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Chuck Norris Power

Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

Chuck Norris peut gagner une partie de puissance 4 en trois coups.

Dieu a dit: que la lumiere soit! et Chuck Norris répondit : On dit s'il vous plait.

Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.

Le calendrier de Chuck Norris passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Chuck.

Si "Denver" est le dernier des dinosaures, c'est que Chuck Norris l'a trouvé plus sympathique que les autres.

    Allez voir sur: http://chucknorrisfacts.fr/index.php

Bienvenue, ô amis fidèles...

Voilà un peu ma vie, un peu celles des autres... à vous de voir....


Ce matin en cours de philosophie, j'ai appris que le commencement n'est pas la création, que les masses modifient leur environnement, et que la lumière n'est pas instantanée... ce que je savais déja. Puis, j'ai commencé à prendre des notes et à en rire tant la gravité des choses était démesurée. De jeux de mots en jeux de rôle , j'ai construit une histoire... la voici.


Le monde est né un mardi. Il pleuvait en moi quand j'entendis ex nihilo un bruit qui résonne encore, un bruit sourd. Furent créés le temps, le son et l'orage alors que je les voyais déjà présents. L'illusion factice  de mon esprit divin était devenue  si réelle... peut-être trop réelle....
Une robe étoilée scintillait au firmament et , comme tiré violemment d'un sommeil infini, le monde s'étira et se contracta pour prendre une forme familière. De l'explosion chaotique était né un système, que j'avais tant imaginé que la peur d'être encore dans le rêve me saisit un instant. Comme malgré moi, j'avais donné naissance à une ébauche de la perfection...délicieux oxymore...
Mon esprit était comme possédé par l'écho de cet évènement impromptu, et j'en fus fasciné moi-même, comme le seront mes créatures. Certains de ces ignards chercheront à y voir un élément pour me nier, d'autres, plus lucides, constateront que le commencement  d'une réalité n'est en rien sa création et que par conséquent, loin de pourfendre les analyses bibliques, la trace de mon exploit libérait leur flux de conscience. Ce bruit de fond se maintient encore et perdure aussi longtemps que leur interrogation. Ils cherchent à s'en éloigner en adoptant ce masque de silence qui leur donne cet air si méditatif, mais ne parviennent qu'à des causes secondes et échappent totalement à la vérité de mon absolu. Ces heurts et ces erreurs me stimulent et je contemple effaré les conséquences de mes actes incontrôlés. Le maître cherche à expliquer mon oeuvre... grand bien lui fasse, je resterais hors de sa portée. Il se laisse parfois aller à un intégrisme primaire, développe des théories qui faussent mon image et les transmet à des générations de nigauds incapables de faire la part des choses et de sortir des sentiers battus. D'autres bien plus prudents trouvent que toutes les hypothèses sont valables... voilà bien un raisonnement illogique qui ne saurait satisfaire cette marionnette pensante qui est née de mon rêve. Un être fini ne peut espérer connaître, alors il gesticule, se débat, adopte des idoles au détriment des réalités.
Ma poupée me trahit. Elle est animée de ces spasmes qui rendent impossible l'anticipation. Je ne sais plus quel remède appliquer et de toute évidence je serais impuissant. Mon oeuvre est finie. Aucune retouche, aucune amélioration... juste un spectacle à contempler qui va droit vers un nouveau néant, vers une concentration ultime, vers un point... c'est tout.
Alors, le rendez-vous fixé par avance, je regarde ce film en connaissant sa fin. Comment m'en étonner? Comment faire de ces fragments de vie des éléments dignes d'intérêt quand je ne vois que leur futur destruction. Aucune alternative. Le désespoir du créateur involontaire m'envahit peu à peu et j'en viens à regretter d'avoir songer avec trop de force.
Pourtant quelques unes de ces créatures oniriques me donnent tort. Elles souffrent pour le plaisir et nient l'irréversible. Elles s'embarquent dans ces silences dubitatifs avec plus de brio que leurs convives et lève le voile de leur réalisme. Elles observent. Rejetant à la fois les élucubrations théologiques et les données positivistes, elles trouvent une troisième voie, une issue. Elles approchent de ce qu'elles sont et gagnent mon estime. Elles croient atteindre ce qu'est le monde et je vois leur progrès. Un jour peut-être elles trouveront le chemin jusqu'à moi... mais un jour... quand est-ce? La date fatidique teintée de regret et de frustration m'apparaît soudain trop proche et j'en viens à défendre mes petits protégés. Ils deviendront bientôt majoritaires mais leur caractère imprévisible m'empêche de savoir s'il sera trop tard ou s'il reste une chance. Je découvre l'espoir là ou je ne voyais que foutaises. Que me vaut ce revirement? Je ne me comprends pas moi-même... peut-être ne me suis-je jamais compris? Ma psychanalyse a lieu en ces êtres inférieurs et j'en ai besoin comme eux ont besoin de l'activité de leur cerveau. Je vois que leur fin est également ma fin, que je ne suis pas infini... Constater mon instantanéité m'a demandé du Temps mais la comprendre m'en demanderait davantage et je n'ai sur le cours des choses aucun poids. Je me croyais suprême mais je ne suis qu'unique et cette condition me conduit à ma perte...
... je suis mort un mardi.
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I don't like changes. I thought  they were  my support,  helping me, making me evolve... but in fact I hate them. It seems they are destructing all I had: my friends, my love, my family, my pride and my dreams.
I just would like things to  be as before, without those doubts that make me sad and tired. I go on smiling, I go on trying to do my best, but, is it enough?
I don't like changes...

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Après moultes questions sur mon pseudo de ces derniers jours et par soucis d'économie d'énergie, voilà  mon choix musical...


Frank sinatra & tom jobim - the girl from ipanema
Vidéo envoyée par gotti57

 

 

Olha que coisa mais linda,
Mais cheia de graça.
É ela a menina que vem e que passa,
num doce balanço a caminho do mar.
Moça do corpo dourado do sol de Ipanema,
O seu balançado émais que um poema,
Éa coisa mais linda que eu já vi passar.

Ah, por que estou tão sozinho?
Ah, por que tudo é tão triste?
Ah, a beleza que existe,
A beleza que não é só minha,
Que também passa sozinha.

Ah, se ela soubesse
Que, quando ela passa,
O mundo inteirinho se enche de graça
E fica mais lindo por causa do amor,

Tall and tan and young and lovely, the girl from Ipanema goes walking
And when she passes, each one she passes goes - ah
When she walks, she's like a samba that swings so cool and sways so
gently
That when she passes, each one she passes goes - aah
Ooh But he watches so sadly, How can he tell her he loves her,
Yes he would give his heart gladly,
but instead when she walks to the sea,
she looks straight ahead not at him,
Tall, and tan, and young, and lovely, the girl from Ipanema goes walking
And when she passes, he smiles - but she doesn't see

(saxaphone solo)

(Ooh) But he sees her so sadly, how can he tell her he loves her
Yes he would give his heart gladly,
But each day, when she walks to the sea
She looks straight ahead, not at him
Tall, and tan, and young, and lovely, the girl from Ipanema goes walking
And when she passes, he smiles - but she doesn't see
(She just doesn't see)x6

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Je sais c'est triste mais mon frère aime cette chanson au point de la chanter à peu près 100 fois par jour (et encore, je pense être loin du compte)... le point positif c'est qu'il paufine sa diction en anglais... bref, c'est un article hommage:


Plain White Ts - Hey There Delilah - Official (HQ)

Vidéo envoyée par siso8484

 

"Hey There Delilah" by Plain White

Hey there Delilah
What's it like in New York City?
I'm a thousand miles away
But girl, tonight you look so pretty
Yes you do
Times Square can't shine as bright as you
I swear it's true

Hey there Delilah
Don't you worry about the distance
I'm right there if you get lonely
Give this song another listen
Close your eyes
Listen to my voice, it's my disguise
I'm by your side

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
What you do to me

Hey there Delilah
I know times are getting hard
But just believe me, girl
Someday I'll pay the bills with this guitar
We'll have it good
We'll have the life we knew we would
My word is good

Hey there Delilah
I've got so much left to say
If every simple song I wrote to you
Would take your breath away
I'd write it all
Even more in love with me you'd fall
We'd have it all

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me

A thousand miles seems pretty far
But they've got planes and trains and cars
I'd walk to you if I had no other way
Our friends would all make fun of us
and we'll just laugh along because we know
That none of them have felt this way
Delilah I can promise you
That by the time we get through
The world will never ever be the same
And you're to blame

Hey there Delilah
You be good and don't you miss me
Two more years and you'll be done with school
And I'll be making history like I do
You'll know it's all because of you
We can do whatever we want to
Hey there Delilah here's to you
This one's for you

Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
Oh it's what you do to me
What you do to me.



Voilà c'est en espérant qu'il se mette à écouter des trucs de vrais mecs!
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Voilà le moment de parler d'un début de vacances exemplaire: C'est à dire que je n'ai rien fait. Pas une fiche. Pas une page de lue. Pas un polycopié. Bref... le nirvana!

Vous allez vous demander "mais comment va-t-elle se débrouiller pour écrire sur rien?"... excellente question!
Une description du quotidien serait de trop mais résumons les choses: Je redécouvre mon chez-moi, j'aide à refaire le papier peint du salon en écoutant mon père chanter Renaud à tue-tête et en attendant que mon frère rentre d'un de ses multiples rencarts, j'accueille Martin et je lui fais visiter Chalons en tâchant de ne pas oublier le passage par mon ancien lycée et la magnifique bibliothèque quasi-neuve, je passe mes journées à regarder les rediffusions de Buffy contre les Vampires et de Gilmore Girls en gardant un oeil pour msn et discuter avec mes amis proches mais éloignés par la distance ou le temps... en clair je profite!

D'ailleurs je vais arrêter cet article ici pour ne pas me laisser tenter par la divulgation de ce qui clocherait encore et reléguer au loin les ébauches de débats. Je préfère de loin passer une soirée en famille que de tergiverser... parce qu'après tout c'est en regardant mes frangins et paternels que je prends conscience du bienfait de ses vacances méritées.

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La journée continue avec un rythme qui laisse d'ores et déjà entrevoir des  silhouettes de vacances. 

Je  recherche en vain la motivation pour parcourir une dernière fois mes fiches de latin avant l'heure fatidique du passage à l'oral. La fréquence à laquelle bat mon cœur doit être proche de celle du cœur d'un homme en coma profond... je fatigue.
Pourtant, le plus dur est fait.  Les mois se sont si vite écoulés que l'on en  vient à envisager  de rempiler pour un an... mais il y a des limites à tout.

 

L'année d'hypokhâgne: c'était  ça le rêve. Moins de travail , moins de responsabilités, moins de coup de fils pour annoncer des mauvaises nouvelles… Aujourd'hui je ne me surprends même plus d'apprendre par téléphone que ma petite sœur s'est faite renverser par une voiture, que ma grande sœur a eu un accident de train ou que mon petit frère a fait un séjour au poste de police. Suis-je seulement encore attentive à tout ça?
Je pense de plus en plus que je ne parviendrai pas à être présente partout. Il faut donc faire des choix. Mon ambition personnelle et ma hantise des regrets me pousseraient sans aucun doute vers le khûbage, tandis que ma peur de l'inconnu et de l'évincement d'une vie normale, tant affective que familiale, me jète dans les bras de la réconfortante faculté et ses horaires flexibles.

To khûbe or not to khûbe, comme dirait Yannick, that's the question...

 

 

 

Alors en attendant la date du choix, je divague, je spécule, et j’analyse les motifs. Je peins les esquisses de ma vie future sans y voir encore une cohérence et une harmonie. L’évidence n’est pas encore au rendez-vous… mais elle viendra, comme toujours, à un moment où je m’y attendrai le moins. Dans le fond c’est peut-être cet état d’hésitation qui est jouissif : la perspective d’une décision qui sera nette et ne provoquera aucun regret d’aucun sorte, l’alternative ultime maintenue en suspens….

 

 

Et si la liberté c’était de ne pas avoir le temps de penser ? Je vais donc chercher du côté de l’occupation frénétique, fuir le Dasein heideggerien, rechercher la chute… la chute dans le vide… tout nous y ramène encore.
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Les expériences nous forgent, c’est certain, mais comment sait-on si cela s’avèrera positif ?

 

La vérité c’est qu’il faut tenter le coup, comme ça, sans assurance. On approche du précipice et on saute, même si le parachute a traîné dans ce pauvre avion à deux balles depuis des lustres et qu’il n’est probablement pas aux normes de sécurité. Bien sûr, on a le vertige, même le sage-philosophe flippe comme un dingue quand il perçoit le vide. Et alors ? Qu’est-ce que ça change d’avoir les jetons ? Il faudra bien se jeter de tout là haut à un moment ou à un autre.


Pour ne pas sauter on choisit de renoncer à la filière scientifique alors qu’on a fait M.P.I. en seconde parce qu’on veut pas être une loque en cours, on choisit la L. parce qu’on nous a dit que ça nous irait bien et qu’on ne sait pas réfléchir par soi-même, on ne va pas à Sciences Po alors qu’on l’a préparé pendant un an parce que dans le fond Paris c’est trop grand pour nous et qu’on n’ose pas se mêler à la foule, on entre en prépa par hasard parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre et que ça nous laisse un délais de deux ans pour réfléchir, on va en classique parce qu’on nous a dit que ce serait la même classe et que la nouveauté ça nous glace le sang… ça en fait des échappatoires pour une vie qui commence tout juste ! Après ça, on voudrait nous faire croire que nos choix sont déterminants, qu’ils vont définir toute notre vie future… alors quoi ? Ma vie sera celle d’une fille qui renonce ? La belle affaire !

 

Pourtant il y a des domaines où je sais les prendre, les initiatives. Parfois je me vautre, souvent à vrai dire, mais les remords me semblent bien moins durs à supporter que les regrets. Et quand j’ai de la chance, je réussis. Je m’en sors pas mal, une fois que les choix sont faits : je m’adapte, je me module.

 

Le problème c’est le choix. Je veux bien agir... mais si je me trompe ?

 

Qu’il est dur d’être adulte !

 

La peur de ne rien faire n’est-elle pas pire que celle de faire quelque chose ? La question est là, tapie dans l’ombre de mes hésitations. Je vrille, je dévie et un jour je me retrouve face au Grand Choix. Tenter la compétition ou prendre le chemin banal, facile, ou du moins tracé d’avance ?

 

Il faudra pourtant que je me décide. Et se décider signifie dire non … dire non à quoi ? à l’amitié, l’amour, l’ambition, le temps-libre, le rêve, la curiosité… la vie….

 
Et vous, vous qui jugez mon travail sans connaître ma vie, vous qui appartenez à ma vie sans comprendre mon travail, vous qui n’êtes qu’une moitié de mon reflet double-face… je ne sais être entière si vous m’écartelez. Je vous réponds confusément, je m’anime de spasmes contradictoires. Je convulse…

 

 

Pourtant, j’aimerais valoir pour Une. Pourtant, j’aimerais une harmonie.

 
 
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Pas d'annonce, juste un poème qui en résume cent...
 


SOLITUDE, de Jean Campion

À l'heure où l'ombre du mystère
Étends son lourd manteau d'ennui,
Rêvant à l'aube salutaire,
J'accepte le froid de la nuit !

Crois-tu pouvoir réduire en cendres
Mes pauvres souvenirs passés ?
Pour moi, je ne puis me déprendre
De tant de rêves amassés.

Prêtresse de ma solitude,
Puisque me voici désarmé,
Tu peux, en ta sollicitude
Me consacrer au mal d'aimer !

On dit qu'au creuset du silence
Se forge l'espoir du retour…
Peux-tu me donner cette chance
D'ébaucher des rêves d'amour ?...

Déjà, là-bas, perçant la brume,
L'aurore de ses traits dorés
Poursuit la nuit qui se consume :
Pour moi, c'est l'heure d'espérer !
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Les gens de science Po auront décidément décidé de se croire plus intelligents que les autres. Après Florian, c'est au tour de Vincent de se la jouer "c'est moi le plus fort" et de contester l'absence de photo de son joli minois au sein de ce blog. Eh bien soit, je te fais donc cet article rien que pour toi avec illustrations et tout le tintouin (expression usitée chez ma grand-mère) ... c'est parti:



Vincent est donc très intelligent, il se prépare activement à sa future carrière et pour cela il fait chauffer les billets (parce que science po ça rapporte, en tout cas plus que mon pauvre petit salaire de future prof de lettre en ZEP):



A part ça qu'est-ce qu'il fait? il ne ferait jamais comme tous ces jeunes délurés qui ne se sentent plus quand il y a une fête forraine, il ne se laisserait jamais aller à l'innocence d'une dégustation de Barbe à Papa... attention, c'est un futur dirigeant messieurs, dames... on rigole pas avec lui!


Et puis c'est bien connu, les étudiants de science Po sont pas du tout de vrais pochtrons, d'autant plus quand ils ont un métabolisme de vosgien comme notre grand gaillard frisé... la preuve les règles de la tournée infernale leur restent mystérieusement obscures (souvenir d'une vodka immonde...):





Jamais aucun excès, Vincent est un mec hyper mature... ça fait longtemps qu'il a dépassé le stade des batailles de polochons!





Bref, vous l'avez compris, c'est un homme, un vrai pas un de ces petits frileux, à qui on peut faire confiance pour gouverner le pays et gérer les relations internationales...euh....ou pas!


Voilà, je crois que j'ai fait le tour de ce personnage en tous points exceptionnel, qui nous manque un peu quand même (mais pas trop, on est pas des chouineurs!)... bon vent à toi msieur! Que la force de Breton soit avec toi...


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Ca fait assez longtemps maintenant que j'ai cessé d'écrire sur ce qui se passe dans ma vie... peut-être que certains sujets ne valent pas le coup qu'on s'attarde... pourtant ces vacances de noël me ramènent à mon clavier et je tapote plus vite que je ne respire...

J'aime noël, j'ai toujours aimé ça et ça ne risque pas de changer. La famille, les cadeaux et le chocolat... bref, le paradis! Bien sur il y des ombres au tableau, des problèmes de bouteilles en cette période d'excès, mais dans l'ensemble tout est pour le mieux.

Apprendre à se détacher: voilà le remède miracle. Il suffit de se dire que si on ne peut pas régler tous les problèmes au moins on peut faire de son mieux sans se dire qu'on est incompétent. Alors je profite. J'écoute les blagues niaises mais toujours tordantes de mon père, je regarde ma grand mère jouer les folles juste pour faire plaisir à ma grande soeur délurée, je dévie les regards réprobateurs de ma mère lorsque je reprends du saumon et je fais semblant d'en vouloir à mon frangin quand il lance des vannes à ma petite soeur, tout juste remise de son entrée en collision avec une voiture....

Au delà de ça, presque plus rien n'existe. C'est ce qui est beau à noel: tout le monde est réuni et oublie ce qui peut gacher la fete. On est tous un peu aveuglé par les guirlandes, les bougies et autres décorations kitch et choc! Le sapin perd ses épines quand Newton, mon golden retriever, s'amuse à dévaler à toute blinde dans la pièce mais tampis. Le chat mange ce qu'il reste de saumon mais tampis. Mon grand père n'entend pas la moitié de ce que je lui raconte, mais tampis.

Et on ouvre les cadeaux, toujours plus nombreux depuis que tout le monde y met du sien. Des surprises, de bonnes surprises, et des classiques. Les paquets voltigent et jalonnent le parquet du salon. Des couleurs, du bruit de papier... c'est ça noel.

Après tout ça, on retrouve la traditionnelle indigestion, ce mal de bide qui vous ronge de l'intérieur mais qui ne vous fait en aucun cas regretter d'avoir repris trois fois de la dinde et d'avoir fini votre boite de chocolats.

On s'en fout, c'est une fois par an ... on a le temps de s'en remettre d'ici l'an prochain!

Les jours d'après noel s'enchainent toujours plus calmement. On revoit encore la famille, mais après tout on la voit toute l'année donc c'est pas vraiment exceptionnel. On mange les restes parce qu'on en fait toujours des tonnes. On s'émerveille encore de ses cadeaux parce que cette année les paquets ont remplacé l'argent et y'a pas à dire c'est quand meme ce qu'il y a de plus marrant. On reparle de la soirée et de ses écarts avec parfois un peu de morosité mais l'euphorie est encore là alors on se dit que ce n'est pas grave.

Voilà, la période de joie familiale s'achève là, mais la non moins estimable période de joie amicale la succède au pied levé.

Je pars le 29 Décembre. Je me trompe dans les trains du coup je me retrouve dans un de ces TGV Est hyper confortable qui vous donne envie de dormir au bout de cinq minutes (au moins on en a pour son argent!). J'arrive à Nancy, mon deuxième chez moi, avec une boule dans le ventre qui ne m'a pas quitté depuis quelques jours et qui ne vient pas de la dinde ou de la terrine mais bel et bien de l'impatience et de l'appréhension. A la gare ils m'attendent: Florian, Lucie et Géraud.

J'ai toujours ce sourire béat et un peu niais quand je revois Florian, non pas que je ne sois pas prète psychologiquement à l'idée de le revoir mais je me surprends toujours à etre véritablement ravie. Ca ne m'empèche pas en général de lui en mettre plein la tronche, meme si Manon prend de l'avance en s'attaquant à ses cheveux.

Beaucoup sont présents, mais il en manque (Vincent, Maeva, Thibaud et Yannick on a pensé fort à vous, c'est pas une consolation mais c'est sincère!). La pizzeria nous pose quelques problèmes de déplacements... il y a des faignasses dans le lot ou je ne m'y connais pas. Un diner avec des gens qui ont fait de mon année d'hypokhagne un rève...comment pourrais-je ètre plus heureuse? Les remarques fusent, les blagues, les anecdotes....

Et l'Envers nous accueillent. Mes petits bizuths sont au rendez-vous, bien qu'un chouillat mal en point! Danser...Danser...Danser encore... rien de tel pour faire revivre l'an passé. Pas de jerk, pas de Tainted Love mais TTC... la nuit n'est pas prète de s'arrèter.

Certains rentrent en voiture, d'autres me suivent chez Thibaud qui a eu la bonté d'ame de ma laisser ses clefs (je t'adore tu sais! lol). Anael gonfle un matelas pour rien, moi aussi d'ailleurs. Baptiste crie "A poil", Pauline lui dit de se taire... et Florian parle de la mer noire (étrange!). Au bout de quelques heures tout m'échappe. Le réveil sonne (Poupine et Thierry sont au rendez-vous) et Anael et son ami terminal dont je ne parviens pas à me rappeler le nom s'en vont. Baptiste et Pauline les suivent un peu plus tard. Et Florian et moi...eh bien...on redort!

J'ai l'impression d'avoir énormément dormi pendant ces quelques jours. Nous étions mème surpris de ressembler à ce point à des loques humaines...surtout quand il nous manque le sèche-cheveux (je sais que c'est de ma faute!). Ensuite, je pratique de nouveau mon activité favorite avec la personne qui m'a appris toutes les techniques: Le Feintage de légumes! Faire les courses avec Florian reste digne de la plus grande expédition. Tel Indiana Jones, il échappe au rayon Fruits pour arriver directement aux pates. Puis, après moultes tergiversations, nous saisissons de la purée (que mon père a aujourd'hui en sa possession avec un petit mot d'amour de Flo... c'est si émouvant!...espèce de dingue!) et des poissons panés (vendus par 15... la qualité!).

Faire à manger relève de l'exploit quand un adepte des clichés ancestraux se permet de vous faire des critiques. J'ai donc douloureusement expérimenté le concept de "la-femme-à-la-popotte" et mon verdict est le suivant: POOOOOOOUUUUUUUUUURRRRQUUUOOOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIII TANT DE HAINE?!!!!J'exagère, je le sais. Florian fait la vaisselle avec brio et sert également le jus de pomme et le coca à merveille. Le ventre plein... eh bien nous étions toujours aussi fatigués!

C'est alors que Florian eut l'idée du siècle: LE CINEMA! Le seul endroit en dehors de sa chambre où on est au chaud, dans le noir et ainsi plus enclin à dormir. Nous avons quelques peu hésité sur le choix du film mais comme de toute évidence Alvin et les Chipmunks a traumatisé mon acolythe, nous nous contentons d'un bon petit film romantique et nunuche: Ma vie n'est pas une comédie romantique (cf article précédent) qui a eu le don de nous faire flipper tant la ressemblance de Florian avec le personnage principal était évidente (surtout l'addiction au whisky). Quoiqu'il en soit nous ne nous sommes finalement pas endormis... et on ne s'en est pas plaint!

Une promenade de nuit avant un nouveau repas peu gastronomique et peu diététique et nous voilà repartis... au bar! O vice quand tu nous tiens! Florian joue le gentleman et on discute jusqu'à ce que l'heure de la fermeture approche. Je ne sais pas si cela vient de la bouteille de Despe de 75cl suivie du demi que tu as ingurgité mais, malgré quelques sujets que tu as maladroitement voulu évincé (je remarque tout n'essaye pas de faire semblant! lol) je crois qu'on avait jamais autant parlé et jamais aussi bien.

Nouvelle nuit dans l'appartement de Thibaud et là c'est le drame.... PAS DE REVEIL!!!! Il est plus de 13h, je prends le train dans trois heures et nous sommes encore avachis sur le magnifique lit deux places (jugé trop mou par Florian, mais incroyablement confortable pour moi). Alors tout s'enchaine. On fait de notre mieux pour ètre prèt assez tot pour pouvoir sortir un peu avant l'heure des adieux (sniff). Résultat: de nouveau au bar, avec du nectar d'abricot sur le pantalon et sur le pull parce qu'une fois encore Florian a voulu ètre trop galant (c'était mignon). Il reste quelques minutes avant que je ne gagne les Vosges pour la monumentale nuit du 31 Décembre.

Alors on se dit au revoir sur le quai (ça me rappelle un poème d'Aragon... euh désolée) et je ne te vois plus avant Juin... peut-ètre....

Je n'ai heureusement pas le temps de me laisser aller à la nostalgie! C'est la colère qui me gagne!!!!! THIBAUD TU ES EN RETARD! Je suis à la gare de Neufchateau (que je reverrai le lendemain toujours avec autant de pessimisme! Ils ont du mal là-bas avec les horaires). Je découvre les Vosges grace à GIFI (lol). Mes premières impressions: euh... c'est seulement maintenant qu'ils construisent des routes ici!

Arrivés chez Coline, on se prépare pour le grand soir. On est en avance chez Charles et tout le monde est en retard... mais on finit par ouvrir les bouteilles de champagne. Les petits fours faits maison par Thibaud et sa dulcinée ont du succès, beaucoup de succès, et l'atmosphère se détend très rapidement.

Le moins que l'on puisse dire c'est que les vosgiens savent accueillir... et ça fait plaisir de se sentir à l'aise. Je ne sais pas si l'abus de vins et autres alcools en tous genres et responsable de l'euphorie générale mais c'est en tout cas une belle soirée qui se prolonge grace à un repas délicieux, des jeux surprenants, des chorégraphies révélatrices et des conversations enflammées, jusqu'à 7h30, heure du whisky-coca apparemment. 

Le bilan de la nuit est très bon: la gueule de bois, du marqueur plein la tronche et une paire de collants en moins (Kévin je t'en veux!). Je ne sais pas si je vous montrerai les photos de cette nuit, cela doit peut-ètre rester un mythe... ou pas!

Je rentre de nouveau à Nancy après une courte nuit et une visite en voiture de Neufchateau.

Et de Nancy, je regagne Chalons et ma famille me rappelle que le monde a continué de tourner pendant mon absence et pas forcément rond. Je suis fatiguée, heureuse et je n'ai pas le coeur aux états d'ames alors je me couche pour ètre en forme et affronter la réalité demain... demain c'est si loin...

 

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