têtes pensantes pendant plus de six heures. Une douleur aiguë au coccyx me rappelle que travailler tard au perchoir, dans une de ces pièces sombres et glauques au dessus des escaliers craquants et dangereux qui mènent au troisième étage, n’est pas recommandé pour la santé…. Le sujet tombe et j’entends devant moi qu’on murmure : « Nationalités et minorités en Europe au XXème siècle ». Ni une, ni deux, je me jète sur mes brouillons et griffonne à toute allure, espérant ainsi combler une incompétence à problèmatiser par une relative capacité à déblatérer durant des copies entières le plus de cours possible… si je ne sais donner une contenance à mon devoir je lui offre au moins du contenu… reste à savoir si ces 22 pages seront suffisantes pour assommer le divin prof, trop peu enclin à la générosité pour tomber dans le panneau et accepter mes manœuvres de diversions.
Une fois sortie, accompagnée par un mal de crâne, des crampes aux mains, des tâches d’encre sur les doigts et toujours cette atroce douleur dans le bas du dos, je remonte dans ma chambre et retrouve les internes dépités et anesthésiés par ce sujet complexe et complet.
Je n’ai pas le temps de me joindre à leurs plaintes et préfère de loin retrouver l’air pur nancéen et ma chère Elsa qui est décidément très douée pour me faire oublier les cours et les devoirs en marche. En parfaite accro aux chaussures, elle m’emmène dans ces magasins « PAS CHERS » de la rue Saint Jean et se fait conseiller par une fille qui semblait ne pas concevoir que le noir et le chocolat puisse aller avec une jupe pourtant tout à fait raccord… étrange !
Je l’entraîne au cinéma, bien que rattrapées toutes deux par l’alerte qui fait trembler les automobilistes…. « AH ! J’ai oublié le parc-mètre ! »…. Heureusement les aubergines ne sont pas de sortie en cette journée pourtant très ensoleillée et Elsa est une star de la course en talons (c’est une épreuve d’entrée à l’armée, madame la major de promo ?) donc nous arrivons à temps pour la séance de 16h15. Je sais que j’ai choisi le film et qu’il n’est pas joyeux mais Luc Besson je l’aime bien et après avoir planché sur de l’histoire j’avais besoin d’un truc qui bouge et qui me permette de me défouler par procuration. N’empêche ça fait sacrément peur tout ça et je me dis que pour voyager seule il va me falloir au moins un mois ou deux pour m’en remettre et oublier ces images ! Néanmoins je sais torturer quelqu’un juste avec deux clous et une ligne de courant…c’est toujours utile !
Quoiqu’il en soit nous sommes en vie, pleine de Glups’ et de Coca-Cola… prêtes à affronter de nouvelles aventures. Et je ne crois pas si bien dire puisque la suite de notre excursion est assez… comment dire… traumatisante ?! Pour commencer, la Place Stanislas semble envahie de cette nouvelle race tektonikeuse qui, il faut le dire franchement, est assez spéciale. Mais c’est la Pépinière qui nous réserve la plus grosse surprise. Alors que nous évoluons au milieu des Schtroumfs joueurs de pétanque, des babouins et autre chèvres naines qui peuplent ce magnifique espace vert, nous rencontrons en chemin de charmants énergumènes de la race précédemment citée et nous constatons avec effroi que les bonnes manières manquent à certains. L’un de ces macaques-humains, pris d’une légère crise de folie, frappe ma pauvre Poutrelle à l’aide d’une feuille de papier et lorsque celle-ci s’emporte il se contente de baragouiner fébrilement un « c’est pas moi, j’ai rien fait » assez risible. Forte de cette victoire sur l’espèce condamnable, la grande gaillarde au bottes en cuir trace son chemin sous mon air ébahi. Nous pensions alors avoir constater suffisamment les défauts de l’espèce mâle mais il s’avère qu’un peu plus loin, alors que je rêvassais aux futurs aménagements de Mon parc en prévoyant tel ou tel rosier devant tel ou tel pan de tomates, un homme d’âge mur nous croise et poursuit sa route sans rien dire. Nous continuons toutes deux à développer notre puissance créative lorsque arrivées au kiosque, nous remarquons que ce même homme avait fait demi-tour pour venir à notre rencontre. Parce que décidément on est trop sympa et qu’on pensait que ce gentil petit gars voulait un renseignement, on le laisse nous accoster. Manque de bol, nous fûmes choquées d’être si aisément tombées dans l’embuscade. Le gougnafier déclame avec un accent exotique à peine dissimulé cette splendide sentence : « Je peux aller droit au but… ? ». La réponse nous vient en cœur : « Euh… NON ! ». Puis, traumatisées par ce déballage affectif nous imaginons une réponse toute autre et ma foi bien plus comique : « heu.. But je sais pas mais Darty c’est pas loin ! ». Belle preuve que garder le sens de l’humour et de la répartie quand un malade sexuel essaye de profiter de vous et de votre amie en même temps un samedi soir dans un parc public reste possible !
Si ce genre de rencontres devient presque familière ces derniers temps (je me souviens encore de ce jeune homme plutôt mignon qui m’a abordé devant chez Thibaud pour me déclarer son amour à travers la sublime question… que beaucoup m’envient, je vous jure… « c’est combien la passe ? ») je n’en reste pas moins surprise qu’il n’y ait pas plus de retenue de la part de certains psychopathes sortis de leur hibernation forcée pour retrouver le printemps et sa vertu… féconde !
Mais passons ces digressions. Après un sandwich peu diététique, je dois quitter ma chère Elsa pour retrouver ma chambre, Yannick et ses photos et la TNT de Baptiste (merveille de la technologie ce petit truc !). Je regarde indignée les Victoires de la Musique en écoutant Maeva contester la défaite de Daft Punk et regretter que le chevelu-barbu-au-nom-ringard de Justice ne dise pas un mot. Edouard Baer me fait hurler de rire avec sa reprise de Carlos et Julien Doré (ah…Julien Doré !! hum…) me ferait presque baver d’admiration (vous avez vu ce corps !).
Bref, j’ai mal au coccyx mais on s’en fout. J’ai du travail mais on s’en fout… je peux dormir… profitons-en !
Que dire ma chère Nanie…
voilà un petit article de
JOYEUX ANNIVERSAIRE
pour une pépette fan des pâtes au saumon comme on en fait plus !
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