Ca fait assez longtemps maintenant que j'ai cessé d'écrire sur ce qui se passe dans ma vie... peut-être que certains sujets ne valent pas le coup qu'on s'attarde... pourtant ces vacances de noël me ramènent à mon clavier et je tapote plus vite que je ne respire...

J'aime noël, j'ai toujours aimé ça et ça ne risque pas de changer. La famille, les cadeaux et le chocolat... bref, le paradis! Bien sur il y des ombres au tableau, des problèmes de bouteilles en cette période d'excès, mais dans l'ensemble tout est pour le mieux.
Apprendre à se détacher: voilà le remède miracle. Il suffit de se dire que si on ne peut pas régler tous les problèmes au moins on peut faire de son mieux sans se dire qu'on est incompétent. Alors je profite. J'écoute les blagues niaises mais toujours tordantes de mon père, je regarde ma grand mère jouer les folles juste pour faire plaisir à ma grande soeur délurée, je dévie les regards réprobateurs de ma mère lorsque je reprends du saumon et je fais semblant d'en vouloir à mon frangin quand il lance des vannes à ma petite soeur, tout juste remise de son entrée en collision avec une voiture....

Au delà de ça, presque plus rien n'existe. C'est ce qui est beau à noel: tout le monde est réuni et oublie ce qui peut gacher la fete. On est tous un peu aveuglé par les guirlandes, les bougies et autres décorations kitch et choc! Le sapin perd ses épines quand Newton, mon golden retriever, s'amuse à dévaler à toute blinde dans la pièce mais tampis. Le chat mange ce qu'il reste de saumon mais tampis. Mon grand père n'entend pas la moitié de ce que je lui raconte, mais tampis.

Et on ouvre les cadeaux, toujours plus nombreux depuis que tout le monde y met du sien. Des surprises, de bonnes surprises, et des classiques. Les paquets voltigent et jalonnent le parquet du salon. Des couleurs, du bruit de papier... c'est ça noel.
Après tout ça, on retrouve la traditionnelle indigestion, ce mal de bide qui vous ronge de l'intérieur mais qui ne vous fait en aucun cas regretter d'avoir repris trois fois de la dinde et d'avoir fini votre boite de chocolats.

On s'en fout, c'est une fois par an ... on a le temps de s'en remettre d'ici l'an prochain!
Les jours d'après noel s'enchainent toujours plus calmement. On revoit encore la famille, mais après tout on la voit toute l'année donc c'est pas vraiment exceptionnel. On mange les restes parce qu'on en fait toujours des tonnes. On s'émerveille encore de ses cadeaux parce que cette année les paquets ont remplacé l'argent et y'a pas à dire c'est quand meme ce qu'il y a de plus marrant. On reparle de la soirée et de ses écarts avec parfois un peu de morosité mais l'euphorie est encore là alors on se dit que ce n'est pas grave.
Voilà, la période de joie familiale s'achève là, mais la non moins estimable période de joie amicale la succède au pied levé.

Je pars le 29 Décembre. Je me trompe dans les trains du coup je me retrouve dans un de ces TGV Est hyper confortable qui vous donne envie de dormir au bout de cinq minutes (au moins on en a pour son argent!). J'arrive à Nancy, mon deuxième chez moi, avec une boule dans le ventre qui ne m'a pas quitté depuis quelques jours et qui ne vient pas de la dinde ou de la terrine mais bel et bien de l'impatience et de l'appréhension. A la gare ils m'attendent: Florian, Lucie et Géraud.

J'ai toujours ce sourire béat et un peu niais quand je revois Florian, non pas que je ne sois pas prète psychologiquement à l'idée de le revoir mais je me surprends toujours à etre véritablement ravie. Ca ne m'empèche pas en général de lui en mettre plein la tronche, meme si Manon prend de l'avance en s'attaquant à ses cheveux.

Beaucoup sont présents, mais il en manque (Vincent, Maeva, Thibaud et Yannick on a pensé fort à vous, c'est pas une consolation mais c'est sincère!). La pizzeria nous pose quelques problèmes de déplacements... il y a des faignasses dans le lot ou je ne m'y connais pas. Un diner avec des gens qui ont fait de mon année d'hypokhagne un rève...comment pourrais-je ètre plus heureuse? Les remarques fusent, les blagues, les anecdotes....

Et l'Envers nous accueillent. Mes petits bizuths sont au rendez-vous, bien qu'un chouillat mal en point! Danser...Danser...Danser encore... rien de tel pour faire revivre l'an passé. Pas de jerk, pas de Tainted Love mais TTC... la nuit n'est pas prète de s'arrèter.

Certains rentrent en voiture, d'autres me suivent chez Thibaud qui a eu la bonté d'ame de ma laisser ses clefs (je t'adore tu sais! lol). Anael gonfle un matelas pour rien, moi aussi d'ailleurs. Baptiste crie "A poil", Pauline lui dit de se taire... et Florian parle de la mer noire (étrange!). Au bout de quelques heures tout m'échappe. Le réveil sonne (Poupine et Thierry sont au rendez-vous) et Anael et son ami terminal dont je ne parviens pas à me rappeler le nom s'en vont. Baptiste et Pauline les suivent un peu plus tard. Et Florian et moi...eh bien...on redort!

J'ai l'impression d'avoir énormément dormi pendant ces quelques jours. Nous étions mème surpris de ressembler à ce point à des loques humaines...surtout quand il nous manque le sèche-cheveux (je sais que c'est de ma faute!). Ensuite, je pratique de nouveau mon activité favorite avec la personne qui m'a appris toutes les techniques: Le Feintage de légumes! Faire les courses avec Florian reste digne de la plus grande expédition. Tel Indiana Jones, il échappe au rayon Fruits pour arriver directement aux pates. Puis, après moultes tergiversations, nous saisissons de la purée (que mon père a aujourd'hui en sa possession avec un petit mot d'amour de Flo... c'est si émouvant!...espèce de dingue!) et des poissons panés (vendus par 15... la qualité!).

Faire à manger relève de l'exploit quand un adepte des clichés ancestraux se permet de vous faire des critiques. J'ai donc douloureusement expérimenté le concept de "la-femme-à-la-popotte" et mon verdict est le suivant: POOOOOOOUUUUUUUUUURRRRQUUUOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIII TANT DE HAINE?!!!!J'exagère, je le sais. Florian fait la vaisselle avec brio et sert également le jus de pomme et le coca à merveille. Le ventre plein... eh bien nous étions toujours aussi fatigués!

C'est alors que Florian eut l'idée du siècle: LE CINEMA! Le seul endroit en dehors de sa chambre où on est au chaud, dans le noir et ainsi plus enclin à dormir. Nous avons quelques peu hésité sur le choix du film mais comme de toute évidence Alvin et les Chipmunks a traumatisé mon acolythe, nous nous contentons d'un bon petit film romantique et nunuche: Ma vie n'est pas une comédie romantique (cf article précédent) qui a eu le don de nous faire flipper tant la ressemblance de Florian avec le personnage principal était évidente (surtout l'addiction au whisky). Quoiqu'il en soit nous ne nous sommes finalement pas endormis... et on ne s'en est pas plaint!

Une promenade de nuit avant un nouveau repas peu gastronomique et peu diététique et nous voilà repartis... au bar! O vice quand tu nous tiens! Florian joue le gentleman et on discute jusqu'à ce que l'heure de la fermeture approche. Je ne sais pas si cela vient de la bouteille de Despe de 75cl suivie du demi que tu as ingurgité mais, malgré quelques sujets que tu as maladroitement voulu évincé (je remarque tout n'essaye pas de faire semblant! lol) je crois qu'on avait jamais autant parlé et jamais aussi bien.

Nouvelle nuit dans l'appartement de Thibaud et là c'est le drame.... PAS DE REVEIL!!!! Il est plus de 13h, je prends le train dans trois heures et nous sommes encore avachis sur le magnifique lit deux places (jugé trop mou par Florian, mais incroyablement confortable pour moi). Alors tout s'enchaine. On fait de notre mieux pour ètre prèt assez tot pour pouvoir sortir un peu avant l'heure des adieux (sniff). Résultat: de nouveau au bar, avec du nectar d'abricot sur le pantalon et sur le pull parce qu'une fois encore Florian a voulu ètre trop galant (c'était mignon). Il reste quelques minutes avant que je ne gagne les Vosges pour la monumentale nuit du 31 Décembre.

Alors on se dit au revoir sur le quai (ça me rappelle un poème d'Aragon... euh désolée) et je ne te vois plus avant Juin... peut-ètre....

Je n'ai heureusement pas le temps de me laisser aller à la nostalgie! C'est la colère qui me gagne!!!!! THIBAUD TU ES EN RETARD! Je suis à la gare de Neufchateau (que je reverrai le lendemain toujours avec autant de pessimisme! Ils ont du mal là-bas avec les horaires). Je découvre les Vosges grace à GIFI (lol). Mes premières impressions: euh... c'est seulement maintenant qu'ils construisent des routes ici!

Arrivés chez Coline, on se prépare pour le grand soir. On est en avance chez Charles et tout le monde est en retard... mais on finit par ouvrir les bouteilles de champagne. Les petits fours faits maison par Thibaud et sa dulcinée ont du succès, beaucoup de succès, et l'atmosphère se détend très rapidement.

Le moins que l'on puisse dire c'est que les vosgiens savent accueillir... et ça fait plaisir de se sentir à l'aise. Je ne sais pas si l'abus de vins et autres alcools en tous genres et responsable de l'euphorie générale mais c'est en tout cas une belle soirée qui se prolonge grace à un repas délicieux, des jeux surprenants, des chorégraphies révélatrices et des conversations enflammées, jusqu'à 7h30, heure du whisky-coca apparemment.

Le bilan de la nuit est très bon: la gueule de bois, du marqueur plein la tronche et une paire de collants en moins (Kévin je t'en veux!). Je ne sais pas si je vous montrerai les photos de cette nuit, cela doit peut-ètre rester un mythe... ou pas!

Je rentre de nouveau à Nancy après une courte nuit et une visite en voiture de Neufchateau.

Et de Nancy, je regagne Chalons et ma famille me rappelle que le monde a continué de tourner pendant mon absence et pas forcément rond. Je suis fatiguée, heureuse et je n'ai pas le coeur aux états d'ames alors je me couche pour ètre en forme et affronter la réalité demain... demain c'est si loin...

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