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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php

Bienvenue, ô amis fidèles...

Voilà un peu ma vie, un peu celles des autres... à vous de voir....


Découverte du 7° art, grâce au petit frustré au T-shirt noir.....

ROIS ET REINE

 

Résumé:

Nora (Emmanuelle Devos) a trente cinq ans et un fils, Elias. Elle s'apprête à épouser un homme riche, correct, « qui lui convient » comme elle l'affirme. Ismaël (Mathieu Amalric) est un musicien légèrement suicidaire, qui vient de se faire interner dans un hôpital psychiatrique à cause d'un mystérieux tiers. Avant, tous les deux se sont aimés, à la folie. Aujourd'hui, il souffre au grand jour alors qu'elle reconstruit à tout prix. Jusqu'au jour où son père qu'elle aime tant doit mourir, brusquement.

 

La structure:

Scindé en deux parties communicantes, Rois et Reine est bel et bien constitué de deux histoires : le portrait d'une femme, pas spécialement sympathique, toute en apparence de réussite, et celui de ces hommes, humains trop humains, qui gravitent autour d'elle. Une construction dont découlent des scènes très contrastées, ces fameuses scènes « desplechiennes », qui semblent puiser dans la réalité la plus commune. Mais chez lui, le commun se détache du trivial, du « bassement humain », comme ces comédies de mœurs moqueuses à souhait qui envahissent les écrans de cinéma. Ici, le regard du metteur en scène perçoit et dévoile la part de l'Humain dans le moindre geste, ce qui rattache chacun de ses personnages à une humanité bien plus grande que le film lui-même. D'où sans doute les nombreuses références aux mythes classiques (via ces affiches sur les murs, ou encore le dessin que Nora offre à son père). Hommes et femmes y sont bien des rois et des reines, pris dans cette tragi-comédie implacable, la vie. Même Nora, personnage fermé et froid, se complexifie au contact des hommes qui ont fait sa vie : ce premier amour, qui se suicide devant elle alors qu'elle est enceinte, puis Ismaël, qui ne peut combler son besoin de stabilité, et enfin son père (Maurice Garrel), dont elle fût la favorite et qui, au seuil de la mort, va lui écrire une lettre emplie de haine.

Ce qui impressionne dans ce film de Desplechin, c'est cet incroyable talent de directeur d'acteur. Certes, Devos, Amalric, Garrel, etc... sont tous formidables par eux-mêmes, pour leur simple présence à l'écran. Mais le cinéaste possède cet art du groupe, cette fameuse « famille » qu'on retrouve ici, agrandie d'un Hippolyte Girardot hallucinant en avocat juif totalement défoncé. La famille, c'est le sujet du film, son cœur palpitant. Nora demande à Ismaël d'adopter Elias, pour qu'il ait un père, ce père qu'elle est en train de perdre. Il y a ceux qui cherchent à tout prix à tisser du lien familial - Nora avec son fils ou les parents d'Ismaël, qui souhaitent adopter un proche qui vit avec eux depuis longtemps. Et il y a ceux qui refusent de jouer leur rôle attendu - le père de Nora n'est pas aimant, et Ismaël refuse d'être un père pour Elias.

Fuite des hommes ? Au contraire, le film leur laisse cette immense liberté de ne pas entrer dans le jeu qu'elle veut imposer aux autres, ce besoin compulsif de famille qui ne rime à rien. A la manière d'un héros de western qui donne une grande leçon de vie à la fin d'un film de Ford, Amalric expliquera son refus à Ismaël, il lui parlera de la vie. Une scène qui semble sortie d'un film d'une autre époque, car le cinéma a perdu l'art d'énoncer les choses. Le genre de scènes qu'on oublie pas. Entre drame et comédie, Desplechin réussit ainsi à trouver un équilibre étrange, incertain, qui tient par son sens du personnage et du genre. Toute la partie consacrée à Ismaël est ainsi un grand moment de burlesque à l'américaine. Ismaël chez son psy (une énorme Mama africaine), Ismaël et Girardot en train de dérober des médicaments à l'hôpital comme s'ils étaient au supermarché, Ismaël en pleine hystérie face à Deneuve, Ismaël dansant sur du hip-hop : chaque scène révèle une fantaisie qui vient contrebalancer la partie consacrée à Nora. Au sommet de son art, Amalric n'a jamais aussi bien interprêté la mélancolie borderline, le désespoir joyeux. Magnifiquement « dessiné », chaque personnage existe pleinement en quelques plans, et le comique des situations fait le reste.

Il y a beaucoup de fantômes, de souvenirs et de plaies béantes dans ce film dont la souffrance semble être le moteur principal. Il y a du chaos aussi, des formes qui se cherchent (Nora filmée façon reportage télé au début puis à la fin du film), en un mot : du risque. Sortant des terrains battus, Desplechin essaie, tente une fiction à partir de deux histoires, ose le personnage antipathique, croise le lyrisme et le naturalisme. On est parfois désarçonné devant cette hétérogénéité assumée par le film, comme dans cette scène de flash back où décors réalistes et décors théâtraux se mélangent de plan à plan. Mais il souffle dans Rois et Reine une énergie qui l'emporte. Parce que Desplechin est un grand cinéaste. Parce qu'il ne débute pas son film sur la musique de Moon River pour rien. Parce ce que le dialogue au musée entre Ismaël et Elias est sans doute l'une des plus belles choses que l'on ait pu vivre au cinéma depuis bien longtemps.

Rois et reine
Un film d'Arnaud Desplechin
France, 2004, 150 mn
Avec Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Hippolyte Girardot, Catherine Deneuve, Maurice Garrel

Voilà vous avez eu le point de vue de je ne sais qui sur ce film....je sais bien que j'ai moins de talent pour dire de quoi traite ce petit chef d'oeuvre alors je vais me contenter d'un point de vue bref et peu éloquent...juste au cas où tout ce qui vient d'être lu ne vous aurez pas convaincu (même si j'en doute):

Je ne sais pas si cela tient à la présence de mes compagnons de séances films, ou à la fatigue qui m'accable ces derniers temps mais j'apparenterai cette projection à un envoûtement.... Emmanuelle Devos et son visage sublimement atypique laisse une trace sur mes pupilles qui picotent, exténuées par la contemplation attentive d'un tel spectacle.

Comment vous le dire? Je l'ai détestée presque autant que son pauvre père qui aurait préféré vivre pour la voir périr dans la souffrance. Je l'ai enviée lorsque les conséquences de son inconstance ont condamné des hommes si amoureux transis que la folie s'est emparée d'eux avec l'élan irréel et impalpable de la passion. J'ai eu pitié d'elle lorsque les révélations de son père ont rendu bien pâle la fraicheur de son teint...Et j'ai aimé cette femme, fascinée par sa dramaturgie timide, par sa capacité à agir sur le monde qui l'entourent, sur ces hommes qui, au final, n'existent qu'à travers elle, et sur son propre destin, balançant langoureusement entre tragique et bonheur fugasse...

Pourtant, c'est Ismaël qui me bouleverse le plus....seul rescapé de ce tableau de chasse. Il est à la fois poéte, musicien, et suicidaire....mais n'est-ce pas la même chose, somme toute? Il ne parle pas "fort", il parle "normalement"...mais ses mots d'une imperfection fragile et touchante lui convie un pouvoir de guérison face à un amour conflictuel et dévorant. Je l'entends encore réciter ces vers choisis avec une intelligence que j'aimerais posséder....apollinaire, nerval....et tant d'autres... Il affronte son enfer personnel, sur lequel cette incroyable Reine exerçait un pouvoir destructeur....oulala...c'est trop lyrique! Que je suis nulle pour exprimer ces choses!

Le mieux reste encore que vous en fassiez vous même l'expérience...

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Grâce à un pauvre khagneux en manque de T-shirt propre et, parfois, de sommeil,  nous avons étrangement pu nous délecter d'un nombre phénoménal de films dans le confort relatif de ma chambre d'internat. Choisir parmi ces petites brides de culture cinématographique n'a pas été évident, mais cet article concerne celui qui aura coûté à Ghilem une promenade à la médiatèque nancéenne, à savoir:

UN HEROS TRES DISCRET

RESUME:

Depuis l'enfance Albert Dehousse a toujours rêvé de devenir un héros. En 1944, il décide, pour les derniers mois d'une guerre qu'il n'a pas faite, de quitter son Nord natal et de partir à Paris. Installé dans la capitale, il consacre tout son temps à collecter des informations sur la résistance. Il se fait ainsi passer pour un lieutenant résistant auprès de son logeur, ce qui lui évite entre autres le paiement du loyer. Peu à peu, la période étant propice aux rencontres, son culot et ses mensonges lui permettront d'infiltrer et de berner les plus hautes sphères de l'armée.

MA MODESTE CRITIQUE:

J'ai du mal à savoir si je dois admirer ce gars ou le détester pour ce qu'il a fait du souvenir de la résistance....à vrai dire, je préfère l'admirer!

Comment un mec insignifiant, sans aucun talent littéraire, a-t-il commencé par plaggier des oeuvres dans sa chambre d'enfant pour finalement pousser l'imposture en subtilisant l'identité d'un résistant de la deuxième guerre mondiale? Comment cet homme est-il passé de l'apprentissage d'un vocabulaire basique à la création d'une figure héroïque?... j'avoue que ça me fascine!

Faites-vous votre opinion...

 

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Chose promise, chose due.....voilà, pour le plus grand plaisir de Tatiana, un autre chef d'oeuvre de mon très cher poète....

Plainte pour le quatrième centenaire d'un amour

L'amour survit aux revers de nos armes
Linceul d'amour à minuit se découd
Les diamants naissent au fond des larmes
L'avril encore éclaire l'époque où
S'étend sur nous cette ombre aux pieds d'argile
Jeunesse peut rêver la corde au cou
Elle oublia Charles-Quint pour Virgile
Les temps troublés se ressemblent beaucoup
Abandonnant le casque et la cantine
Ces jeunes gens qui n'ont jamais souri
L'esprit jaloux des paroles latines
Qu'ont-ils appris qu'ils n'auront désappris
Ces deux enfants dans les buissons de France
Ressemblent l'Ange et la Vierge Marie
Il sait par cœur Tite-Live et Térence
Quand elle chante on dirait qu'elle prie
Je l'imagine Elle a les yeux noisette
Je les aurai pour moi bleus préférés
Mais ses cheveux sont roux comme vous êtes
O mes cheveux adorés et dorés
Je vois la Saône et le Rhône s'éprendre
Elle de lui comme eux deux séparés
Il la regarde et le soleil descendre
Elle a seize ans et n'a jamais pleuré
Les bras puissants de ces eaux qui se mêlent
C'est cet amour qu'ils ne connaissent pas
Qu'ils rêvaient tous deux Olivier comme Elle
Lui qu'un faux amour à Cahors trompa
Vêtu de noir comme aux temps d'aventure
Les paladins fiancés aux trépas
Ceux qui portaient à la table d'Arthur
Le deuil d'aimer sans refermer leurs bras
Quel étrange nom la Belle Cordière
Sa bouche est rouge et son corps enfantin
Elle était blanche ainsi que le matin
Lyon Lyon n'écoute pas la Saône
Trop de noyés sont assis au festin
Ah que ces eaux sont boueuses et jaunes
Comment pourrais-je y lire mon destin
Je chanterai cet amour de Loyse
Qui fut soldat comme Jeanne à seize ans
Dans ce décor qu'un regard dépayse
Qui défera ses cheveux alezan
Elle avait peur que la nuit fût trop claire
Elle avait peur que le vin fût grisant
Elle avait peur surtout de lui déplaire
Sur la colline où fuyaient les faisans
N'aimes tu pas le velours des mensonges
Il est des fleurs que l'on appelle pensées
J'en ai cueilli qui poussaient dans mes songes
J'en ai pour toi des couronnes tressé
Ils sont entrés dans la chapelle peinte
Et sacrilège il allait l'embrasser
La foudre éclate et brûle aux yeux la sainte
Le toit se fend les murs sont renversés
Ce coup du ciel à jamais les sépare
Rien ne refleurira ces murs noircis
Et dans nos cœurs percés de part en part
Qui sarclera les fleurs de la merci
Ces fleurs couleurs de Saône au cœur de l'homme
Ce sont les fleurs qu'on appelle soucis
Olivier de Magny se rend à Rome
Et Loyse Labé demeure ici
Quatre cents ans les amants attendirent
Comme pêcheurs à prendre le poisson
Quatre cents ans et je reviens leur dire
Rien n'est changé ni nos cœurs ne le sont
C'est toujours l'ombre et toujours la mal'heure
Sur les chemins déserts où nous passons
France et l'Amour les mêmes larmes pleurent
Rien ne finit jamais par des chansons.
 
LOUIS ARAGON
 
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Alors voilà, le stress c'est fini, les révisions c'est fini, et l'année tombe en fumée.... C'est passé tellement vite que j'aurais du mal à saisir chaque bribe de mon parcours hypokhagneux de façon claire... je suis dans le flou.

Je pourrais faire un bilan, dire encore que je vous aime mes p'tits camarades chéris, constater que j'ai appris à faire la fête, à assumer mes choix, à me débrouiller toute seule, à gérer ma vie en somme... mais ça ne risque pas de l'allonger encore un peu cette année...alors à quoi bon?

Je me rends compte de tout ce qui va changer, de tous ceux qui vont me manquer l'an prochain, et de tout le travail que je vais devoir fournir pour rester au niveau....et ça me fait peur!

Je l'avoue, cette semaine j'ai été terrifiée:

terrifiée à l'idée de ne plus être dans la classe de Maeva en Khagne et de ne plus partager avec elle les anecdotes de monsieur le professeur d'anglais, fan des gants beurre-frais et du michoco!

terrifiée à l'idée d'être la seule rescapée optionnaire de lettres modernes de notre petite bande....heureusement que le départ feint de notre cher Baptiste Bouillof n'était qu'illusion et que son adorable petite amie risque de le suivre pour mon plus grand plaisir,

terrifiée en imaginant mes déjeuners sans Florian pour se plaindre des escaliers, refuser mon café, jouer à martyriser mes peluches ou répliquer encore et toujours ce "j'en ai marre" auquel je me suis attachée malgré moi,

terrifiée en constatant que notre grand frisé sera comme il le mérite un brillant étudiant en science politique et que je perds ainsi un pushing-ball tout à fait remarquable!,

.....car c'est terrifiant cet ensemble tronqué, ce résidu de ce que nous avons mis une année à bâtir, cette amitié qui s'effiloche....

Les jours de solitude ont été si rares cette année que j'ai du mal à me mettre dans la tête qu'ils pourraient être plus nombreux l'an prochain et que je ne pourrais probablement rien y faire. Il est si difficile de conserver des liens avec tous les gens qu'on aime que je ne peux que redouter une brutale séparation. Ca fait un peu mélodramatique tout ça....c'est ça qui est dingue! J'en viens à produire du niais tellement je manque d'assurance et de confiance en l'avenir.

Bien sûr, il ne faut pas exagérer les pertes et peindre un monde tout en gris....il me reste mes lumières à moi, mes touches colorées....:

Thibaud, qui me trouve prude, laide et désespéremment seule, sera là pour m'initier à l'alcool à grandes doses....avec tout son savoir faire, je pense que je peux faire des progrès très très rapides!

Yannick, mon collègue préféré (tu me diras, j'en ai qu'un) s'inquiètera toujours de mes petits changements d'humeur ... et trouvera toujours le moyen de me réconforter,

Maeva sera encore ma voisine, je l'espère, et je pourrais avec elle compléter mon mur de poèmes surréalistes pervers avec une grande délectation,

Baptiste viendra fouetter Scrat, de temps en temps, et il apportera quelques sucettes pour sucrer nos soirées ""révisions"".....

et il y en aura d'autres pour compléter le cercle....même s'ils ne prendront jamais la place de ceux qui s'en vont, c'est mieux que rien....

Je hais le vide, l'absence et l'ennui.....espérons que ces trois ennemis ne se montreront pas trop l'an prochain et qu'ils me laisseront savourer ma dernière année de prépa.

Alors......en attendant.....il faut profiter!

Et après on avisera, jusque là ça nous a pas mal réussi!

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Après être passée sur le blog de Tatiana, qui considère que peu de poèmes d'Aragon appellent les larmes, j'ai pris une bonne résolution.....vous bombarder d'Aragon toutes les semaines....si vous arrivez à résister à l'assaut, c'est que vous êtes totalement insensibles, ou que vous ne savez pas lire entre les lignes...

 

                                              Le vieil homme

 

Moi qui n'ai jamais pu me faire à mon visage

Que m'importe traîner dans la clarté des cieux

Les coutures les traits et les taches de l'âge

 

Mais lire les journaux demande d'autres yeux

Comment courir avec ce cœur qui bat trop vite

Que s'est-il donc passé La vie et je suis vieux

 

Tout pèse L'ombre augmente aux gestes qu'elle imite

Le monde extérieur se fait plus exigeant

Chaque jour autrement je connais mes limites

 

Je me sens étranger toujours parmi les gens

J'entends mal je perds intérêt à tant de choses

Le jour n'a plus pour moi ses doux effets changeants

 

Le printemps qui revient est sans métamorphoses

Il ne m'apporte plus la lourdeur des lilas

Je crois me souvenir lorsque je sens les roses

 

Je ne tiens plus jamais jamais entre mes bras

La mer qui se ruait et me roulait d'écume

Jusqu'à ce qu'à la fin tous les deux fussions las

 

Voici déjà beau temps que je n'ai plus coutume

De défier la neige et gravir les sommets

Dans l'éblouissement du soleil et des brumes

 

Même comme autrefois je ne puis plus jamais

Partir dans les chemins devant moi pour des heures

Sans calculer ce que revenir me permet

 

Revenir

Ces pas-ci vont vers d'autres demeures

Je ne reprendrai pas les sentiers parcourus

Dieu merci le repos de l'homme c'est qu'il meure

 

Et le sillon jamais ne revoit la charrue

On se fait lentement à cette paix profonde

Elle avance vers nous comme l'eau d'une crue

 

Elle monte elle monte en vous elle féconde

Chaque minute. Elle fait à tout ce lointain

Amer et merveilleux comme la fin du monde

 

Et de la sentir proche et plus frais qu'au matin

Avant l'épanouissement de la lumière

Le parfum de l'étoile en dernier qui s'éteint

 

Quand ce qui fut malheur ou bonheur ce nomme hier

Pourtant l'étoile brille encore et le cœur bat

Pourtant quand je croyais cette fièvre première

 

Apaisée à la fin comme un vent qui tomba

Quand je croyais le trouble aboli le vertige

Oublié l'air ancien balbutié trop bas

 

Que l'écho le répète au loin

Voyons que dis-je

Déjà je perds le fil ténu de ma pensée

Insensible déjà seul et sourd aux prodiges

 

Quand je croyais le seuil de l'ombre outrepassé

Le frisson d'autrefois revient dans mon absence

Et comme d'une main mon front est caressé

 

Le jour au plus profond de moi reprend naissance

 

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Je ne sais pas si les gens comprendront ce que je viens de faire, mais ça m'a libéré plus que je n'aurais pu le croire....

Je me suis excusée auprès d'une personne qui a du souffrir de mes attaques, autant que j'ai souffert de ses actes involontairement portés contre moi. Je crois que le poids de tout ce mépris injustifié était trop dur à porter.

Alors voilà, c'est fini maintenant ce besoin de vengeance et ce travail sur moi pour lui en vouloir à Elle plutôt que d'avouer mes propres limites et ses erreurs à Lui.

Je me rends compte de tout ce que les gens qui m'entourent ont fait pour que j'oublies cette humiliation mais maintenant c'est à moi de faire le dernier effort. Alors arrêtez de m'encourager à la critique et frappez-moi si ça me reprend, je vais m'en sortir sans ça....j'espère.

Je crois que c'est tout ce que j'avais à dire, le principal aujourd'hui c'est de ne plus tenir compte du passé et de tourner la page, même si ça veut dire perdre espoir pour un temps. Je dois me faire à l'idée de repartir à zéro l'an prochain...

C'est bien énigmatique comme article mais il n'est destiné qu'aux personnes qui me connaissent le mieux, pas besoin d'herméneutique, pour eux ça coule de source....

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En rentrant dans sa modeste chambre d'internat, la célèbre hypokhagneuse Maeva trouve une lettre glissée sous sa porte. Bien sûr il n'est pas surprenant qu'un fan en furie laisse parler son coeur face à cette incroyable personnalité, mais cette fois-ci, touchée par cette déclaration, la destinataire nous fait l'honneur de rendre publique cette missive (en l'échange bien entendu, d'un bon paquet de billets...pour la forme!). Vous allez découvrir toute la force d'une passion, dévastatrice et obsédante.....

On la regarde , on l'admire, on sait qu'elle seule ne sera à jamais qu'un insaisissable idéal, une nécessité qui nous laisse rêveurs .  On attend tous , un signe , un geste pour s'abandonner à ses ordres aussi cruels et sadiques soient-ils .

 Tous nous désirons , si Dieu le veut ou si Elle l'ordonne, nous occuper de ses futures hyennes, symboles de sa puissance caustique , ce pouvoir de rire de tout , rire de nos pleurs, rire de notre belle médiocrité .

 La transcendance transcendée transcendantale, c'est elle, la brune aux yeux félins, qui d'un coup de griffe peut nous arracher la gueule proprement et avec esthétisme . Son nom ne dit peut-être rien à 99% de la planète , mais ce qu'elle incarne est éternel, universellement adoubé . Des doigts longs qui dévoilent une autorité implacable, des chaussures noires , toujours noires, comme l'était le commencement du monde . Le jardin d'Eden est né sous ses pieds blessés à force de nous piétinner , nous les modestes serviteurs . Aidée par son disciple favori , prénommé Joseph , nommé Goebbels  , elle diffuse son idéologie et de fait place des pavés sur notre route qui sans aucun doute nous permettra au fil du long périple , d'atteindre une lueur de fierté .

O oui vous , être supérieur, respectable, être qui ne saurait être nommé tellement vous êtes extraordinaire , nous vous demandons pardon pour cette envie que vous engendrez sur votre chemin, touchez nous l'échine de l'épaule de votre majeur si majestueux, fouette-nous à coup de verges si tel est votre souhait, nous nous soumettrons pour expier les fautes de ceux qui n'ont pas vu en vous , et en votre parole, l'exception .

La rose est banale, le lion est craintif, nicolas sarkozy est ... nicolas sarkozy lorsque vous passez telle une ombre rassurante . Rassurante pourquoi ? (si l'on suit les interrogations du nabot ) , car vous êtes l'ordre juste des choses, l'ordre juste de la France, l'ordre juste du monde . Certes la Mégère au serre-tête et à la rhétorique d'un chameau vous a emprunté vos idiomatismes , mais ce ne sont que des paroles entre ses lèvres gercées à force d'avoir mangé du fromage de Hollande , alors que les mêmes mots expirés par votre bouche sensuelle, prennent corps dans cet amas putride de sottises et d'ordinaire . Nous voyons l'ordre juste de l'univers en voyant votre nuque,  vos longs cils  , en admirant ta petite cicatrice sur la hanche .

Vous aimez la vie , car vous êtes la vie , nous vous haïssons car nous ne sommes pas vous, mais nous nous consolons par cet éclair de magnificence que vous nous envoyez à chacune de vos prises de paroles . Nous n'oublierons pas Ingrid Betancourt , nous ne vous oublierons pas non plus . Sa pitié envers votre pauvre sort se lira toujours dans Son regard inspiré certes , mais n'en soyez pas indigné, soyez juste satisfait que ces yeux si éclairés tendent vers votre misérable condition , petits êtres parasites et contingents .

Celle qui dirige cet antre de l'écriture hypokhâgneuse a la chance de l'avoir pour voisine, servant des "princes" et des "madeleines" comme offrandes, parfois même le corps d'un nourrisson sacrifié , et plus rarement de la viande saignante d'une espèce en voie de disparition,la communiste  ... Celui qui habite à l'étage en dessous ( on remarquera qu'il n'y a pas d'étage supérieur à celui de notre Guide) , lui prête avec humilité sa chambrette pour se délecter d'un ou deux films , pour se divertir des bouffonades sympathiques d'un jeune roux crédule et naîf au point de voter pour un Hongrois . Mais entre ces murs qui abritent tant et tant d'âmes hypokhâgneuses et masochistes ( oui je sais c'est un pléonasme ) , Elle seule a su surmonter la compétition, non pas par indifférence, mais par confiance justifiée pour ce qu'on appelle "Son UNICITUDE " (unicitudus, us , f. : attitude qui vise à souligner le caractère unique d'un être supérieur , ne peut convenir qu'à une seule personne , née en 1988, en Haute-saône ) .

Je me devais , tel le prophète , de rendre publique mon opinion sur "Celle qui est " . Ne vous masturbez pas devant cet hommage , ne crachez point , ne riez point à cet éloge , pleurez ombres de Sa majestuosité . Her name is the Lord (Ezechiel 25;17 ).

 

 

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Marie-Cécile, appelée MC par ses camarades, étudiante en hypokhâgne depuis 6 mois, est à quatre pattes sur le sol , et l’embrasse par instants . Elle murmure et fait des gestes brusques . Elle est tout de noir vêtue et porte des lunettes de soleil .

 

Lorsqu'elle aperçoit la caméra elle a un sursaut et va s'asseoir sur le lit en jetant des coups d’œil intimidés et angoissés à la caméra .Elle a l'air terriblement stressée, limite névrosée. Pendant tout l'entretien elle est victime de tics et de tocs

 

 

-Marie-Cécile de Tronchemoil…

 

-Shhhhht

 

-vous ne voulez pas dévoiler votre identité ?

 

-non

 

-Pourquoi ?

 

-Père et mère ne doivent pas savoir que je suis ici .

 

-en Hypokhâgne ?

 

(elle étouffe un cri dans son mouchoir comme si le terme employé fût une injure .)

 

-Où vous croient-ils ?

 

-En prépa scientifique

 

-Mais c'est la même chose ou quasiment .

 

-Non mais vous comprenez , il y a des choses dont on ne préfère pas parler chez moi, et les études littéraires en font partie . Mes frères Jules Edouard et Godefroy son respectivement diplômés de l'X et sont actuellement ingénieurs dans le génie du génie du génie du génie de la lampe huilée , c'est une vieille tradition familiale . Mère est à la tête d'une entreprise de latex , grand mère est membre comité d'administration du génie nucléaire , et moi je me destine au professorat , imaginez la honte aaah .

 

-Vos parents représentent ainsi une autorité quelque peu envahissante ? Ils obstruent votre potentielle plénitude ?

 

-Non , ils m'encouragent puisqu'ils croient que je suis en MPSI .

 

-Avez-vous déjà essayé de leur en parler ?

 

-Euh une fois , et je sens encore l'odeur du gratin de pomme de terre .

 

-Pardon ?

 

-Oui ils m'ont mis la tête dans le four et puis j'ai dormis une semaine dans les bois , cela explique mon âme rousseauiste .

 

-Vous en avez souffert ? vous en souffrez toujours ?

 

-J'ai souffert de ne pas avoir pu participer aux soirées scrabble du vendredi et aux "met toi tout nu" du samedi car père et mère avaient l'habitude d'inviter monsieur et madame le juge et se couraient après tout nus comme dans la philosophie dans le boudoir de Sade . On a même un portrait d'Alphonse Donatien dans le salon, mère prie pour lui tous les soirs .

 

Sourire sadique .

 

-Que voulez-vous faire après l'hypokhâgne ?

 

-A vrai dire j'hésite ....

 

-Oui ?

 

-Professeur de latin ou catin .

 

-Catin ???

 

-Oui , j'aurai toujours le tin de latin à la fin et puis une catin lettrée c'est assez recherché . Mère m'a toujours dit qu'elle avait davantage d'admiration pour la pute du bois de Boulogne que pour Jacqueline de Romilly ,père aussi d'ailleurs ce serait déjà ça de gagné , non ?

 

-Euh peut-être, je ne sais pas .Comment considérez-vous cette première année, cela vous change de la terminale ou les difficultés rencontrées ne sont pas à la hauteur de vos attentes ?

 

-(hurlé) JE N'AI PAS DE DIFFICULTES !!!!!!!!

 

-Bien bien .Votre matière préférée ?

 

-le latin

 

-Votre auteur ?

 

-j'en ai plusieurs . Alain, Michel Onfray, Proust évidemment car l'hypokhâgneux qui n'aime pas Proust doit être lynché en public, et puis Danièle Steel .(à ce moment là un élève passe déguisé en jésus portant une croix)

 

-Merci mademoiselle , euh je vous laisse à vos occupations , quelles étaient-elles si je puis me permettre ?

 

-Une étude sur la métempsycose, bien sûr.

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"Pas facile cette semaine de trois jours!".... ça semble bizarre comme phrase, ça semble exagéré, ça semble faux....et pourtant...

 

.... train en retard....bruits dans le couloir....visions d'horreur....souvenirs morbides.....

Malgré la présence de Maéva dans la pièce d'à côté, je ne suis pas rassurée... Je dors mal, très mal, trop mal. Le héros Hercule revêt un sourire macabre et laisse la pauvre Mégara dans sa mer de cadavres.... triste sort!

.... et la semaine n'a pas encore commencé...

Mon réveil, toujours ce même foutu réveil, m'extirpe d'un autre cauchemar. Pour la première fois, je ne l'éteinds pas juste avant qu'il ne sonne... je dois être lasse.

Je sors du lit avec au coeur le même malaise que la veille au soir tapis dans l'ombre de mon appétit matinal. Mes mouvements perdent de leur souplesse pour un temps.... je n'ai même pas le courage de me rendre à la cantine.

8h00....je descends devant la salle E où l'épreuve de cartographie donnera du fil à retordre aux historiens...  je cherche un sourire dans les yeux de Florian pour oublier ma nuit assomante. Il ne semble pas touché outre mesure par le récit de mes angoisses, mais je sais qu'il m'écoute... d'une oreille. 

Je revois Thibaud, Lucie, Martin, Bénédicte....et j'oublie.

8h15...je les laisse à leur laborieuse tâche pour travailler au CDI. Je cherche à ingurgiter les noms des théoriciens de la poésie, les citations indigestes de Paul Valéry, entre autres... Je préfère de loin lire de beaux vers plutôt que de les trahir... mais la quête du sens est le lot quotidien de l'élève hypokhâgneux....pfff....tu parles!

Des mots détournés résonnent dans ma tête avec une douceur infinie, toujours Aragon et son grand secret.....

Mais je me tire de ma rêverie par la force.... je ne dois pas me déconcentrer, il y a un concours blanc demain... et j'ai peur que mon imagination me traine dans son élan vers des images funestes...

11h00... la fin de l'épreuve. Florian et Baptiste divaguent sur une petite vieille meurtrière de Nancy. Ils en viennent à se méfier de toutes les mamies de la Terre, surtout celles qui ressemblent à Mamie Nova, qui ont le regard menaçant et qui achètent de l'emmental à Match!

Thibaud se joint à moi pour une séance révision du latin très très très très rapide... pourquoi forcer le talent? J'ai trouvé un nouveau confident....décidément, la prépa est terre d'accueil...

"Les Artistes" nous rassemblent comme toujours (même si mon canapé préféré est profané par quelques ignards!) et les conversations sont très orientées... euh...ces sujets ne sont pas abordables dans un article public! L'après-midi se prolonge.... encore.... encore.... et je ne veux pas qu'il s'arrête.

Le soir invite à la promenade, même si le fainéant Baptiste ne s'y livre qu'à défaut de Maori. La FNAC.....La Pléiade....et La PS3....les hommes sont tous des barbares!

Encore des révisions, des vers et des mots tordus qui ne rentrent pas facilement! L'art de déguster la sucette nous entraine dans de bien sombres tranchées....Maeva, il faut arrêter ce petit jeu là! C'est d'un pervers exquis...mais c'est pas mon truc!

Baptiste se prend pour St John Perse et nous offre poèmes et divagations explicatives autour d'un thème osé, comme toujours!

Des formules plairont tant à Maeva qu'elle en deviendra la plaggiaire attitrée dans sa copie:

"Et l'histoire

De lui même

Meurt

Enfin

Et pour un temps"

...c'est divinement hermétique! Baptiste sera poète du XXème serbo-croate ou russe, avec un nom indéchiffrable pour éviter que le correcteur ne se méfie...incroyable démonstration d'improvisation lyrique! .... je ris.

Il est malheureusement l'heure de dormir. Je suis épuisée. Je redoute encore le sommeil et le rêve...à raison.

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AH!!!! Désolée, désolée!!! Je me suis trahis en sombrant dans la torpeur du lyrisme maudit qui ne convient qu'à une part infirme de ma personnalité... la majeure partie étant bien entendue réservée au nunuche, au délirant, au romantisme primaire.... tout ça quoi!

Voilà donc un article cinématographique dans la plus pure tradition, bien qu'il y ait une touche d'intellectuel non superflue!

Et le film du jour est:

ROMEO + JULIETTE

Affiche de 'Roméo + Juliette'
Une petite présentation:

Ce film est l'adaptation cinématographique de la tragédie théatrale Roméo et Juliette, de William Shakespeare. Réalisé par le réalisateur australien Baz Luhrmann qui a aussi réalisé Moulin Rouge.

Avec des acteurs assez étrangement choisit mais qui collent assez bien au film:
  • Claire Danes : Juliette Capulet
  • Photos de 'Roméo + Juliette'

  • Leonardo DiCaprio : Romeo Montaigu
  • Photos de 'Roméo + Juliette'
  • Brian Dennehy : Ted Montaigu
  • John Leguizamo : Tybalt
  • Pete Postlethwaite :le père Laurence
  • Paul Sorvino : Fulgencio Capulet
  • Christina Pickles : Caroline Montaigu
  • Vondie Curtis-Hall : le capitaine Prince
  • Photos de 'Roméo + Juliette'
  • M. Emmet Walsh : le pharmacien
  • Miriam Margolyes : la nourrice
  • Diane Venora : Gloria Capulet
  • Harold Perrineau : Mercutio
  • Paul Rudd : Dave Paris
  • (Avec une mention spéciale pour Mercutio qui est assez incroyable en robe!)

     Vous ferais-je l'affront d'un résumé...?? serait-ce une insulte?.....et bien je ne suis pas à ça près:

    L'Histoire d'amour la plus célèbre de tout les temps, transportée dans un quartier chaud des USA...

    Photos de 'Roméo + Juliette'

    A Verona Beach, les différends entre les gangs Montaigu et Capulet ensanglantent régulièrement les rues. Entraîné par son ami Mercutio et ses cousins, le jeune et mélancolique Romeo, fils du parrain Montaigu, se rend a la réception donnée par les Capulet et tombe immédiatement sous le charme de leur fille unique, la douce Juliette. Au centre des rivalités de leurs parents, Roméo et Juliette se jurent un amour infini, amour qui finira par les tuer....

    Photos de 'Roméo + Juliette'
     Mais ... pourrais-je vous retranscrire l'athmosphère de ce film?

    Un déferlement de sensations, un assaut de couleurs vives et de bruits assourdissants, des attitudes cocaces dès la scène d'ouverture, un texte original qui trouve une nouvelle force dans le décalage temporel....

    Roméo+Juliette est un ensemble étrange, fantastique, prenant aux tripes du début à la fin, à la fois kitch et actuel, poétique et ridicule.....

    On est bien sûr touchés par cette histoire éternellement enviée qui nous mène aux tréfonds de l'amour passionnel, mais on est surpris aussi par la qualité des seconds rôles qui ajoutent une poigne et une touche d'eccléctisme à cet amas déjà si dense....

    Vous ne lirez plus jamais Shakespeare de la même façon.

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