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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php

Bienvenue, ô amis fidèles...

Voilà un peu ma vie, un peu celles des autres... à vous de voir....


Pendant mes heures de surveillance, je me suis livrée à un petit exercice de style. Me replongeant dans les cours de Mr Ke., j'ai retrouvé une page d'un dictionnaire précieux....après quelques tours de passe-passe, voilà ce que ça donne:

" Un jour qu'il faisait beau temps, j'excitai mon fier contre ma commune, lui priant d'aller quérir mon zéphir dans mon précieux. Me dirigeant vers l'écueil des libertés dans mon assemblage de quatre corniches et ses pluches, je contemplai le radieux muable en ravissai cet attelage en articulant tout à fait bien ma voix. Je ne regrettai alors ni le siège de Vulcain qui m'avait servi d'ardent durant ces longs mois d'hiver, ni la torpeur des contre-coups de l'amour permis qui me cloisonnaient dans ma vaste demeure. Je pouvais à présent assister au mélange des vices et des vertus, le rusé inférieur à son aise, l'économie de ma tête bien gardée, et l'oreille attentive aux paquets sérieux des freluquets à l'intelligence épaisse. Leurs lumières éloignées ne me faisaient certes pas pousser le dernier rude contre ces ignorants du sublime.... J'appréciais de nouveau la compagnie d'un peuple de frange..."

 

C'est tout pour l'instant, j'attends de trouver une autre page de ce dictionnaire pour tapoter la suite...

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Je me délasse et ne me lasse de ce lascard-là....

Pour briser le cycle interminable de ses poèmes ébouriffants de résistance passionnée, je choisis quelques extraits d'Aurélien et marque une nouvelle ère dans le partage d'Aragon avec vous...

Commencer par le commencement...rien de plus banal. Pourtant, face à l'évidence d'une répulsion dès les premières lignes de l'oeuvre on en vient à douter de l'aboutissement de cette idylle...comme quoi, il faut toujours se méfier des apparences...

" La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n’aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu’il n’aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu’il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d’Orient sans avoir l’air de se considérer dans l’obligation d’avoir du goût. "

...Car si "l'amour est aveugle", celui d'Aurélien respecte l'adage. L'opinion laisse place au bonheur d'une inclination partagée...inclination qui renverse, qui chamboule, qui transforme...le monde change du tout au tout...

" Il lui semblait que rien au monde n’existât hors cette certitude : Bérénice l’aimait. Il en éprouvait un engourdissement bizarre, et non point la joie qu’il aurait cru. Comme s’il avait, par cette certitude, atteint à la possession du monde, à la découverte dernière, au-delà de laquelle il n’y avait que le néant… Que Bérénice l’aimât, de le savoir, de ne plus en douter, n’ouvrait pas la porte des rêves, n’engageait aucunement Aurélien à imaginer la suite de cette aventure. L’amour de Bérénice n’était pas une aventure, mais un état ".

 

...Quand tout échappe alors au héros meurtri et que les sentiments cèdent, le style se fait hésitant, tatonnant... à force de se croire aveugle d'amour, Aurélien a réellement perdu la vue et il erre...sans rien de plus que des souvenirs qu'il tente d'annihiler dans l'oubli... Mais Aurélien n'est rien sans Bérénice, et le roman s'achève sur la perte d'une identité...

Il savait de certitude Bérénice à jamais perdue… Que se passait-il dans cette femme muette? Il se dit que leur histoire, cet échec si complet de l’amour, ce démenti de la vie à l’amour, et aussi cette illusion de l’amour, incompréhensible, renaissant de 18 années d’oubli progressif. Progressif, mais d’oubli. Il se disait ...Il se disait : toute la vie… toute sa vie… absurdement attendri sur lui-même… ".

 

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Sur ma table de surveillante, face à douze têtes pensantes, je médite sur des auteurs vus en cours cette année….Les noms connus résonnent dans ma tête comme autant de grelots d’un noël qui s’achève. Le littérature me fuit, … ou bien m’ignore…

Que devrais-je déduire de cette relecture des cours kelchiques…. ?

 

Marguerite Yourcenar décède l’année précédent ma naissance, comme si elle avait senti venir le coup et que la honte de m’être contemporaine l’avait fait vaciller….Pourtant, en parcourant de nouveau les belles pages des Mémoires d’Hadrien, je ne peux m’empêcher de croire que ce texte m’est un peu destiné. Loin de moi les idées égocentriques, mais le souvenir de cette journée au bord du Canope, à Tivoli, il y a maintenant plus de deux ans fait exister cette œuvre pour moi seule. Je me revois divaguant dans les jardins ensoleillés de cette Villa inestimable et plaquant contre ma poitrine avec délicatesse le précieux livre de poche, mes doigts caressant la couverture dans une forme de fétichisme….J’imaginais alors la puissance du sacrifice d’Antinoüs et le délassement naïf de ceux qui ignoraient qu’on pût aimer autant….L’idéal y est dépeint avec tant de vigueur et de pureté que la jeunesse de l’éphèbe semble inaltérable et le sacrifice inutile….Mais la nature aurait tôt ou tard repris ses droits et métamorphoser la perfection visible en un vieillard risible. Antinoüs n’aura existé que pour sa beauté….Hadrien se flattait en lui-même de posséder une telle créature et contemplait ses mouvances physiques avec l’attachement sincère d’un créateur… « comme si nuit et jour il l’avait sculpté »…

Sans le travail de Marguerite Yourcenar, je n’aurais peut-être jamais exploré ma dimension littéraire … celle qui a recouvert aujourd’hui la banalité frustrante d’une vie de femme ordinaire. Sans Elle, le tyran qu’était Hadrien ne serait pas perçu par mon âme aux reflets roses pâles comme un homme qu’il aurait été possible d’admirer. Car, en passant du massacre de milliers de juifs par un empereur avide de pouvoir  conscient d’être le centre et le sens du monde, à la contemplation des dauphins par un vieil homme malade et décrépi, impuissant face à la finitude, l’auteur imbibe ses mots d’une complexité troublante et mystérieuse.

Le duel des émotions me permet d’Être…tantôt coupable tantôt victime, tantôt assurée tantôt rampante, je cherche en vain à me fixer, connaissant pourtant la valeur de la quête et mon inaptitude à être contentée. « Petite âme, Âme tendre et flottante, Compagne de mon Corps qui fut ton hôte… »….le caractère skyzophrènique de ces ultimes épanchements s’éclaire d’un nouveau jour lorsque je me plais à les citer. Bien que funestes, ils donnent vie à plus qu’une simple affection, plus qu’un élan de pitié, ils s’incrustent dans ma mémoire avide de nostalgie et symbolisent ma nouvelle vocation. 

 

 

 

 

 

 

 

 Alors je tourne les copies doubles encrées et annotées avec le plaisir d’une enfant surprise de redécouvrir de vieux jouets. Et Yourcenar boude lorsque mon attention se pose sur Baudelaire. Tout le monde connaît mes sentiments démesurés à l’évocation du mot « poésie », et si Aragon reste mon « grand secret », je révèle peu à peu mes autres affinités. Baudelaire en fait partie bien sûr. Comment pourrais-je ne pas aimer ce subtil mélange de détresse et de retour sur un passé heureux, ce « poison » délicieux, cette « Beauté » inaliénable….Le poète coiffe les reflets de sa « chevelure » de souffrances et dévoile son cœur décomposé de « charogne ». Je relis quelques vers…puis d’autres…et encore les suivants…

La dépendance me guette et je suis prise au piège de la perfection des sonnets que ce pauvre Gustave Bourdin qualifiait d’odieux, d’ignobles, de repoussants, d’infectes…, inconscient du fait qu’il s’agissait là d’un compliment pour ce peintre de l’horreur. Déformer à sa guise le « mal » pour en faire des « fleurs », annihiler l’ « artificiel » en une multitude de « Paradis »…encore une complexité rêvée et attirante.

 

Je quitte ce génie-là pour un autre, non point lassée mais le temps passe et je crains de ne pouvoir renoncer à ma lecture si je plonge encore dans l’abîme des tourments baudelairiens…cette jouissance musicale est si douce qu’Ulysse eût rit au nez des sirènes s’il avait lu ces vers…la mer est au poète… « son lit fleurdelisé se transforme en tombeau »…  

 

 

 

 Je retrouve Laclos et sa perversion délicieuse. L’hypokhâgne a, certes, suscité chez moi quelques éruptions d’érotisme mais c’est dans son œuvre à lui que j’ai puisé de quoi me forger un idéal de plaisir. Comme Baudelaire, comme Yourcenar, c’est en classe de Première que Choderlos de Laclos m’est apparu nécessaire à mon expérience littéraire et à ma vie de femme. Le genre épistolaire a toujours porté quelque chose de sacré, de frontal sans être direct…une sorte de révélation totale, sans peur des réactions, sans soucis de la formule puisque tout est griffonné au brouillon. Même si mes tentatives dans ce domaine relèvent plus du désespoir minable des Lettres Portugaises que du machiavélisme ardent des Liaisons Dangereuses , j’ai été plus séduite par les rebondissements de ces dernières que par le côté navrant et illusoire des « Hélas » répétés de Mariane dans l’œuvre de Guilleragues…peut-être me suis-je jugée moi-même comme cette pauvre religieuse portugaise….

Je rougis devant Mme Merteuil, envieuse et gênée….Le problème vient sûrement de ce sentiment qui censure mes actions…la « gêne »…Quel mot plus atroce encore aurait correspondu à cette entité !….La langue Française me surprend par ces combinaisons fortuites, ces micmacs de complémentarité et d’affiliations. Pourtant là encore tout est subjectif et si les mots « boucherie », « douche », « boulet » ou « sectarisme » me semblent aujourd’hui connotés positivement, il est évident que la majorité écrasante de l’espèce humaine y verrait une raison de me mener au bûcher ! Faire des mots un instrument de l’amitié devient possible.

Il peut sembler si rébarbatif de se contenter du concret, du logique et du conventionnel que je leur préfère de loin le rêve et l’imaginaire…cela peut sembler malheureux de s’échapper parfois du monde, de le façonner pour ne pas l’affronter tel quel…mais l’attente d’un bouleversement heureux me sépare de l’ennui et je ne vois là rien de répréhensible….

  

 

 

 

 Je délaisse Valmont le séducteur pour Voltaire et ses pamphlets. La mise en scène laisse place au comique de la critique et à la véracité des attaques. On m’a si souvent attaché l’étiquette de pacifiste que je me vois flattée d’appartenir au même monde que ce marginal…même si aujourd’hui être opposé à la guerre et à la torture est d’un banal affligeant. Si je suis adepte des causes perdues, lui agit jusqu’à sa mort pour ce qui lui semble juste. Je ne suis qu’une inactive bercée de mots et de doux fantasmes…mais je crois en autre chose qu’en la fatalité.

Mon athéisme ne saurait être qualifiable de « voltérien », je ne suis pas anticléricale…je m’intéresse sans me contraindre, voilà tout. Quelque chose de dérangeant émane de l’idée même de Dieu : ce besoin de l’homme d’expliquer l’inexplicable. Si je ne crois pas en Dieu c’est probablement que mon esprit libertaire se passe d’argument et de définition. A vrai dire, en y réfléchissant, même le mot d’ « athéisme » me semble loin de ma réalité. Je crois en la croyance…ça ne semble pas clair, j’en suis désolée, je vais tenter de m’en justifier de manière concise. J’ai tendance à envier ceux qui croient en quelque chose qui porte un nom, quel qu’il soit, ceux qui trouvent du réconfort ou du secours dans la prière, ceux qui croient aux miracles sans chercher à les susciter eux-mêmes, ceux qui ne connaissent pas la peur du vide…mais je suis incapable de les imiter.

L’existence d’une force supérieure remettrait en cause la seule véritable foi qui me gouverne et m’assaille, la seule valable dans mon monde édulcoré : la foi en l’Homme. Voilà ce qui me contente, voilà pourquoi mon idéalisme survit malgré tout, voilà pourquoi il m’arrive souvent d’être heureuse…mon Dieu porte le nom d’Humanité, à la fois un et multiple, amoureux et haineux, fragile et fort….L’homme concentre tout, nul besoin d’aller chercher plus loin.

Bien sûr la difficulté de la vie en communauté occasionne quelques « pétages de plombs » mais je vous l’ai déjà dit, la perfection est proprement invivable ! L’homogénéité est mère de l’ennui, et l’ennui est l’ennemi de l’évolution…et mon ennemi personnel.

J’ai besoin de me savoir « dans le coup », prise dans l’effervescence de quelque chose qui dure et qui crée. Je ne veux pas apprendre qu’une personne décide pour moi et que le libre-arbitre n’est là que pour jouer les simulacres. Je veux être utile…c’est pourquoi je tranche aussi facilement.

 

 

 

 Mes divagations m’entraînent si loin qu’il ne me reste que quelques minutes, en tout et pour tout, avant le rush final de ma matinée de travail. Le voyage d’un auteur à l’autre permet la fantaisie de l’égarement et rien n’est tel que la perte de repère pour l’exploration.

Peut-être un jour écrirais-je aussi bien que Desnos ou Eluard, peut-être un jour rendrai-je immortel un autre Hadrien, peut-être un jour convoiterai-je l’un de ces Dieux….Mais pour le moment j’admire ces futurs professeurs et me vois dans quelques années, lorsque ma vocation deviendra mon métier et que je saisirai l’occasion d’apporter quelque chose à l’engrenage que je chérie…

 

D’ici là je ferai d’autres lectures et d’autres analyses de ma vie insignifiante…puisque après tout c’est ce que j’aime faire, n’en déplaise à mes lecteurs…

 

 

 

 

 

 

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N'ayez crainte, ce n'est pas un de ces articles larmoyants au possible sur ma vie, que j'ai tendance à rendre sombre et terne ces derniers temps...ce n'est qu'un coup de foudre littéraire, la beauté d'un texte qui m'a chamboulé dès la première page...

 

BONJOUR TRISTESSE

                                   de François Sagan

voilà les mots qui ont attiré mes pupilles profanes:

"Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à donner le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoiste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas , elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi, comme une soie, énervante et douce et me sépare des autres"

Et je ne saurais témoigner de l'ampleur de cette oeuvre par d'autres extraits, bouleversants séparément et d'une ampleur troublante lorsqu'ils sont assemblés...aussi, j'aimerais vous convaincre de saisir l'ouvrage entièrement et de le faire votre comme il a été mien pendant ces 2h30 de surveillance intensive... mais, sachant que la paresse se substitue souvent à l'amour de la lecture je vous offre d'autres perles de poésie et de vérité...

« Le lendemain matin, je fus réveillée par un rayon de soleil oblique et chaud, qui inonda mon lit et mit fin aux rêves étranges et un peu confus où je me débattais. Dans un demi-sommeil, j’essayai d’écarter de mon visage, avec la main, cette chaleur insistante, puis y renonçai. Il était dix heures. Je descendis en pyjama sur la terrasse et y retrouvai Anne, qui feuilletait des journaux. Je remarquai qu’elle était légèrement, parfaitement maquillée. Elle ne devait jamais s’accorder de vraies vacances. Comme elle ne me prêtait pas attention, je m’installai tranquillement sur une marche avec une tasse de café et une orange et entamai les délices du matin : je mordais l’orange, un jus sucré giclait dans ma bouche ; une gorgée de café noir brûlant, aussitôt, et à nouveau la fraîcheur du fruit. Le soleil du matin me chauffait les cheveux, déplissait sur ma peau les marques du drap. Dans cinq minutes, j’irais me baigner. »

 

 Et pour finir, j'ose anéantir le mystère du titre:

« Seulement quand je suis dans mon lit, à l’aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris, ma mémoire parfois me trahit : l’été revient et tous ses souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse. »

 


Les amoureux de la poésie auront reconnu la référence à Eluard, pour les autres, je ne tolérerai cette lacune....

 

 

Adieu tristesse

Bonjour tristesse

tu es inscrite dans les lignes du plafond

Tu es inscrite dans les yeux que j'aime

Tu n'es pas tout à fait la misère

Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent

Par un sourire

Bonjour tristesse

Amour des corps aimables

Puissance de l'amour dont l'amabilité surgit

Comme un monstre sans corps

Tête désappointée

Tristesse beau visage

 

                       in La vie immédiate, 1935

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Que serais-je sans lui?


Parti-pris
Je danse au milieu des miracles
Mille soleils peints sur le sol
Mille amis Mille yeux ou monocles
m'illuminent de leurs regards
Pleurs du pétrole sur la route
Sang perdu depuis les hangars
Je saute ainsi d'un jour a` l'autre
rond polychrome et plus joli
qu'un paillasson de tir ou l'âtre
quand la flamme est couleur du vent
Vie ô paisible automobile
et le joyeux péril de courir au devant
Je brûlerai du feu des phares.
Aragon (Feu de Joie)
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Nouvelle habitude dans ma routine personnelle. Le matin, avant de partir travailler, c'est à dire vers 7h00 (vivement le 13 juillet, ma prochaine grasse mat'), je mets Tania Maria à fond, sans me préoccuper de mes voisins lourdingues et de mes parents qui dorment encore. Le piano déjanté et le timbre entraînant de cette brésilienne effrontée remplace le réveil avec brio...et me mets de bonne humeur!

Si vous ne connaissez pas encore cette célébrissime artiste, j'espère que vous avez honte! Comment ne pas aimer ce doux mélange de jazz, de bossa, de funk et de samba... comme dirait Lucie M.: "c'est chaleur, c'est soleil..."

Pour combler vous lacune, voilà une petite bio:

Tania Maria est née à São Luis dans le nord-ouest du Brésil, au sein d’une famille où l’on pratique la musique en amateur mais avec une véritable ferveur. De fait, la petite fille se senbilise trés vite aux rythmes et tempos brésiliens. Débutant le piano à 7 ans, elle se trouve six ans plus tard 'leader' d’un band qui remporte le premier prix d’un concours local. Dès lors la musique sera la muse de Tania Maria. Elle tente vainement de s’y soustraire pour un temps mais finit par céder à cet appel insistant et décide enfin d’y consacrer sa vie.

Et tout d’abord ses nuits, puisque c’est dans les bars et les clubs que Tania commence à jouer. Elle parcourt le monde, débarquant à Paris où elle enregistre plusieurs disques qui lui valent d’être remarquée sur le plan international et de signer avec Concord Record. Mariage heureux puisque ' Piquant ' le premier disque enregistré sous ce label lui vaut le ' Golden Feather Award ' décerné par Léonard Feather, fameux critique de jazz.

Dés lors, son succés ne se démentira plus. Elle fait entendre son exceptionnel talent de pianiste et sa voix unique aux quatre coins du monde, participe aux festivals de jazz les plus prestigieux où elle remporte à chaque fois la plus belle de toutes les récompenses : la reconnaissance du public. En 1985, elle est nommée pour le Grammy Awward ' Meilleures Jazz Vocalist de l’année '.

 



Tania Maria est une voyageuse. Voyageuse au-delà des frontières, elle a réussi la réunion des deux Amériques, celle du sud avec les rythmes chaleureux de la samba et du chorinho, celle du nord avec les accents toniques et nostalgiques du jazz et du blues. Des sons qu’elle ne se contente pas de juxtaposer mais au cœur desquels elle déniche des résonances, des similitudes, des divergences qu’elle fait conserver, se répondre et s’épanouir mutuellement. Des musiques dont elle tient avant tout à faire entendre les mémoires : celle des peuples comme des individus, des hommes, des femmes, des enfants. Des mémoires faites de cris de liberté, de fiertés défendues, de cultures préservées mais aussi d’espoirs, de bras levés et de dignités revendiquées. Et surtout, des rythmes qu’elle a épurés, débarassés de toute afféterie pour en restaurer l’essence, l’urgence et la vitalité.

Tania Maria est une âme généreuse. Plus rayonnante et passionnée que jamais, c’est aux origines de cette inspiration qui est la sienne depuis toujours que Tania Maria revient avec Viva Brazil, un album où l’émotion, intacte, généreuse et fulgurante explose depuis les premières mesures et, comme une immense fontaine de vie, irrigue chaque titre de cet album. Le titre phare de Viva Brazil est la géniale reprise du standard jazz de Sydnet Bechet ' Petite Fleur ' traduisez ' Florzinha '.

Mais je vous en prie, écoutez la!!!!

http://www.blogzone.fr/gestion/in.php?url_id=6589

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Loin de vous et de Nancy, je retrouve mon petit monde champenois et sa monotonie légendaire. Après avoir regardé un film nunuche et mangé de la glace, comme j'avais l'habitude de le faire avant de vous connaître, je me suis rendue compte que toute cette vie de glandouille stérile ne m'amusait plus. Je me plaisais à croire que je pourrais renouer avec mes vieux hobbies et ma vieille solitude... mais non, ça marche pas.

Mon petit boulot d'été aurait pu atténuer l'effet soporifique de ces vacances, mais étant donné que celui-ci ne m'occupe que la matinée je suis loin d'être rassasiée et les lacunes de mon emploi du temps me poussent à la réflexion. Penser, penser, penser encore... il n'y a pas de meilleur moyen pour se fabriquer des regrets et rentrer dans le mélodramatique. Voilà ce que ça donne quand je me prends la tête à domicile:

J'ai dix huit ans et rien. Pas un seul moment je n'ai été indispensable. C'est horrible comme bilan. Ma vie ne changera pas la face du monde... c'est pas étonnant mais rien que le fait de mettre ça dans une phrase me donne la nausée.

Comment faire pour être nécessaire?

Je pourrais tout aussi bien devenir bonne soeur que catin...dans les deux cas les autres seraient soulagés grâce à moi (Ste Thérèse et son extase en savait une couche!)... Le problème dans la première vocation c'est l'abstinence, dans le second c'est l'excès...

Du coup on peut opter pour quelque chose de plus sobre: PROFESSEUR DE LETTRE, c'est à dire parler de cul en restant frustrée!

Tous les matins, je surveille de futurs professeurs d'histoire-géographie pendant qu'ils préparent leurs oraux. Je les vois chercher, se remémorer leurs leçons, construire des plans, faire des croquis... Plus tard ils apprendront tout ça à des élèves plus ou moins motivés et provoqueront peut-être des vocations. Vouloir devenir prof peut sembler facile ou évident ou encore peu original. Pourtant je me dis toujours que lorsque j'arriverai en ZEP avec ma sacoche sous le bras et mes fiches de révisions il se produira quelque chose d'inattendu, comme une révélation.

Pour le moment je donne des cours à deux ou trois élèves bien que j'aie peu de choses à leur apprendre. Mon petit frère en pâtit. Il a rejoint aujourd'hui le compte des suppliciés de l'anglais, du français et de l'espagnol passés entre mes mains. Si seulement ça pouvait m'aider à me sentir utile...

Alors quoi! J'aide mon pauvre frère à assimiler les temps anglais avec des exemples salaces! Vous parlez d'un miracle. En fait, le seul métier qui pourrait me plaire totalement ce serait Jésus! Mais c'est pas répandu et j'ai loupé la formation en arrêtant le cathé!

Bref, je suis une athée qui voudrait qu'on croit en elle, un vrai comble, une antithèse ambulante, un oxymore ridicule!

JE VEUX ETRE LE MESSIE DE QUELQU'UN!

Dis-donc, ça en fait des réflexions! Dire que je ne suis en vacances que depuis 3 jours! Imaginez ce que je ferai dans un mois!

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Encore un poème que je rêverais de glisser dans la poche de l'être aimé...

 Les mains d'Elsa

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi te mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon pauvre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes main à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tresailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.

 

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La fin de l'année d'hypokhâgne offre un emploi du temps particulièrement léger et propice à l'organisation de sorties en tous genres...

De l'anniversaire de Maeva à la dernière nuit chez Florian, en passant par les Saturnales, les heures de sommeil ont été indéniablement réduites...mais mon lit ne m'a pas vraiment manqué.

 

L'anniversaire de Maeva a réunit tout le monde, lundi soir, aux Artistes (et oui, encore une fois!). Je portais ma nouvelle robe verte flashy tandis que Maeva nous faisait découvrir son nouveau haut assimilable à l'affiche du film "The Rocky horror Picture Show". Tout se passait bien, du billard aux discussions. Maeva semblait ravie... et c'est le principal. J'espère qu'elle se souviendra de cet anniversaire, elle méritait une journée rien qu'à elle, une journée parfaite...

 

Le mardi était sportif, entre pétanque, football et basket. Je retrouve mon partenaire favori pour mettre une raclée aux autres joueurs...ouais je sais que je joue mal Florian, mais bon on a gagné donc j'ai le droit de frimer... Forcément, on a passé notre temps à s'insulter...c'est marrant!hihi!  Par contre pour la partie en soirée je suis moins fière... mais félicitations à Marine H. et Lucie M. qui ont montré tout leur talent malgré l'absence de Pastis. Je refuse de m'essayer au foot, et préfère admirer de loin le spectacle...

 

Mercredi soir... les Saturnales. Après le conseil de classe, voilà une nouvelle confrontation aux professeurs. La tradition occupe notre esprit depuis le début de l'année,  et l'attente a été grandement récompensée. A la table de Monsieur P. (professeur d'Histoire) et de Monsieur C. (professeur d'Italien), je profite pleinement de la soirée. D'anecdotes en révélations, les conversations vont bon train et je guette de loin mes camarades qui semblent se réjouir tout autant. Et puis vient l'heure du spectacle: c'est l'occasion de rire des profs avec les profs, privilège inconstesté des hypokhagneux et khagneux en fin de parcours. Nous assistons à une sorte de mise en bouche de ce qui aura lieu l'an prochain, quand nous devrons prendre la place de ces acteurs improvisés... je sens qu'il faudra faire de grands efforts pour être à la hauteur de la tâche.

 

Jeudi: du bowling à une nuit de débauche! Pour la première fois je m'élance sur la piste du "Magic Bowl" et je lance la boule avec force (mes bras en souffrent encore!)... je gagne la première partie (la chance du débutant probablement). Puis Vincent enchaîne les strikes et ennerve Florian, démuni. Finalement, il sauvera son honneur avec brio dans la cinquième et dernière partie. Puis, après un Américain et du tarot, je pars avec les autres vers le désormais célèbre appartement de notre hôte. L'alcool amène aux excès. Pour la dernière fois nous sommes tous ensemble...J'ai profité de chaque moment, me laissant aller parfois. Cette année a eu pour effet de décupler la moindre de mes émotions, qu'elles soient positives ou négatives. Je m'excuse auprès de celles et de ceux qui ont assisté à ma crise de larmes de jeudi soir, c'était soudain et libérateur... les raisons vous les connaissez, je ne préfère pas m'étendre. Merci à Pauline d'avoir vu que j'allais mal et de ne pas être partie en courant devant mes larmes, merci à Maeva de m'avoir prise dans ses bras en disant "Ma Charlotte", merci à Marine que j'ai aimé plus encore au fur et à mesure que notre nuit se tuait, merci à Vincent d'avoir dit ces mots et de les avoir pensé... je crois qu'on ne m'avait jamais rien dit d'aussi gentil..., merci à Thibaud de s'être inquiété, merci à Yannick d'avoir caressé mon bras comme il le fait toujours quand ça ne va pas, et merci à Florian d'être descendu, même si tes mots m'ont fait plus de mal que de bien ta présence a gommé pour un temps la raison de mon mal.

Je n'ai pas dormi cette nuit-là, ni le lendemain d'ailleurs. Je ne voulais pas fermé les yeux sur notre dernière nuit. Je ne voulais pas que tout s'arrête.

 

Enfin, ....déjà....., Vendredi: je range ma chambre d'internat pendant que Marine se repose. J'ai tellement aimé cette chambre lorsqu'elle était pleine de monde que de la voir vide ce matin me chamboule. J'étais vraiment chez moi finalement. Je dis au revoir à la pièce et à mes amis...je souris, il le faut...

Puis, acceptant mon invitation (merci), Florian nous rejoint au bar et découvre mon père et mon frère. Pas d'insulte cette après-midi (peut-être as-tu été trop timide) mais une nouvelle victoire à la pétanque. Je le regarde partir avec son jogging sur les épaules...

Puis dans la voiture, la voix de mon père me berce. Je vois Scratt à côté de Clément dans mon rétro....Je pars de chez moi pour retrouver ma maison...ça semble contradictoire et c'est peut-être pour ça que je suis aussi confuse aujourd'hui...

Je sais que tout semble mélodramatique quand je le tape sur mon clavier mais j'ai passé la plus belle année de ma vie parmi vous, si certains ne comprennent pas que l'on puisse s'attacher autant à un groupe d'amis je vous le présenterait, vous le ferez changer d'avis à coups sûrs...

Je vous aime et vous me manquez...

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J'avais l'intention de partir encore dans un délire poétique pour célébrer ce que j'aime le plus au monde: les défauts. Finalement je vais vous raconter ma semaine, incroyablement imparfaite et pleine de joies et de souvenirs...

 

Pour commencer, une image:

Celle des mâles en puissance de notre chère classe se débattant sur la pelouse de la pépinière dans un semblant de football acrobatique. En les admirant, j'ai pensé, le sourire aux lèvres, "ils on l'air con mais je les aime".

Les ralentis d'Antoine, les cris de joie d'Olivier, les plaintes de Florian, les prouesses du Roy, la chute de Martin, ou les cheveux de Vincent ondulant au vent comme dans une pub pour L'Oréal, m'ont laissé sans voix (ce qui n'est pas une mince affaire, je vous l'accorde). Aucune rigueur, aucun cadrage, aucune limite de terrain... juste des ahuris qui crient, sautent partout et se plaignent de la fatigue toutes les 10 minutes!...Pourtant, je crois que c'est l'un des plus beaux matchs que j'ai eu le plaisir de regarder (enfin, je n'ai pas pu tout voir, pour cause d'urgence infirmerie, mais l'esprit y était!).

Ensuite, une soirée:

Les désormais célèbres canapés des Artistes ont de nouveau été le lieu de nos délires étudiants. Une dizaine de personne réunies autour d'une table...et tellement de rire et d'anecdotes à raconter qu'il me faudrait une bonne quinzaine d'articles pour exploiter tout ce potentiel.

artistes

Le grand chevelu, récemment déclaré admissible à Science Po Paris (mais d'ores et déjà admis dans nos coeurs....rrroooh c'est beau!), s'est lancé dans une compétition autour du thème de l'alcool. Résultat, il me surpasse (3.5 barons contre 3, étant donné qu'il a renversé la moitié de son verre sur le parquet) probablement grâce à sa génétique favorable de vosgien.

S'ensuivit une partie de billard atypique, dans laquelle, cette fois-ci, Vincent n'a pas brillé par son talent malgré les recommendations de sa charmante partenaire Lucie (c'est chaleur!). Baptiste et Florian servent alors leur ego et l'emportent adroitement.

Le succès relatif de Florian l'engagera dans un autre pari, et je me réjouis de la défaite qui le força à se joindre à nous, plus tard, à l'Envers.

Nous parlons, rions, écoutons encore des blagues douteuses, partageons nos souvenirs de cette année déjà presque achevée, et formons des projets pour l'année à venir. Marine H. s'inquiète, Vincent pense à son oral, Florian est indécis, et Blandine rejoint la troupe...

Et plus tard dans la nuit, en voyant quelques uns de ces individus étrangement attachants se déhancher sur la piste de l'Envers, de TTC aux démons de minuit (la parodie évoquant une bouteille de whisky est une merveille de la langue française produite par des esprits supérieurs et quelques peu poivrots!), il était évident que le changement de l'an prochain allait nous bouleverser totalement.

 
Pas de Tainted Love cette fois (Lucie, nous sommes maudites), mais le Jerk et Mika sont toujours au programme du DJ déjanté. L'alcool et le tabac embaume la salle surchauffée où les corps se laissent aller à une sorte de frénésie ennivrante. Ceux qui pensaient partir plus tôt se prennent au jeu, pour mon plus grand plaisir.

Puis, après trois heures du matin, dans les rues endormies de la vieille ville, Florian a mal aux pieds et se compare à une éponge.... rien de plus naturel. Chacun à un coin de la chambre, je l'entends qui me parle mais je somnole déjà. Il dit que je suis méchante et que toutes les filles sont compliquées....soit! Ces mots me bercent et je ne parviens presque plus à articuler les quelques paroles qui rêvent de sortir....pourtant c'est facile à dire: "je voudrais...j'aimerais....enfin....tu vas me manquer".  Alors, je m'endore difficilement après avoir promis des crèpes que finalement je n'aurais pas le courage (et la faim) de faire au réveil.

 

Puis, un lendemain:

Après avoir été harcelée, je déguste mon petit déjeuner en feuilletant un magazine de l'UMP. La X-box nous occupe un temps.... Nous repartons tous les deux et je le quitte en face de la gare. Finalement je n'aurais rien dit de vraiment gentil de toute la matinée... les regrets m'accablent. 

Je retrouve ma chambre d'internat que je quitterai dans une semaine à peine. Je croise Baptiste et Pauline.

Vincent me rejoint et affronte avec moi l'encerclement des mathématiciens travailleurs lors d'un repas très peu gastronomique. Il est surprenant de voir que d'autres sont fatigués parce qu'ils ont cours le samedi matin alors que nous, nous avons juste du mal à décuver....

Tout s'achève par un retour en train avec mes chers compagnons MP. Gérard veut partir de Poinca...sniff!

Les bruits stridents du film The Island agresse les timpans de notre adepte de nostalgie, Jérémie admire les trains du futur et Damien remarque que Scarlett est bien foutue...décidément tous les mêmes!

Et voilà, l'annonce fatidique: "Châlons en champagne".

 

Et une bonne nouvelle:

Elle concerne la fan des hyènes de la 304. Comment pourrais-je me passer d'elle l'an prochain? Je suis soulagée de ne plus avoir à réflechir sérieusement à cela. "ELLE" va en K1, l'honneur est sauf et l'amitié rempile pour un an....franchement ça fait plaisir!

 

Des conséquences:

Comment aurais-je pu prévoir que je préfèrerais rester en cours pendant les deux mois de vacances qui m'attendent plutôt que de devoir me passer de vous aussi longtemps!

Pourtant, vous avez tous vos petits défauts, vos petites habitudes malicieuses, vos grains de folie...que les non-initiés prendraient pour des raisons de mésentente.....les ignards! Je ne conçois pas de perfection fade, je ne vois que des êtres entiers, et entièrement à aimer. S'il m'est arrivée d'être blessée par certains d'entre vous, par des propos cassants ou des refus catégoriques, par des manques d'attention ou des incompréhensions, par des révélations ou des maladresses....ces quelques bavures n'entâchent en rien mon besoin profond de vous voir, de sentir que vous êtes là pour moi et que demain je pourrai surmonter les nouvelles déceptions grâce à vous. Dans les sermons de Yannick, dans les insultes de Thibaud, et dans les inconstances de Florian, je vois de l'amitié, de l'inquiètude et des bonnes intentions. Peut-être suis-je naïve, peut-être que les gens ne sont pas toujours gentils et que tous mes rêves sont destinés à rester des rêves.....et bien tampis. Je plonge dans les tréfonds de l'impossible réalisation et je savoure mon illusion avec une pince de frustration que vous vous chargez de combler en toute hâte. J'aime quand le silence se change en nouvelle complicité, quand les excuses suivent aux larmes et quand le oui succède au non. J'aime voir ma vie se métamorphoser chaque semaine, j'aime faire des erreurs pour pouvoir les corriger avec vous, j'aime votre absence lorsqu'elle est annonciatrice de nouveaux épanchements.....J'aime ma vie grâce à vous.

Tous ces mots, ces effusions mélodramatiques, vous devez les voir tels qu'ils sont, c'est à dire: indubitablement témoins de mon défaut principal, mon romantisme. L'imperfection de cette existence, éphémère et tapie d'absurde, me pousse à espérer, espérer, et espérer encore, sans repos. Aucune nuit sans rêve de bonheur, aucun sanglot sans attente de consolation, aucun jour sans doux simulacres...Certains diront que c'est de la stupidité mais vous m'épauler malgré cela.

C'est pourquoi, je fais cet éloge à l'imparfait, à ce qui nous rend susceptibles d'intérêt, tantôt en bien, tantôt en mal... Le pire reste l'indifférence et je n'ai jamais eu l'impression de subir ce calvaire avec vous... MERCI.

 

"Celui-là n'aime pas véritablement qui n'aime pas jusqu'aux défauts de l'être aimé."

  [Calderon]
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