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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php

Bienvenue, ô amis fidèles...

Voilà un peu ma vie, un peu celles des autres... à vous de voir....


Tant d'idées se chevauchent dans ma tête étriquée depuis ces dernières semaines. Mon monde s'éclairait après le chaos des révélations....

Croyant être sortie de ce cercle infernal, je livrais à ma couche mon passé ténébreux. C'est alors que l'évidence d'un manque, probablement plus mental que physique, a refermé la porte qui me menait au rêve, affaissant mon esprit sur la terre réelle....

Il y a de ces nuits où l'imaginaire vous échappe et où vous restez confronté à vos démons concrets....après tout, démons pour démons, ceux qui existent vraiment sont probablement plus faciles à battre....probablement...

Elle se dresse face à moi.

Alors, saisissant l'épée fébrile de mes espoirs et levant mon bras face à ce qui me répulse, je pourfends mon enfer qui s'envole en fumée....

Je m'étends de nouveau, assurée d'un sommeil clair et enchanteur, puisque plus aucune haine n'envahissait mon âme avachie et éreintée.....pourtant....les vapeurs dissipées se compactèrent en nuage.....et ce nuage pris une forme familière....

Horreur de la métamorphose!!! Le visage détesté n'était que le masque d'une bien pire harpie.....MOI! Mes traits indélicats et rondelets balançaient à présent dans les airs avec une virtuosité implacable. L'amas de poussière dessinait mes formes trop généreuses, ces formes que je rechigne volontiers.

La confrontation est insoutenable!

Alors, l'arme à mes pieds n'est plus que rouille, je n'ai plus la force de lutter, je me laisse aller au désespoir de n'avoir que Moi pour ennemie... et en me laissant la victoire je viens à bout de mon être sensible.

Pourquoi me battre?  Ma forme vaporeuse m'engouffre d'une traite, je ne suis qu'une bien triste bouchée à mes lèvres avides....moi et moi sont mêlés....informes....immondes!

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Mon rêve passager me ramène face à toi.

Tu es assis, affecté, devant mes draps dociles.

Je suis allongée, là, vivante mais comateuse. Mes mains plissées sont comme anesthésiées par les baisers de ta bouche-artifice.

Je ne ris plus, mes muscles zygomatiques ne se souviennent plus comment faire.... ils restent neutres et perdus..... Rien n'est plus laid que des lèvres insensibles....

Je sais que tu m'effleures avec délicatesse, avec amour peut-être, mais si mes yeux pleurent de ne pouvoir croiser les tiens sous ces paupières trop lourdes, je ne ressens plus que les gouttes d'eau salée qui s'accumulent sans gémissement. Tu regrettes les sanglots, tu t'en plaignais pourtant.....

Puis, mes perles de souffrances s'effacent pour laisser le champs libre à une rive asséchée. Les cils se collent. Tu les embrasses passionément, comme tu avais l'habitude de le faire lorsque tes mots ne touchaient plus mon âme perturbée....je le sais.... je ne le sens pas mais c'est une évidence.....

Inerte et muette......tu m'as toujours voulu ainsi, enfermée et soumise à tes désirs machistes. Te voilà exhaucé..... mais le voulais-tu vraiment? Tes prières de silence capturaient mes envies, mes pulsions, mes impulsions....en vain.

A présent, infirme, je n'entends plus ton souffle d'amertume, seule musique enchanteresse à mon ouïe perfectionniste... ce rythme lancinant de ton ventre qui se lève et se tasse.....mon ventre à moi n'est plus qu'un poids mort que tes caresses déséspérées ne sauront attendrir....

Alors, quand ton espoir ne vacille plus au son des BIPs intolérables du moniteur, quand tes larmes glissent sans frisson sur mon corps de pierre, quand tu cesses d'espérer que mes miroirs reflètent à nouveau le charmes de tes traits imparfaits....alors.....quand tu sais que je comptais.....je me lève d'un bond et je cours à la porte, imaginant ton mal et ma vengeance.....

....Tu m'aimes et je t'aimais....qu'y a-t-il de plus triste que deux temps qui ne concordent pas?

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Sentant monter en moi des talents de poète, je m'apprête à vous montrer combien une certaine personne compte pour moi, et ce en quatrains aux  Alexandrins réguliers aux rimes suivies.......son identité se dessine au début de mes strophes....

 

Lasse monotonie, ennui des jours d'été,

Pâle copie de rêve à mes yeux dévoilée,

Larmes coulant à flots de mes mélancolies,

Aucun de ces démons ne résistent à Lucie.

 

Unique et fabuleuse, amie chère et sincère,

Personne ne compose avec ton savoir-faire

Des cadavres exquis, exquises fantaisies,

Peuplant mes heures infectes avec tant de génie.

 

Comment pourrais-je avoir, pour te remercier,

Les mots justes et beaux que j'aimerais avancer

Dans cet hommage ingrat, mais en tout point sérieux?

Comment rendre les cieux jaloux de tes deux yeux?

 

Ils reflètent mes joies, capturent ma tristesse,

Et tout le firmament pourrait envier ma liesse,

Car j'ai rit grâce à toi  (et j'ai médit aussi,

Je ne le ferai plus à compter d'aujourd'hui).

 

Evitant "Gros Mollets", traitant de "Jus de moule",

Plus un sanglot d'émis, plus une larme coule,

Je retrouve en ces termes une joie infinie

Que mes éclats de rire ont sans doute trahit.

 

 

Merci pour ces délires à faire envie aux fous,

A l'Envers je les vois, là, tout autour de nous,

Quand "Tainted Love" appelle nos danses enflammées,

Ils n'ont d'yeux que pour toi, déesse des athés.

 

Inspirés, nos deux corps, sur la piste de danse,

Quand Mika nous parvient, entrent dans une transe,

Le ridicule absent de nos démonstrations

Eveille, je le sais, les plus grandes passions.

 

Ecoute donc mon chant, adorable charmeuse,

Il n'est qu'un son bien terne à l'ouïe d'une rêveuse.

Contemple donc mes vers, maladroits et frileux,

Ils ne sont que des mots bien pâles pour tes yeux.

 

Chère et douce Lucie, mon amie, mon espoir,

J'attends en écrivant l'heure de te revoir,

Et je sais, Dieu soit loué, que tu es toujours là

Pour écouter mes peines et les changer en joie.

 

Hé bien, il est l'heure! Je dois te dire Adieu,

Les mots viennent à manquer, ce n'est pas merveilleux!

J'attends donc ton verdict pour ces pauvres quatrains

Pas grandioses, avoue-le, mais qui sont mieux que rien...   

   
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La langueur des acalmies répétées du mois de mai permet aux moins courageux de s'adonner à quelques plaisirs innocents comme dormir jusqu'à onze heure du matin malgré la musique exaspérante qui innonde le couloir lugubre du troisième étage....

Je me lève avec en sourdine mes poussées de flémardise, je rougis en voyant l'heure et je porte à mes oreilles des sons plus mélodieux que cette radio-poubelle. Je danse malgré moi.... mais le ridicule ne touche que les gens accompagnés....alors pourquoi s'en faire?

La journée s'annonce pluvieuse mais je ne m'inquiète pas, je sais que Maeva, Baptiste, Yannick, Pauline et Florian surpasseront cette monotonie apparente. En effet, dès le déjeuner, nous trouvons, avec mes deux acolytes de la veille au soir, de quoi occuper notre temps. Les discussions suivent toujours des idées similaires mais se détournent sans cesse pour que le jeu en vale la chandelle. Un verre, un repas américain à souhait, une promenade sous la pluie....ce quotidien sans ampleur s'éclaire de mille variantes, de mille détails heureux, de mille perles de rires....

La tâche des révisions nous ramène à nos chambre mais là encore il n'y a rien de commun dans le traitement des cours: subordonnées relatives adjectives et substantives mènent la vie dure aux circonstancielles et autres conjonctives....ces termes barbares qui provoquent une migraine aux étudiants stressés à l'approche de l'examen me font sourire puisqu'ils n'évoquent d'abord et avant tout que nos débats argumentés et le partage de nos exemples qui manque parfois d'une touche de bienséance.

Soit, il me faudra apprendre ces mots insensés, puisque mon année d'étude en dépend en partie, mais je reporte volontiers cette oeuvre fastidieuse pour rendre visite à mon hôte favori.

Florian nous accueille avec le sourire, peu importe le nombre. Il trouve en Baptiste un preux adversaire lors d'un combat virtuel agrémenté de quelques cris stridents..... GOOOOOOOOOOOOAAAAAAALLLLL! Gogoles surtout!

Une partie de Monopoly consolidera les liens d'une nouvelle amitié avec Blandine, qui s'alliera à moi dans un élan de solidarité féminine prononcée contre le solitaire Yannick et ses beaux billets truqués. Le bon sens nous invite à stopper la partie.

La plupart des invités s'en vont. J'en profite pour m'étendre. Les deux fous continuent leur bagarre: 1-0, 2-0, 3-0, 4-0.....de quoi oter tout espoir au pauvre Florian dépité. Pourtant, probablement inspiré par la photo de notre nouveau président affichée ostensiblement dans sa chambre, il remonte au score avant de perdre honteusement aux tirs au but.... quelle injustice!

Et voilà, encore un repas copieux pour finir notre belle journée et consacrer la nuit aux révisions.... il n'y a pas de doute, l'hypokhagne rend heureuses ses tristes journées de pluie....

 

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Ecrire encore et toujours dans des situations particulières... voilà mon credo.Je souffre d'un manque de connaissance face à cette page blanche de concours blanc d'histoire...

 J'aimerais savoir retenir ces petits détails que les autres ingurgitent sans autre forme de procès... mais malheureusement ma mémoire défectueuse me joue des tours, comme toujours. Le talent me fait défaut, et je remplis au hasard, confusément, les lignes de mes copies interminées.

Je n'ignore pas que la tolérance du professeur connaît ses limites mais je m'attache à ne pas être brillante avec l'attitude juvénile d'une capricieuse vexée. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer et d'essayer encore, de lire et relire sans cesse, de programmer ce réveil maudit au plus clair de l'aurore...mais j'échoue invariablement....non pas dans les notes, ce serait hautain et barbare de me considérer comme mal lotie, mais dans l'assurance. "Socialistes et Communistes en France de 1918 à 1939": un énoncé qui me touche et m'évoque quelques conversations familiales... mais sans plus. Pas de plan, pas de triptique, pas de problématique. Juste des mots assemblés à la va-vite, sans grande parcimonie, et avec une maladresse qui témoigne de mon incapacité rebelle à utiliser ce cours que je connais pourtant. Je réécris l'histoire...ça sonne bien comme formule mais ça sonne faux. Alors Berstein et Milza je les envie.

Soit, cette épreuve s'achève. Tout supplice à une fin si on oublie Prométhée.... je ne suis pas de celles qui ont une portée titanesque. Je retrouve Florian qui porte le sourire d'un sarkoziste abouti. Personne n'est parfait. Je me délecte d'un repas poincariste, dans le tumulte des conversations post-élections. Je suis déçue des résultats, il est vrai, mais je ne peux m'empécher de sourire devant la béatitude peu commune de mon ami et devant les provocations de mes camarades socialistes.... j'évite de trop critiquer, je ne sais que trop où mène ce genre de débordements. Mais je n'en pense pas moins.

Par la suite, ma chambre nous offre un abris et Florian s'adonne à un spectacle ridiculement touchant avec cette peluche désormais célèbre de rongeur préhistorique. Bien sûr je ris. J'ai toujours été bon public et j'ai toujours été fière de cette aptitude à positiver dans les situations complexes.... après tout la vie est belle, je n'ai pas à me plaindre......alors pourquoi les mots "J'en ai marre" résonnent-ils dans ma tête avec une insistance quelque peu dérangeante.....?? La compagnie de ce plaintif congénital adorablement insatisfait ne m'agace plus, mais cette rengaine incessante me rappelle à chaque fois que l'année prochaine je n'entendrai plus ces expressions familières..... il faudra s'y faire....j'en souffre déjà.

Le latin me redonne du sourire, et efface ma nostalgie. Je me sens à présent en confiance dans cet athmosphère que je ne respire que depuis quelques mois. Je fais de l'humour pour masquer mon absence de révision pour les partiels d'après-demain et soutirer conseils et précisions sécurisantes.

Le Français me comble de bonheur. Emotive attardée, je relis Aragon avec délectation et Thibaud me tire de temps à autre de ma rêverie pour éviter que je ne craque.... je sais que beaucoup ne me comprennent pas. La poésie nécessite une sensibilité particulière dans laquelle j'ai baigné au lycée et qui me poursuit aujourd'hui comme un fardeau nécessaire. J'aime cette pesanteur exquise, ce renouveau des larmes à chaque nouveau vers, cette voix gargantuesque devenue presque naturelle et juste malgré les a priori que Mr Ke. et son humour m'inspiraient en début d'année... je le pensais incapable de saisir une profondeur non grivoise et de poser sur les mots une touche de sensualité et une résonnance poignante... je me suis trompée. Il aime la poésie.

Sortie de ma torpeur passagère, je me rends aux Artistes, centre de rencontre et de discussions enflammées.... je regarde Florian et Maeva parler avec une fascination qui me replonge dans la nostalgie. Et dire que si j'avais écouté ces propos dès la naissance j'aurais pu voter à droite.... le destin tient à peu de chose. Il sourit, elle sourit, je souris....il n'y a qu'en hypokhagne que l'on peut intéragir avec tant de plaisir sur des sujets aussi barbares que les 35 heures.

Mon milk-shake au caramel laisse une empreinte suave sur cette bouche qui a rit plus qu'à l'accoutumée.... mon bonheur de ces derniers jours me laisse perplexe, c'est là le problème...normalement il devrait y avoir quelque chose qui cloche mais cette nouvelle période optimiste évince les inquiétudes inutiles.

J'accompagne Florian, "puisque je n'ai rien de mieux à faire", et l'observe en train de faire ses courses avec une stratégie propice au slalom entre les fruits et les légumes. Son vaste appartement le pousse à combler le vide par des remarques politiques que je ne partage pas mais que j'écoute là encore avec une objectivité de "la gauche sectaire". Il rit. Il a gagné. Je sens que ces prochaines semaines vont être longues, très longues.... "tout ça à cause d'un hongrois".... ça me fait mal.

Il me raccompagne galamment, faisant toutes les reflexions susceptibles d'attirer sur lui mes coups. Mais je me retiens... enfin j'essaye, mais la musique de Bébé Lilly qui me trotte dans la tête assourdit ma bonne conscience....

La sonnerie de la cantine me ramène à la réalité temporelle, oubliée pendant ces quelques heures de battement. Le Maori sera notre refuge, avec Baptiste et Maeva, après un repas peu ragoutant...."ragôutant"....ce mot est atroce! Mais le beignet Nutella-Coco, lui, était délicieux. Je suis Baptiste au Match et nous entretenons une conversation surprenante autour du nom de ce magasin et de sa transcription en verlan...je ne sais pas si l'on peut considérer cela comme instructif, mais c'est la garantie d'une bonne marade.

Enfin, nous voilà en salle informatique: Maeva et Baptiste arrache les dents d'un être virtuel pendant que je tapote sur mon clavier. Maeva perd.... mais elle se console avec un Pez récemment offert et avec une petite imitation du nouveau président....

La journée aura mal commencé....mais elle s'achève avec des rires.

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Si je me souviens bien, c'est en première que j'ai assisté au concert de ce fou! Depuis je l'écoute pour rigoler, pour me défouler, et pour me rappeler .... des méfaits de l'alcool!

Arno

sa vie:

Arno est né en 1949 à Ostende dans un taxi, d'un père socialiste, qui écoutait beaucoup de jazz et d'une mère qui faisait la vaisselle en chantant Brel et Gréco.
Arno a toujours été attiré par la musique, depuis son enfance. Il achète un harmonica parce que son grand-père en joue. Sa grand-mère est anglaise, chante et joue du piano dans les cinémas de la côte, lui chantant du Fréhel. A 16 ans, il commence à jouer, a 17 il entre dans sa période Beatnik, et fait sa première fugue à Bruges, 4 jours sans rentrer à la maison. A 18 il donne son premier concert au festival de rock d'Ostende, avant poste du rock anglais en Belgique. (du temps de sa grand-mère les vedettes de music-hall, Mistinguett, Joséphine Baker, Maurice Chevalier, commençaient leur tournée au casino d'Ostende).

anecdotes:

Musicien

 

 

 

 

Joue de tout très mal : "Je suis le plus mauvais musicien du monde, juré sur mes 2 bonbons"
Européen
Défenseur intransigeant du son européen contre le colonialisme anglo-saxon, paradoxalement, il part enregistrer à Nashville pour son producteur.
Il écrit une chanson "Putain c'est vachement bien, on est tous des Européens...". En 1978, il fait un séjour de 3 semaines aux États-Unis, il revient avec la ferme conviction qu'il faut exploiter nos propres caractéristiques. "Pas la peine de copier l'Amérique, on est battu d'avance. Il faut faire de la musique Européenne". Arno ne tient pas en place plus de 2 semaines, et a même été en analyse pour savoir pourquoi : parce qu'il est né près de la mer lui a t-on répondu !

 


Langue
Arnaud est bègue trilingue : anglais, français, flamand. Quand il écrit, le choix de la langue se fait de manière impulsive, mais il a plus de facilités à écrire en anglais. Il trouve le français riche mais le maîtrise mal. Pourtant il chante le plus souvent en anglais "si je chantais en français, je ne serais pas compris dans les pays dans lesquels je tourne très souvent comme l'Allemagne et la Hollande."
Au début, ne voulait pas écrire une chanson en français, mais sa maison de disques y tenait, pour les radios. Alors, il a fait n'importe quoi et ça s'appelle "Vive Ma Liberté"




"Depuis 24 ans que je joue, j'ai un gros bagage. J'écoute plein de choses et je fais mon pot-au-feu avec... Je suis une vraie dynamo, j'emmagasine tout ce que j'entends et que j'apprécie."
Influences majeures: Brel, Sonny Boy Williamson, Dylan, Adamo.
Grand amateur de soul (Tamla Motown, James Brown) et de blues. Son idole : Sonny Boy Willamson (harmonica).Il écoute de tout (sauf la country).
Il aime Fréhel, Adamo, le grand rock anglais ("depuis les Sex Pistols et les Clash, y'a plus de grands groupes anglais"), les 22 Pistepirkko, les Négresses Vertes, Dutronc, la Mano Negra, Rage Against the Machine, Noir désir, Gallon Drunk, Black Crowes, REM, Red Hot Chili Pepers, Pearl Jam.


Il aime
- sa femme Marie-Laure (elle lui a écrit le texte de "Martha Ma Douce") et son fils.
- travailler avec des gens qui font des critiques, qui ne disent pas tout le temps : "Arno,c'est formidable, tu es génial" d'où le choix de Glenn Rosenstein.
-"Faire la musique, c'est m'amuser quoi. Et je gagne du fric avec ma musique, mais je ne veux pas que ça devienne un boulot."
- la scène : 20 ans de scène (120 concerts en 1992. Fait ça depuis des années). "C'est la base. C'est comme ça que l'on rencontre le public." (le 25 novembre 1993 : concert à l'Elysée Montmartre, premier concert parisien depuis la Cigale en juin 1990. Reprend, comme en 90, la chanson de Brel "Le Bon Dieu" et un quart d'heure TC Matic (Que Pasa, Putain putain).
- Composer des musiques de films : il en a déjà enregistré plusieurs. ("Lonesome Zorro" pour "Merci la vie" de Bertrand Blier (parce que Dylan était trop cher), pour "Abracadabra", la chanson "Gimme the Gift to Fly Away" rajoutée dans l'album pour "Faut-il aimer Mathilde? " qui est sorti en Novembre 93,
- Films : ceux d'Henri Stork (qui réalisa dans les années 20 les premiers documentaires engagés et politiques sur la condition des ouvriers en Belgique).
- Peinture : les personnages dépravés de James Ensor, célèbre peintre expressionniste d'Ostende (1860-1949)
- le roi des Belges, car royaliste.
- Cuisine : a un penchant pour la grande cuisine française : "Faire la cuisine est un art, c'est bon pour la tête, les gens qui ne mangent pas bien il leur manque la vie"
- les bars de Bruxelles, (il boit de la bière Rodenbach et du Wortegemsen (genièvre au citron) glacé.
- Expression fétiche : "Quel bazar"
- les fanfares : "J'aime ça, c'est très social : les gens descendent dans la rue pour les voir, c'est gratuit.. Et puis ça fait partie de notre folklore."

Il n'aime pas
-
Dit "zut" aux conventions et aux à priori.
- Les interviews ("Je ne suis pas très chaud pour les télés mais je dois faire quelque chose pour ma maison de disques.")
- le play-back "je trouve que c'est de la branlette, ce n'est pas mon truc."
- n'aime pas beaucoup les États-Unis, cf "I sold my soul to MTV", "en Europe et en Amérique, on mange tous la même salmonelle. Et MTV, c'est de la salmonelle."
- les communistes et le froid
- Hergé
- la country ("J'ai rarement entendu une musique aussi gonflante"),
- le jazz-rock
- la petite pop anglaise sortie grâce à NME ou à Vox : les Smith ou Morrisey en solo
- les cow-boys ("Je suis pour les Indiens")
- "être confronté au cliché des frites même si les frites ici, c'est pas McDonald"

des paroles sympas:

je ne veux pas être grand

 Depuis que je suis sur terre
J'ai les yeux de ma mère
J'ai le reste de mon père
Et ça vaut mieux que le contraire

Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici

[Refrain] :
Je ne veux pas être grand
Jamais adolescent

Ils ne savent plus ce qui est vrai ou faux
Ils doivent parler à Dieu pour être beaux
Le soir ils regardent le télé
La télé dit la vérité

Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici

[Refrain] x2

Moi je reste dans mon lit
Je n'bouge plus d'ici

[Refrain] x3

Vive ma liberté

Quel bruit fait mon cerveau quand je pense à rien
Je n'suis pas malheureux mais je n'suis pas bien
Merci, bonjour, salut, ça va ?
Je suis jaune , vert, bleu, lilas
La vie des autres c'est pas une vie pour toi
Je chante une chanson de n'importe quoi

[Refrain] :
Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté, yoh, yoh, yoh
Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté

Aili ailo je ne suis pas méchant
Mais le pire de tout je suis content
Je suis des boules de pétanque
Qui se touchent en dansant le tour des romances
La vie des autres c'est pas une vie pour toi
Je chante une chanson de n'importe quoi

[Refrain]

Je chante une bête chanson à la française
Avec des mots bêtes et artificiels
Avec des mots branchés et intellectuels
Je chante une bête chanson à la...

[Refrain]

Pour toi et le monde entier x2

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Le crime de Monsieur Lange (1935)

Grâce au conseil avisé de Lucas, digne représentant de la race khâgneuse qui se charge d'initier ses adeptes de la classe inférieure, Maéva et moi avons pu visionner ce chef-d'oeuvre du 7° art dans le confort relatif de ma petite chambre d'internat.

Voilà donc ce qu'on peut dire de ce film.

Je ne suis pas une critique de cinéma alors je me contente d'un résumé et de deux trois photos.... à vous de le regarder pour vous faire votre propre opinion.

Résumé:

Amédée Lange et son amie Valentine expliquent à des frontaliers les raisons de leur fuite:

Lange, un doux rêveur a assassiné Batala, I'ancien patron d'une imprimerie devenue coopérative ouvrière.

Ce n'était que justice. Il avait grugé ses ouvriers, "engrossé" une jeune blanchisseuse et escroqué bon nombre de commanditaires.

 Il s'était enfui avant d'être poursuivi et était passé pour mort dans un accident de chemin de fer.

Les ouvriers, organisés en coopérative avaient "remonté" I'entreprise et Batala était réapparu pour "récupérer" son ''bien".

 Lange, le doux rêveur, I'avait abattu et avec la complicité de la coopérative, s'était enfui.

 Les frontaliers les laissent partir.

et que du beau monde, voilà la fiche du film:

Réalisation Jean RENOIR
Scénario Jacques PREVERT, Jean RENOIR d'après une idée de Jean CASTANIER
Production OBERON
Producteur André HALLEY DES FONTAINES
Distribution Minerva (France)
Photographie Jean BACHELET
Dir. Technique Maurice BLONDEAU
Décor Jean CASTANIER, Robert GYS, ass. Roger BLIN
Montage Marguerite HOULLE, Marthe HUGUET
Musique Jean WIENER
Chef d'orchestre Roger DESORMIERES
Chansons Au jour le jour, à la nuit la nuit de Joseph KOSMA
Son Guy MOREAU, Louis BOGE, Roger LOISEL, Robert TEISSERE
Directrice de prod. Geneviève BLONDEAU
Assistants Réal Georges DARNOUX, Jean CASTANIER
Stagiaire Luchino VISCONTI
Scripte Marguerite HOULLE
Cadreurs CHAMPION assisté de BREVIGNON
Dir. Technique Albert ASSSOUAD
Administrateur LAGNEAU
Maquillage MEJINSKI
Tournage octobre-novembre 1935
intérieurs Studios de Billancourt
Extérieurs Paris, Le Tréport
Procédé 35 mm, noir et blanc
Enregistrement Marconi
Longueur 2 304 m.
Durée 84'
Première 24 janvier 1936, Aubert Palace,Paris
3 avril 1964, Normandie Theatre, New-York
Septembre 1965, Londres
   
Interprétation René LEFEVRE ( Amédée Lange )
  Jules BERRY ( Batala )
  Henri GUISOL ( Meunier )
  Maurice BAQUET ( Charles )
  Marcel LEVESQUE ( Le concierge )
  Jacques B.BRUNIUS ( Baigneur )
  Marcel DUHAMEL ( Le contremaitre )
  Jean DASTE ( le maquettiste )
  Paul GRIMAULT ( Louis, un typo )
  Guy DECOMBE
Fabien LORIS
Henri St ISLES ( Les ouvriers de la maison d'édition )
  Edmond BEAUCHAMP ( Le curé dans le train )
  Sylvain ITKINE ( L'inspecteur Juliani )
  René GENIN ( Un client à l'auberge )
  FLORELLE ( Valentine )
  Nadia SIBIRSKAIA ( Estelle )
  Sylvia BATAILLE ( Edith )
  Odette TALAZAC ( La concierge )
  Claire GERARD ( La prostituée )
  Janine LORIS ( Une ouvrière )

bon, si ça suffit pas, voilà des citations de gens calés sur le sujet:

" Voilà encore le cas, fréquent chez Renoir d'un film qui, à force de vérité même, devient vite purement féérique... M O N S I E U R LANGE est de tous les films de Renoir, le plus spontané, le plus dense "en miracles" de jeu et de caméra, le plus chargé de vérité et de beauté pure, un film que nous dirions touché par la grâce."
François Truffaut, LES FILMS DE MA VIE, 1975


"Il ne s'agit pas d'anticléricalisme scientiste et pesant, mais de la tradition rimbaldienne et surréaliste, un anticléricalisme d'iconoclaste, où le scandale prend comme une valeur spirituelle. A ceux que cela affligerait, une petite histoire pour en finir. Il est question, parait-il, que RENOIR tourne un film d'inspiration nettement communiste (style 36). Mais premiêre condition: pas d'attaque contre le clergé et l'armée. Je donne l'anecdote pour ce qu'elle vaut."
Roger Leenhardt, ESPRIT (1er mars 1936).

bon film....

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Bien sûr le climat assomant des concours blancs pourraient nuire à mon enthousiasme naturel. Bien sûr les grandes conversations téléphoniques avec mon "ami-ambigu" pourrait me déprimer et le plonger dans un état végétatif.

Bien sûr les doutes et les petits soucis ne sont pas totalement absents...

...mais je vais bien!

Je sais que "tout le monde s'en fout", ou du moins devrait s'en foutre, mais ça fait plaisir de le dire: je vais bien!

Je pourrais casser la tête de mes blogonautes avec cette répétition insensée, mais tampis:

 je vais bien!

"TOUPIDOU!" voilà mon nouveau cri de liesse! ça me va pas trop mal: c'est ridiculement sympathique et on s'y fait assez vite! Adopté!

Le pied ce serait que ce soit contagieux! Mais il faut peut-être pas que j'en demande trop.

Certains copient mon "Toupidou", d'autres le critiquent... ainsi va la vie...

J'espère seulement que personne ne souffre à cause de moi, ce serait un truc à vous casser le moral! Je sais bien qu'à vouloir parler et ressasser les vieilles histoires j'en affecte plus d'un, et je m'en excuse sincèrement.

J'aimerais tellement que tous rient autant que moi.... pas forcément avec un rire aussi naze mais qu'il y ait au moins un effort de démarcation à noter.

Il m'arrive de me lasser de rire, je l'avoue. Il m'arrive de fermer ma porte d'internat à clé et de faire comme si je n'étais pas là quand on toque, je l'avoue. C'est rare mais des fois ça soulage. C'est un peu comme un rechargement de batteries, une acalmie dans mon euphorie généralisée. Parce qu'il faut pas croire que je fais que sourire bêtement...non...des fois je travaille aussi....des fois....

Bref, il faut le dire quand on va bien. C'est tout ce que je voulais transmettre comme message dans cet article assez bizarre, même pour moi.

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Mes personnalités se chamaillent et étouffent dans la rature, brouillon de mes ébats décharnés. Convulsive plagiaire, j'assassine l'immaculé dans l'érotique de mes cliquetis...

 

Je saisis un ouvrage, au hasard de ma volonté imparfaite, et j'accapare un mot, une phrase, une idée, une virgule, pour combler ma lacune maladive. Le "se sentir vivre", substantivé de Baudelaire dans les Pensées Eparses de son Coeur Mis A Nu, attire mon regard profane. Je tente d'en saisir la force, mais elle m'échappe. Dans ma confusion, je tourne les pages, et un rictus déforme mes lèvres engourdies: "Nous aimons les femmes à proportion qu'elles nous sont plus étrangères. Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste. Ainsi la bestialité exclut la pédérastie"....analyse compromettante de la relation amoureuse....

Je continue mon voyage au coeur du talentueux, sans guide, sans boussole, mais avec l'ignorance nécessaire à l'émerveillement devant la formule juste: "Qu'est-ce que l'amour? Un besoin de sortir de soi. L'homme est un animal adorateur. Adorer c'est se sacrifier et se prostituer. Ainsi tout amour est-il prostitution."... un égoisme relatif, relatif à soi, comme tout égoisme...

Forte de ses nouvelles pensées débauchées, je m'apprête à recevoir. Laissant pour un temps mes allusions sacrées, j'attends que l'on toque. Je ne remettrai plus le nez dans ce livre intimiste, du moins pas aujourd'hui. Je fuis la solitude pour une après-midi entre amis.

Il en sera de même pour la soirée: un Wok (sur les conseils de Thibaud) dégusté sur le kiosque de la Pépinière qui se prète à merveille à nos réunions en petit comité. Martin dévore, Maeva expériment les baguettes, Cécile trouve, comme nous tous, que le repas est "très bon" (l'écho du kiosque, ajouté à nos répétitions apoétiques, ont ressassé ce jugement pendant tout le diner), et Blandine nous a rejoint. Elle découvre le secret de nos soirées classiques et reviendra souvent, je l'espère.

Le Harem donne à notre épopée les résonnances d'un autre monde. Le thé et la fumée endorment nos sens déjà anesthésiés par le manque de sommeil et la chaleur ambiante. Des nuages, des conversations, des rires... il y a dans la classe préparatoire une forme de mystique.

Nous quittons cet oasis. Un film nous attend. Mes paupières sont lourdes mais je distingue encore l'écran et Maeva contemplant ce témoin du talent de Renoir. L'aurore du dimanche enfermera ces acteurs, la fraîcheur d'un jour encore vierge vient effacer Le crime de Monsieur Lange. Le noir et blanc laisse sa place à la clarté orangée du matin.

Mais je reste dans l'obscurité. Le narguilé m'enivre, vertige de mes pupilles orientales. Mon iris aimanté chavire une dernière fois dans les effluves cerise et je m'éteins.....jusqu'à demain.

 

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La fin de la semaine ouvre la porte des bars et des restaurants à l'hypokhâgneux primaire. En quittant le lycée, après une semaine d'efforts et peu de réconfort, nous décidons de nous prélasser en terrasse d'un bar, non loin de la place Stanislas. Manon comble le manque qu'elle avait laissé en nous abandonnant... Le cercle retrouve sa contenance.

L'alcool et l'annonce d'une semaine de concours blancs éreintants délient nos langues fourchues. Je dis du mal. Miracle ou Réveil de ma nature profondément ténébreuse, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, en terrain ami, j'emploi parfois en abusant des réflexions idiotes. Mes adorables congénères me confortent dans cet exercice qui, malheureusement, au final, ne me procurera aucune liesse. Je profite néanmoins de cet instant de cohésion, signe de mon intégration à ce groupe d'êtres délicieusement différents. Je persiste à croire que je n'aimerais être nulle part ailleurs.

Je m'éloigne pourtant, en compagnie de Maéva, toujours présente et toujours nécessaire, et retrouve mon étouffante chambre d'internat. Je m'apprête à passer la soirée avec Vincent qui supporte sans broncher mes coups de poings et mes vannes répétés. Un repas aux petits oignons devant des pigeons qui n'obéissent qu'à moi et rechignent à fuir les menaces de mon ami, une bouteille de coca-cola light au citron vert, une chaise confortable mais pas pratique, de la musique, de la lecture, et parler, écouter, se connaître. Je remise avec plaisir cette soirée dans ma mémoire capricieuse, ma jupe quant à elle en gardera un très mauvais souvenir.

Je retrouve Maeva que la khôle de français inquiète, à tort. Je cherche à lui redonner du courage mais je n'ai pas de talent pour dire aux gens que j'aime qu'ils sont formidables. Il n'en sort que des maladresses qu'elle écoute malgré tout.

Je saisis un recueil aimé et Tristan Corbière se dévoile à mes yeux. Maeva m'invite à en lire quelques vers. Je le fais. Je bafouille. Les mots sont tellement vrais que seul le naturel de son auteur saurait leur rendre justice.

Maeva quitte ma chambre. La chaleur caniculaire de ce mois atypique place entre moi et le monde des rêves, que je chéris avec ferveur, une frontière impalpable et pesante. Je parviens finalement à traverser ce nuage.... il est plus de deux heures, le matin s'annonce trop pressant. 

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